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" ... Mais il aura de la chance. Ayant fait appel auprès de la cour du Parlement, il eut, le 5 janvier 1463, la satisfaction de voir casser la peine capitale. Il fut toutefois, « eu égard à sa mauvaise vie », condamné à dix ans de bannissement de la ville et du comté de Paris. Préparant son départ, il écrivit les deux derniers textes que l'on connaît de lui : les poèmes dites Ballade de l'appel et Louenge et requête à la cour. Dans la première, V. raille un certain GARNIER, secrétaire de la prison du Châtelet, qui a dû juger son appel inutile et qui, apparemment, aurait préféré le voir au gibet. Dans l'autre, il s'adresse, d'une façon si cérémonieuse et pathétique qu'il frôle la parodie, aux juges du Parlement, les remerciant et leur demandant trois jours de sursis pour faire ses adieux et pour se procurer un peu d'argent. Après cette date, la trace de V. se perd dans l'ombre. On pense en général qu'il n'a pas survécu longtemps à son départ de Paris en plein hiver... "

François Villon, poète et bandit
http://storage.canalblog.com/45/07/534743/32448653.pdf

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