Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  Chaque samedi, à l'heure du crépuscule, un vieux bateau blanc amarré dans un coin retiré du port de Vung Tau, s'éloigne de la côte sud-vietnamienne et s'enfonce dans la nuit. A son bord, d'anciens bagnards, qui viennent visiter en touristes l'île où ils passèrent plusieurs années de leur vie : Poulo Condore.

 

A bord rien ne bougeait, seuls quelques passagers accoudés au bastingage tardaient à aller se coucher. Soudain un éclair stria le ciel, suivi d'une décharge assourdissante du tonnerre. Sous les assauts d'une violente tempête le pont se vida et le ronflement des dormeurs accompagna le bruit des machines. Puis, à cinq heures, venant des coursives, un bruit de chasse d'eau annonça les premiers réveils. Repliés sur eux-mêmes, le visage grave et le regard vide, les passagers s'avancèrent en ordre dispersé vers la proue du navire. Alors, perçant la brume, apparut l'île, dont on percevait la jungle sombre et morne.

 

A petite vitesse, le bateau se rangea le long de la jetée déserte et l'ancre fut jetée, dans un sinistre bruit de chaîne. A ce moment, la boule incandescente du soleil se hissa sur le tapis bleu de l'océan, et l'île se métamorphosa en un éden tropical, avec plages de sable fin, cocotiers, et bateaux de pêche rentrant au port. Mais le visage des passagers ne se détendit pas pour autant; ils savaient ce que cachait ce décor de carte postale. On était à Poulo Condore (appelée aujourd'hui Con Dao), l'île où ils avaient connu l'enfer.

 

Poulo Condore n'est pas la première île venue. Depuis la nuit des temps, elle a toujours eu mauvaise réputation. Son nom vient du malais Pulau Kondur (île des courges), un îlot volcanique de la mer de Chine, situé à 45 milles des côtes sud-vietnamiennes. Ce fut longtemps un refuge de pirates chinois écumant les côtes d'Annam. Selon toute vraisemblance, le premier européen à y débarquer fut Marco Polo, puis, au début du XVIème siècle, des Espagnols y séjournèrent, comme l'a établi la découverte de pièces de monnaie à l'effigie de Charles Quint. Ensuite, en 1702, les Anglais de la compagnie des Indes orientales y construisirent une forteresse. Mais leur séjour fut de courte durée, car, dans la nuit du 2 au 3 mars 1705, ils furent massacrés par des mercenaires des Célèbes qui formaient la garnison du fort.

 

Ce fut, enfin, au tour des Français de s'intéresser à l'îlot volcanique. Après plusieurs essais infructueux, un évêque, monseigneur Pigneau de Behaine, se rendit sur l'île où, fuyant une révolte paysanne, s'était réfugié Nguyen Anh, le futur empereur d'Annam, Gia Long. Ayant pris le fugitif sous sa protection, le prélat obtint par le traité de Versailles du 28 novembre 1787, que Louis XVI règne sur l'île. Survint la révolution française: le traité ne fut pas appliqué et Poulo Condore resta sous la tutelle de la cour de Hué, qui en fit un centre de détention. Ce n'est qu'en 1861, suite à une opération militaire, que la France en prit possession.

 

A partir de là, l'histoire de l'île se confond avec celle du bagne. Malheureusement, contrairement à celui de Cayenne, il n'a pas bénéficié du reportage qu'Albert Londres envisageait d'y faire. La mort l'en a empêché: en 1932, au large d'Aden, il périt brûlé vif dans l'incendie du Georges-Philippar, le bateau qui le transportait. Heureusement, il nous reste trois témoignages, dont le plus complet est celui de Jean-Claude Demariaux, un journaliste amateur, qui en tant qu'attaché au service des Postes et Télécommunications de l'Indochine, se rendit par trois fois dans l'île, où il s'informa des conditions de vie des détenus. Son enquête très poussée le mena à interroger bagnards, personnel carcéral et directeur du pénitencier. Il en tira un livre, «Les secrets des îles Poulo Condore» (1). Par la suite, son fils Maurice, qui vécut lui aussi en Indochine, compléta le récit de son père, dans «Poulo Condore, archipel du Vietnam» (2). A ces deux récits, il faut ajouter celui du capitaine de la Légion Etrangère, Jacques Brulé, directeur du bagne de 1947 à 1948, dont la plaquette, aujourd'hui introuvable, fut publiée à Saïgon au siècle dernier.

