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Il n’existait pas de véritable prison à Thouars avant l’installation de la maison centrale dans le château en 1872.


 

Cependant, les personnes arrêtées à Thouars et condamnées par le tribunal de Bressuire devaient être emprisonnées quelques temps. Ainsi les deux tours : la Porte au Prévost et la tour Prince de Galles hébergeaient des individus. Vu son mauvais état de conservation, la première fut en service sur une courte durée (début XIXème). La seconde perdit sa fonction à la fin du XIXème siècle après avoir gardé dans ses murs des faux-sauniers et ce dès le Moyen-Age.


 

Un gardien nommé par le Préfet, payé par l’Etat, était chargé de leur gardiennage. De la paille pour le couchage, du pain et de l’eau comme nourriture…


 

Les prisonniers à longue peine d’emprisonnement et à peine de mort ne faisaient que passer comme vous pouvez le voir dans le registre d’écrou pour la maison d’arrêt de Thouars commencé le 1er janvier 1837 : transfert sur Fontevraud pour la majorité d’entre eux, mais aussi Rochefort, île de Ré…


 

Un certain nombre de documents illustrent ce propos : un courrier du maire au sous-préfet de Bressuire du 2 décembre 1815 sur la conduite du Sieur Lacolle (gardien de la prison de Thouars) ; un arrêté préfectoral du 14 avril 1825 nommant le Sieur Rosière à ses fonctions de gardien ; un rapport du 1er décembre 1815 sur deux individus de Massais, arrêtés pour avoir crié « Vive l’Empereur » à l’auberge du Dauphin ; ou encore une évasion « spectaculaire » de deux conscrits déserteurs dans la nuit du 2 messidor an XII (21 juin 1804)…


 

Vous pouvez venir les consulter les lundis, mardis et jeudis de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h. (5 rue Drouyneau-de-Brie, Thouars).


 

Les prisons à Thouars avant 1872

www.ville-thouars.fr/archive/souvenir_mai.htm

 


Prisons anciennes (75)

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