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L’Ile-de-France a eu Cartouche ; le Dauphiné, Mandrin... la Bretagne a eu Marie Tromel, surnommé « Marion du Faouët », chef redouté d’une bande de brigands dont les actions défrayèrent la chronique durant plus de 15 années.

 Aujourd’hui le souvenir de cette héroïne hors-la-loi qui terrorisa tout le pays breton et qui fut pendue à Quimper en 1755 sous le règne de Louis XV, demeure un souvenir vivace dans la mémoire collective bretonne.

 On parle encore d’elle dans les campagnes, elle que l’on tenait pour une sorcière et qui épouvantait les bourgeois. Mais cette femme hors du commun est aussi la figure emblématique du petit peuple des campagnes et des bourgs de Bretagne ; elle est à sa manière le témoin vivant de l’époque noire du XVIIIème siècle, l’époque terrible de la Grande Misère. Et surtout elle est l’image de la révolte, du courage et de l’audace par l’énergie farouche qu’elle a su développer pour refuser le sort commun.

 L’oeuvre maîtresse de Jean Lorédan, éminent historien disparu en 1937, est sans conteste ce livre sur Marion du Faouët auquel ont été ajoutés les récents travaux de Catherine Borgella, auteur du scénarion « Marion du Faouët, Chef de voleurs », et légendes collectées par Lionel Forlot, Rolland Bouëxel et Jeanne-Louisette Carrio.

 Ce monumental travail est le fruit de patientes recherches rigoureusement contrôlés (procès verbaux d’arrestations, rapports de police et d’interrogatoires, minutes du procès, témoignages et correspondances...) que les auteurs se sont efforcés de présenter avec un art tout particulier et que l’on peut lire sans fatigue avec le plaisir que donne l’expression de la vérité.

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