 

Nos trois témoins sont unanimes: au temps de la colonie, le pénitencier était moins dur que le bagne guyanais. A preuve, les “durs à cuire“, que Poulo Condore ne pouvait mater, étaient dirigés vers Cayenne où l'on se chargeait de les mettre au pas. Mais, a contrario, le bagne cochinchinois n'était pas «le bagne à la noix de coco» que l'on s'est plu à décrire. En fait, la discipline variait avec les directeurs. Et puis, les bagnards n'étaient pas tous soumis au même régime. Selon le forfait qu'ils avaient commis, ils étaient dirigés vers l'une des trois sections du pénitencier, les bagnes 1, 2 et 3.

 

Fin d'octobre 1894, Camille Saint-Saëns quitte Paris, avec l'intention de se rendre à Poulo Condore où Louis Jacquet, directeur du bagne l'a invité à passer une saison. Dans ses bagages, il emporte un opéra inachevé de son ami Ernest Guiraud, Frédégonde, parfois appelé Brunehilda, qu'il envisage de terminer au cours de son voyage. Après avoir traversé l'Espagne, il part pour Alexandrie, où il fait une assez longue halte. Là, il embarque sur le Saghalien, traverse l'isthme de Suez, fait escale à Colombo, passe le détroit de Malacca et le 13 février 1895 arrive à Saïgon, où il attend l'arrivée de son ami Jacquet, qui n'a pu faire le voyage sur le même bateau que lui. De retard en retard, Saint-Saëns débarque à Poulo Condore le 15 mars 1895 et prend une chambre dans la maison des passagers. Trois jours plus tard il écrit à son éditeur Auguste Durand: «Quelles nuits! quelles étoiles ! et quelle température exquise soir et matin !». Enchanté par le site, il occupe ses journées à admirer la végétation luxuriante, les animaux étranges de l'île, et à travailler à son opéra. Revenu à Saïgon il envoie une laconique dépêche: “Travail fini” et sur la dernière page de la partition on lit: “Saïgon, avril 1895”, ce qui fait qu'il n'est pas resté plus d'un mois à Poulo Condore. A la mi-mai, il est en France, en septembre, la pièce entre en répétition et le 18 décembre a lieu la première. Ce fut un bide: huit représentations au total.

 

Le bagne 1, situé au cœur du village, abritait les droits communs, en général des assassins, des pirates et des rois de l'évasion, ayant pour seul viatique un casier judiciaire lourdement chargé. Regard farouche, crâne rasé et corps tatoué de dragons, de phénix ou encore d'idéogrammes chinois, ces détenus étaient répartis dans de grandes cellules communautaires avec bat-flanc en béton et barre de justice en fer, qui, la nuit, enserrait leurs chevilles. Dans la journée, ils cassaient des coraux pour construire des routes ou bien ils les brûlaient dans des fours à chaux, pour en extraire un calcium de première qualité. Parmi les détenus, un nom émerge : Bay Vien, un aventurier surgi des bas-fonds du delta du Mékong.

