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C'est dans un massif du square du Val-d'Osne, au lieu dit le « Gros-Arbre », et à l'entrée de la rue Decesne, que des cantonniers ont trouvé le cadavre de Mlle Guérinot, la septuagénaire victime des rôdeurs si nombreux dans ce coin de la banlieue parisienne.

 

Mlle Guérinot, gouvernante, au service d'un ingénieur de Saint-Maurice, était allée passer sa journée de dimanche à Auteuil chez un de ses neveux. Tandis qu'elle regagnait Saint-Maurice, des rôdeurs la surprirent et, l'ayant terrassée, ils l'assommèrent à coups de talons de bottes. Puis après avoir dévalisé la victime qui n'avait sur elle qu'une modeste somme de 2 francs environ, ils traînèrent le corps dans le massif du square du Val-d'Osne, où des cantonniers le trouvèrent le lendemain matin.

 

Dès que le bruit de la découverte d'un cadavre dans le bois se répandit dans les environs, de nombreuses personnes du voisinage accoururent et, parmi elles, la bonne de l'ingénieur chez lequel habitait Mlle Guérinot.

 

C'est ainsi qu'on put fixer immédiatement l'identité de la victime.

 

Une fois de plus, la police s'est efforcée de purger le bois de Vincennes de tous les rôdeurs qui l'infestent. Mas il faut espérer que le Parquet se montrera moins indulgent que de coutume pour les malandrins arrêtés, et qu'il ne s'empressera pas, comme il le fait trop souvent, de rendre à la circulation les rôdeurs qui sont pris dans les rafles du service de la Sûreté.

 

Un crime dans le bois de Vincennes

La découverte du cadavre de Mlle Guérinot

Le Petit Journal illustré du 26 Mars 1905

http://cent.ans.free.fr/pj1905/pj74926031905.htm

 

 


 

 

Le Petit Journal

 

La parution, en 1863, de cette feuille de demi-format (43 cm sur 30 cm), quotidienne, diffusée essentiellement au numéro en boutique ou par colportage et non plus par abonnement comme les autres journaux, vendue à 5 centimes (un sou), soit moitié moins que les autres feuilles populaires, marque le début de la presse moderne à grand tirage.Le Petit Journal fut créé par Moïse Polydore Millaud (1813-1871). Pour ne pas avoir à payer le timbre (5 centimes par numéro) qui eût rendu l'entreprise impossible, le journal était apolitique. Les autorités du second Empire favorisèrent le développement de cette feuille bon marché et de ses concurrentes, car elles y voyaient un moyen de satisfaire le besoin de lecture des classes populaires sans courir le risque de les politiser. « Ayant le courage d'être bête », Millaud fonda un nouveau journalisme, avec de longues chroniques de vulgarisation culturelle ou scientifique qui se fondaient sur le bon sens populaire et la morale la plus conformiste et que signait Timothée Trimm (pseudonyme collectif, un temps illustré par Léo Lespès [1815-1875] créateur du genre), de longs articles de faits divers, mais aussi des romans-feuilletons « rocambolesques » de Ponson du Terrail et de Gaboriau, dont le succès fut encore supérieur à celui qu'avaient connu Eugène Sue ou d'Alexandre Dumas à la génération précédente.[...] - http://www.universalis.fr/encyclopedie/T313088/PETIT_JOURNAL_LE.htm

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