Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les FFL féminines sont d’abord appelées « Corps féminin des volontaires françaises », mais, raconte Jeanne Boher, engagée bretonne de la première heure, « Corps féminin » prêta à des plaisanteries faciles et la dénomination fut dès lors « Corps des volontaires françaises »…

 

Comme toujours quand la Patrie est en danger, les femmes de France sont aux premières lignes de la résistance. Dans les Forces Françaises Libres, les volontaires françaises forment un corps auxiliaire, dont le but est de seconder par tous les moyens l'effort des combattants. Ce groupe auxiliaire a été constitué à Londres le 7 novembre 1940.

 

Les volontaires dont les cadres sont également féminins, dépendent du commissariat à la guerre. Ces femmes œuvrèrent aussi bien dans les forces armées, remplaçant les hommes dans certains postes, que dans la résistance intérieure. Elles servirent les trois armes comme secrétaires, estafettes, assistantes d'État-major, conductrices ambulancières, infirmières, motocyclistes, standardistes, patrons de vedettes de rade. D'autres furent pilotes d'avion de liaison, agents secrets parachutés en France, médecins et chirurgiens aux armées.

 

Des équipes entières de secouristes, d'assistantes sociales et d'infirmières furent aux armées, sous les ordres de Madame Catroux, de Lady Spears, d'Éliane Brault. Plusieurs centaines de jeunes servirent dans les A.F.A.T. (terre), les S.F.F. (mer), les S.F.A. (air). D'autres servirent la France libre à titre civil, ce fut le cas des religieuses, des professeurs, des fonctionnaires des colonies ralliées.

 

L'une des premières volontaires  « morte pour la France » fut Moune Malaroche, tuée le 16 avril 1941 au cours du bombardement de la caserne de Hill Street à Londres, où 12 de ses compagnes furent blessées.

 

Instruites comme des hommes, elles se sont spécialisées dans les activités de guerre les plus diverses. C'est grâce à cette instruction militaire qu'elles ont participé à la campagne d'Italie ; c'est grâce à cet entraînement qu'elles seront prêtes à participer, au jour de la libération, aux actions concertées des Alliés sur le territoire national.

 

Les volontaires féminins 1939-1945

http://appli-etna.ac-nantes.fr:8080/ia53/resistance2008/p5eonac.htm

 

(Crédit photographique : Jeanne Fustec, mayennaise engagée dès 1940 dans la France libre en qualité de pharmacienne)

Commenter cet article