 

Arrivé au bagne en 1936, il s'en évada en 1940, ce qui relevait de l'exploit. Une fois libre, il s'allia aux Binh Xuyen, une association de hors-la-loi, établie aux portes de Cholon (ville chinoise qui jouxte Saïgon), dont il devint rapidement le chef. Colt au poing, il s'imposa auprès des compradores et des banquiers ayant la haute main sur les finances de l'Indochine. Comme on était en pleine guerre d'Indochine, et qu'il était farouchement anti-communiste, les Français fermèrent les yeux sur son passé et s'en firent un allié. Ils le nommèrent même général, afin qu'il puisse mener à bien ses coups tordus, au service de la France. Devenu une personnalité officielle, les journaux, les ministres et les hauts fonctionnaires ne lui donnèrent plus que du Mon général ou du Monsieur Le Van Vien, son vrai nom, et non plus Bay Vien, son prénom, jugé trop familier. Verre de Champagne en main, il était de toutes les réceptions et le centre des conversations. L'empereur Bao Daï nullement effrayé par ses nombreuses cicatrices, vestiges de coups de couteaux reçus dans des rixes sanglantes, s'en fit un ami qu'il invitait à la chasse au gaur sur les hauts plateaux d'Annam ou encore sur son yacht, amarré au pied de sa résidence de Nha Trang. Il alla même jusqu'à lui offrir sa puissante Jaguar avec tableau de bord en bois de loupe. En 1997, peu avant sa mort, l'empereur me raconta: «Dans les cocktails, Bay Vien venait toujours accompagné d'un jeune tigre, qui, un soir dévora le pied d'une invitée aux ongles passés au vermillon.» Mais tout a une fin: la chute de Dien Bien Phu, le 7 mai 1954, mit un terme à la fulgurante ascension du chef de bande devenu général.

 

Le bagne 2, à proximité du 1, était plus cérébral. Il recevait les détenus politiques, dont la plupart étaient des étudiants luttant pour l'indépendance. Ici aucun danger pour les matons de se faire assommer par derrière, comme chez les droits communs. Toujours très soignés de leur personne, ne fumant pas et ne jouant pas aux jeux d'argent, ces détenus passaient leurs journées à potasser les œuvres de Lénine et de Karl Marx. Cependant l'ennui était le plus fort et beaucoup demandaient à travailler. Alors, on les occupait à faire des filets, des cordes, des vêtements, des objets en écaille de tortue, des ustensiles de cuisine en fer blanc, bref n'importe quoi pourvu que cela les aide à chasser leur cafard. C'est dans ce bagne que furent reclus la plupart des dignitaires du futur Vietnam réunifié, notamment Pham Van Dong, Le Duan, Le Duc Tho.

 

Tout différent était le bagne 3. Situé à la sortie du village, il recevait les fortes têtes, emprisonnées pour tentative d'évasion, assassinat de gardiens ou de co-détenus. Maintenus les fers aux pieds, souvent par deux ou trois, dans des cachots exigus au plafond grillagé, les terribles “cages à tigre”, ils n'avaient rien d'autre à faire que d'attendre des jours meilleurs.

 

Mais il y avait pire: la décortiquerie, un petit bagne dans le grand bagne, la terreur de tous les forçats, qu'ils appelaient le “deuxième enfer”. Dans un hangar sombre où n'arrivait jamais le soleil, une centaine d'hommes presque nus, couverts de sueur, faisaient tourner, dans un nuage de son et de poussière, des machines rustiques pour séparer les grains de paddy de leur balle. «On aurait dit des esclaves barbares tournant les moulins à huile des Romains, tels qu'on les voit dans les livres d'histoire antique», rapporte J.C. Demariaux. On trouvait là l'aristocratie du royaume de la canaille, les caïds, que le cachot n'avait pu corriger.

 

Il fallut attendre l'arrivée du front populaire, en 1936, pour que les choses changent. La plupart des détenus furent amnistiés et la discipline assouplie. En 1947, le pénitencier ne tournait plus qu'au ralenti. «Le seul bagne actuellement en service avec ses pelouses vertes, ses allées de briques pilées et ses grands arbres ressemble davantage à un couvent ou à un pensionnat de jeunes filles qu'à une prison», raconte Jacques Brulé.

