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Sur les terrains vagues qui s'étendent en dehors de la ligne des fortifications, entre Paris et les communes de la banlieue, s'élèvent, dans un désordre pittoresque, d'innombrables baraquements qui donnent asile à une foule de petits industriels du pavé parisien. Parmi ceux-ci, les chiffonniers sont en majorité.

 

Mais les chiffonniers sont, en général, de braves gens, qui, vivant péniblement de l'exercice de leur dur métier, se plaignent, et non sans raison, de voir s'installer trop souvent, dans leur voisinage, des gens de moeurs et d'allures louches.

 

Ce sont les trimardeurs, coupeurs de bourse, rôdeurs et pierreuses qui sèment la terreur dans la région des « fortifs » et valent aux paisibles colonies du chiffon le désagrément d'être bouleversées de temps à autre par les visites de la police.

 

C'est ce qui s'est produit récemment, et à diverses reprises, à la suite du crime horrible découvert à Saint-Ouen, sur la zone des fortifications, entre la porte Montmartre et la Poterne.

 

M. Hamard, chef de la sûreté, accompagné de ses meilleurs limiers, a fouillé de fond en comble toutes les baraques qui s'élèvent à cet endroit.

 

Et depuis tantôt trois semaines, une véritable émotion n'a cessé de régner dans cette sinistre plaine des Malassis où furent trouvés les fragments lugubres du corps dépecé et carbonisé de la victime.

 

A Propos de la femme coupée en morceaux

Recherches de la Police dans les baraquements de la zone des fortifications

Le Petit Journal illustré du 29 Janvier 1905

http://cent.ans.free.fr/pj1905/pj74129011905b.htm

 


 

Le Petit Journal

 

La parution, en 1863, de cette feuille de demi-format (43 cm sur 30 cm), quotidienne, diffusée essentiellement au numéro en boutique ou par colportage et non plus par abonnement comme les autres journaux, vendue à 5 centimes (un sou), soit moitié moins que les autres feuilles populaires, marque le début de la presse moderne à grand tirage.Le Petit Journal fut créé par Moïse Polydore Millaud (1813-1871). Pour ne pas avoir à payer le timbre (5 centimes par numéro) qui eût rendu l'entreprise impossible, le journal était apolitique. Les autorités du second Empire favorisèrent le développement de cette feuille bon marché et de ses concurrentes, car elles y voyaient un moyen de satisfaire le besoin de lecture des classes populaires sans courir le risque de les politiser. « Ayant le courage d'être bête », Millaud fonda un nouveau journalisme, avec de longues chroniques de vulgarisation culturelle ou scientifique qui se fondaient sur le bon sens populaire et la morale la plus conformiste et que signait Timothée Trimm (pseudonyme collectif, un temps illustré par Léo Lespès [1815-1875] créateur du genre), de longs articles de faits divers, mais aussi des romans-feuilletons « rocambolesques » de Ponson du Terrail et de Gaboriau, dont le succès fut encore supérieur à celui qu'avaient connu Eugène Sue ou d'Alexandre Dumas à la génération précédente.[...]

http://www.universalis.fr/encyclopedie/T313088/PETIT_JOURNAL_LE.htm

 


Affaires criminelles - Criminalité (99)

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