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L’inquiétude suscitée par la délinquance juvénile possède une longue histoire. À la fin du XIXe siècle, comme le rappelle Jean-Jacques Yvorel, les républicains adoptèrent une politique ambiguë, mêlant bagnes pour enfants et invention d’une minorité pénale sortant les jeunes de moins de treize ans du champ de la répression. Un siècle plus tard, les peurs sont les mêmes mais les réponses divergent.

 

Le texte ci-dessous est présenté sans les notes de bas de pages qui l’accompagnent. Les lecteurs intéressés peuvent se reporter au fichier PDF pour trouver l’intégralité des notes et des références du texte.

 

L’intérêt pour la question de la délinquance juvénile ne date pas de l’ordonnance de 1945 ; en réalité, les hommes du XIXe s’étaient déjà longuement penchés sur ces questions. Ainsi le débat ouvert par la garde des Sceaux au cours de l’année 2008 n’est-il pas si nouveau qu’il en a l’air. Dans l’histoire de la justice des mineurs, les années qui vont de l’installation véritable d’un régime républicain en 1879 au vote de la loi sur les tribunaux pour enfants et adolescents et la liberté surveillée le 22 juillet 1912 marquent un tournant par rapport au dispositif qui s’était mis en place à partir des monarchies censitaires de 1814 à 1848. En un peu plus de deux décennies, et sur fond de transformations économiques et sociales considérables, de nouvelles lectures de la déviance et de la délinquance se font jour, le regard sur l’enfance et l’adolescence change, les relations entre les élites républicaines et les classes populaires évoluent. Ces bouleversements se traduisent par une série de lois et par la mise en place d’une politique pénale rénovée en direction des mineurs. Pour autant, les institutions qui accueillent ces enfants et ces adolescents restent largement répressives et leur caractère disciplinaire tend même à se renforcer. La mise en perspective de ce tournant peut éclairer notre réflexion sur des réformes plus actuelles…

 

L’intégralité de cet article est disponible en cliquant le lien ci-dessous

 

« Le plus grand danger social, c’est le bandit imberbe »

La justice des mineurs à la Belle Époque

Jean-Jacques Yvorel

[16-06-2009]

http://www.laviedesidees.fr/Le-plus-grand-danger-social-c-est.html

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