 

Puis, en 1954, après Dien Bien Phu et les accords de Genève qui marquèrent la fin du régime colonial et le partage en deux du Vietnam, le bagne se vida. Mais pas pour longtemps, car rapidement la guerre reprit, d'une part entre le nord communiste, aidé par les Russes et les Chinois et, de l'autre le sud capitaliste, avec l'appui des Américains. Poulo Condore devenu trop petit, fut agrandi. De nouvelles constructions en béton, avec des cages à tigre encore plus exiguës que celles des Français, furent aménagées, loin du village, en pleine jungle. Les prisonniers étaient cette fois des soldats communistes, capturés par les forces sud-vietnamiennes et Américaines. Le Duc Tien, venu revoir en touriste la cellule qu'il occupait, se rappelle: «Pendant mes cinq années de détention, jamais je ne suis sorti de la cellule. Chaque jour nous recevions un bol de riz et un peu de poisson, sauf les jours de fête où on nous servait une portion de légumes. Aussi pour survivre, je mangeais les feuilles des arbres apportées par le vent et les margouillats qui grimpaient sur les murs.» Son calvaire prit fin le 30 avril 1975, jour où les troupes du Nord capturèrent Saïgon, et où le Vietnam fut réunifié. Le bagne fut alors libéré de ses prisonniers, mais pas pour autant fermé: jusqu'en 1993, les nouveaux “locataires” étaient des soldats de l'armée sudiste que les communistes “rééduquèrent” dans des conditions très dures. Beaucoup y laissèrent leur vie.

 

Maintenant que le bagne est fermé, l'île s'est refait une nouvelle vie sous les cocotiers. D'abord, à l'initiative d'investisseurs étrangers qui ont eu l'idée d'en faire un complexe haut de gamme, avec hôtel cinq étoiles, bungalows, boîte de nuit, piscine, tennis, golf, bowling et, bien sûr, salons de massage. C'est ce projet qui prévalait, il y a une dizaine d'années, quand le bagne se visitait à la bonne franquette, un peu comme le château d'If, à Marseille. La ”Maison des passagers”, qui, du temps de la France coloniale, recevait les voyageurs fraîchement débarqués, dont Camille Saint-Saëns, venu chercher ici l'inspiration, fut restaurée. Il était prévu d'en faire un office du tourisme. Mais les choses n'allèrent pas plus loin, car les autorités communistes de Hanoi y mirent le holà. Pas question de faire de Poulo Condore un Saint-Tropez exotique, un lieu de mémoire serait plus adapté.

 

Aujourd'hui, les jeux sont faits. Les bagnes, désormais “sous cloche”, sont soigneusement entretenus par des équipes de balayeuses et de femmes de ménage. La Maison des passagers, envahie par les mauvaises herbes, n'attend plus que la pelle des démolisseurs. Les routes ont été élargies, des jardins créés et le village a été aménagé en bourg de garnison, ce qui a obligé à raser de belles villas coloniales, anciennes maisons de gardiens. Quant au front de mer, il a été redessiné, façon “Promenade des Anglais”... mais sans casino. A la place: un temple à la mémoire de Vo Thi Sau, cette activiste vietnamienne qui, en 1950, s'opposa au colonialisme, en massacrant à la grenade deux “collaborateurs” vietnamiens, sur la place du marché de Dât Do, son village natal. Arrêtée, elle fut fusillée à Poulo Condore le 23 janvier 1952. La jeune femme n'avait pas vingt ans mais n'en était pas à son coup d'essai: elle avait déjà lancé plusieurs grenades mortelles.

 

En 1993, Vo Thi Sau fut promue héroïne des forces armées populaires, par le président de la république du Vietnam en personne, ce qui équivaut bien ici à une canonisation par le pape. Aujourd'hui, le lycée de l'île porte son nom, mais c'est au «cimetière des héros» qu'elle est vénérée. Au milieu de croix, alignées comme à Verdun, sa tombe en granit croule sous les fleurs et baigne dans des effluves d'encens. Aux abords du cimetière, sa statue en béton culmine à six mètres et voisine avec un gigantesque monument aux morts de style stalinien, et une place d'armes avec tribune, pour les défilés militaires. Enfin, de hauts phares symbolisant des baguettes d'encens éclairent ce décor funèbre.

