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Les armées du Consulat et du Premier Empire recourent au cheval comme moyen de déplacement ou force de traction. La proportion s’établit globalement autour d’un cheval pour sept hommes (mais atteint un pour quatre en campagne, essentiellement par l’accroissement des capacités de traction). Les limites structurelles de l’économie préindustrielle empêchent toutefois de remplacer aisément un trop grand nombre d’animaux à la fois, d’où les efforts pour préserver et soigner autant que possible les chevaux au sein des armées. Quoique ne constituant plus l’arme de la décision, la cavalerie, qui combat essentiellement par le choc, reste indispensable pour l’acquisition du renseignement, les missions de sûreté ou l’exploitation de la victoire. La militarisation des moyens de déplacement se traduit de son côté par la création des trains d’artillerie (1800), du génie (1806) et des équipages (1807). Mais les capacités logistiques demeurent limitées (d’où l’échec de la campagne de Russie). Néanmoins, la cavalerie conserve encore, aux yeux de l’opinion publique, tout son prestige ...


Le cheval dans la Grande Armée
http://rha.revues.org/index533.html

Jean-François Brun

Maître de conférences en histoire à l’université de Saint-Etienne, il est spécialiste d’histoire économique et militaire. Lieutenant-colonel de réserve, ancien auditeur de l’IHEDN, il a participé à trois reprises aux opérations extérieures au Kosovo.

Repères Consulat et 1er Empire (115)

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