Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La réunification de la gendarmerie et de la police françaises sous une tutelle ministérielle unique à partir du 1er janvier 2009 est annoncée comme la condition nécessaire et suffisante d’une meilleure collaboration entre ces deux composantes de la force publique nationale. Pari, vœu ou injonction ? Les présupposés du postulat ne s’appuient pas, en tout cas, sur l’étude historique des relations entre les acteurs de ces forces de l’ordre. En effet, durant la Troisième République, le maintien de l’ordre est le produit d’une collaboration étroite entre gendarmes et policiers, en dépit de la dualité de leurs institutions de rattachement et, surtout, d’un cadre formel finalement peu étoffé. L’échange mutuel de savoirs professionnels et de revendications corporatives sont quelques-uns des effets discrets, quoique structurels, de ces rapports conjoncturels entre militaires et civils. Sous certains aspects, le maintien de l’ordre assuré de concert favorise une relative policiarisation de la gendarmerie nationale et, réciproquement, une militarisation de la police...

Ce que fait le maintien de l’ordre aux gendarmes et aux policiers

La force publique sous l’effet d’une interaction professionnelle contrainte (1870-1914)

http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2009-2-p-93.htm

Laurent López

Commenter cet article