 

En quasi-totalité, les touristes (anciens forçats, vétérans de l'armée, délégués du parti communiste) viennent du Nord du Vietnam. Et c'est évidemment le 30 avril, date anniversaire de l'entrée des troupes nord-vietnamiennes dans Saïgon et le 1er mai, jour de la fête du travail, que les visiteurs sont les plus nombreux. Ces deux jours-là, c'est “prisons portes ouvertes”, la visite s'effectuant en minibus sous la direction d'une guide de Hanoi, en tenue traditionnelle et porte-voix en bandoulière.

 

Le circuit commence par l'ancienne résidence du directeur du bagne, une villa de style colonial, devenue musée, où l'on trouve, pêle-mêle, des photos et des cartes postales racontant le quotidien des bagnards, des effets personnels de prisonniers, des lettres de condamnés... Puis, le minibus s'engage dans la rue Mariadassou, du nom d’un geôlier français assassiné par un détenu. Martyr pour les uns, héros pour les autres, la plaque, vestige historique oblige, est soigneusement entretenue.

 

Le tour se poursuit par la visite des trois bagnes coloniaux où des mannequins en carton-pâte, enchaînés dans leur cellule, miment la dure condition des forçats. Puis, après un détour par le four à chaux et de brefs arrêts devant d'autres lieux de souffrance, signalés par une stèle et un brûle-parfum, on arrive au bagne américain, dont quelques cellules ont été louées à d'anciens détenus. C'est là que Nguyen Cuong, un vétéran de l'armée nord-vietnamienne, a retrouvé la cellule communautaire qu'il occupait de 1970 à 1975. Pour la rendre plus confortable, il y a installé une kitchenette avec gaz butane, mais, faute de moyens, il a conservé la lourde porte en fer et sa grosse serrure et les barreaux de la lucarne. Le minibus nous mène ensuite au monument aux morts et au cimetière des héros qui marquent la fin de la visite.

 

Con Dao n'est vraiment pas drôle. Comme les anciens bagnards y viennent en famille, la déprime est vite au rendez-vous. Aussi, pour fidéliser la clientèle, les architectes-paysagistes vietnamiens s'attachent actuellement à égayer l'île. Ainsi peut-on voir dans les jardins publics des cocotiers en plastique, jaunes, verts, rouges, que des ampoules placées dans le tronc et dans les palmes éclairent la nuit. Ces arbres en toc voisinent avec de faux champignons, que des nains de jardins ne devraient pas tarder à rejoindre. La Disneymania tend aussi à gagner l'architecture, avec de nouvelles constructions aux couleurs pastels et aux balcons tarabiscotés, style château de La Belle au bois dormant. Dans les rues, par 40 degrés à l'ombre, les poubelles publiques sont des pingouins en métal. Mais, le plus surprenant, c’est la présence de petits cochons hilares, avec “I love you” écrit sur le torse, une déclaration d'amour visiblement adressée outre-pacifique, aux anciens ennemis yankees. On l'a compris : entre Walt Disney et Karl Marx, Con Dao cherche à se forger un nouveau destin, où le dollar devrait avoir son mot à dire.

 

Vietnam : Retour à Poulo Condore, l'île du bagne

Société Asie du Sud-Est

GAVROCHE MAGAZINE

Pierre Rossion

 

Crédit photographique : le bagne de Poulo Condore

www.rosada.net/bagnedeportationexpo.htm

 

(1) Publié en 1956, aux éditions Peyronnet.

 

(2) Chez L'Harmattan, en 1999.

 

Quelques repères à propos du bagne de Poulo-Condor

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-30669037.html

 


Bagnes coloniaux (63)

Commenter cet article