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En France, c’est le 25 mai 1941 que le gouvernement de Vichy instaure la journée nationale des Mères. Cette journée sera institutionnalisée par une loi de 1950 sous le titre définitif de « fête des Mères ».

 

La date est fixée au dernier dimanche de mai.

 

Quand le maréchal Pétain a officiellement institué une journée consacrée aux Mères, il s’agissait avant tout de valoriser la famille en tant que pierre angulaire du redressement moral de la France.

 

Pétain s’adresse aux Français dans les termes suivants : »La famille est la cellule de la vie française, cellule indispensable et qui a pour objet, par une natalité accrue, de perpétuer la race française ».

 

Ce n’est pas la femme qui est fêtée mais la mère de famille. A la même époque, dans les régimes totalitaires d’Allemagne et d’Italie, les mères de famille nombreuse sont particulièrement honorées par des distinctions honorifiques ou des aides financières.

 

Outre-Atlantique, le Mother’s Day est célébré depuis déjà longtemps. C’est d’ailleurs par l’intermédiaire des soldats américains débarqués en France à partir de 1917 que cette tradition va se répandre sur le vieux continent.

 

Cependant, l’esprit du Mother’s Day américain n’a que peu de rapport avec les politiques natalistes mises en œuvre dans plusieurs pays européens dès la fin de la Première guerre mondiale.

 

Aux Etats-Unis, la fête des Mères est célébrée le premier ou le deuxième dimanche du mois de mai. Toutes les maisons sont décorées et les hommes portent à la boutonnière un œillet blanc qui symbolise l’amour maternel.

 

La propagande festive de Vichy

Mythes fondateurs, relecture nationaliste et contestation en france de 1940 à 1944

Texte intégral : http://www.cairn.info/article_p.php?ID_ARTICLE=GMCC_207_0005

 

Rémi Dalisson

IUFM de Rouen.

 

RESUME — Pour Vichy, la propagande fut l’élément clé de l’application de sa « Révolution nationale ». Les fêtes publiques présentaient l’intérêt d’être au carrefour des pulsions populaires et des volontés gouvernementales. En utilisant les supports modernes d’une propagande de masse, Vichy tenta, par la fête, d’imposer une relecture des mythes fondateurs français. Les nouvelles valeurs du pouvoir s’incarnèrent alors dans des fêtes nouvelles et la réinterprétation des fêtes de la IIIe République. Mais le déroulement des cérémonies révéla la vitalité d’une « sociabilité festive » contestataire avec la multiplication des incidents dès 1941. Après l’occupation de zone Sud, la contestation festive augmenta malgré la répression, prouvant le scepticisme d’une population que le régime Vichyste ne put jamais totalement domestiquer

 

Guerres mondiales et conflits contemporains 2002- 3 (n° 207)| ISSN 0984-2292 | ISSN numérique : en cours | ISBN : 9782130527251 | page 5 à 35

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