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 NOTE DE L'ÉDITEUR : D'abord dénommées « au Diable », ces trois petites îles situées au large de Kourou, sur les côtes de la Guyane française, sont devenues « îles du Salut » pour les rescapés des échecs coloniaux du XVIIIe siècle. Le nom leur est resté même si, ironie du sort, leurs occupants furent ensuite des bagnards condamnés à l'exil et aux travaux forcés.

 

De 1852 à 1953, plus de 50 000 forçats transitèrent par les îles avant d'être répartis dans les différents pénitenciers de Guyane. Les plus redoutés d'entre eux, les « incorrigibles », purgèrent leur peine dans ce « bagne des bagnes », les transportés à l'île Royale, les condamnés à la peine de réclusion cellulaire à Saint-Joseph, les déportés politiques, dont le plus célèbre fut Alfred Dreyfus, à l'île du Diable.

 

Les bâtiments encore en place et de nombreux documents d'archives permettent de retracer l'histoire de ces hommes.

 

EXTRAIT : Le bilan du bagne est lourd. 67 600 hommes le subirent en Guyane, 34 500 en Nouvelle-Calédonie. S'y ajoutent près de 2 000 femmes, dont 913 en Guyane. Il dura plus de cent ans, sans atteindre aucun des objectifs qu'il s'était officiellement fixés : échec de la mise en valeur des terres par la colonisation pénale, échec de la réhabilitation des hommes. Le seul but atteint fut celui de la répression. André Zysberg, dans l'ouvrage collectif L'impossible prison, l'affirme avec force : « l'existence du forçat guyanais a été aussi inhumaine (peut-être plus) que celle du galérien du siècle de Louis XIV ».

 

Sylvie Clair, p. 33

 
Les îles du Salut (Guyane)
/ Sylvie Clair et Marie-Pascale Mallé. - Matoury (Guyane) : Ibis rouge, 2001. - 72 p. : ill. ; 22 cm. - (Itinéraires du patrimoine).ISBN 2-84450-108-7

http://jacbayle.club.fr/livres/ile_prison/Clair_Malle.html

 


 

COMPLÉMENT BIBLIOGRAPHIQUE

 

Bagnes coloniaux (60)

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