Femmes...général, contre-amiral, pilote de chasse, commandant de bâtiment de la marine. Plus de 44 000 femmes servent au sein de la Défense où tous les postes leur sont ouverts à l'exception de quelques uns nécessitant des aménagements particuliers. Retour sur cette féminisation dans les armées et son évolution au fil des années.

 

1909 : création d'un corps d'infirmières laïques des hôpitaux militaires.

 

1914 : Le service de Santé des armées recrute les premières femmes.

 

Les infirmières de la Croix-rouge sont affectées à des formations sanitaires militaires. Le service de Santé des armées recrute des femmes sous réserve qu'elles servent pour toute la durée de la guerre.

 

1916 : le service de santé crée le corps des infirmières temporaires.

 

Les femmes devaient avoir au moins 26 ans, justifier d'aptitudes et de connaissances professionnelles et s'engager à servir durant la durée de la guerre augmentée de 6 mois. Elles percevaient un traitement équivalent à celui des infirmières laïques des hôpitaux militaires.

 

1926 : création du cadre des " infirmières civiles de hôpitaux militaires " par décret du 6 août 1926.

 

Le recrutement s'effectuait par concours parmi les titulaires des diplômes professionnels.

 

1938 : 1er engagement féminin dans les armées.

 

La loi du 11 juillet 1938 dite " Paul-Boncour " portant sur l'organisation de la nation en temps de guerre instaure un engagement féminin dans les armées. Les premières femmes dans l'armée servent sous statut civil.

 

Jusqu'au second conflit mondial, les femmes ne sont chargées que de tâches annexes (cantinières, infirmières, etc.) et ne sont pas considérées comme " membres à part entière " des forces armées. Elles servent donc en tant que personnel auxiliaire sans véritable statut.

 

Il faut cependant attendre la contribution des femmes à la Résistance, lors de la Seconde Guerre mondiale, pour que commence réellement l'entrée des femmes au sein des forces françaises.

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les femmes tiennent des postes jusque là réservés aux hommes et sont intégrées dans la hiérarchie militaire. Au cours de la guerre, a été créé un bataillon de conductrices ambulancières.

 

1940 : création à Londres du corps féminin rattaché aux Forces françaises libres.

 

Maryse Bastié et Maryse Hiltz font partie des premiers pilotes féminins à faire carrière dans l'armée lors de la Seconde Guerre mondiale.

 

1941 : le chef d'état-major de l'armée de l'air crée un corps indépendant de volontaires féminines.

 

1943 : création du corps des personnels civils spécialistes du service de santé des armées.

 

Il réunit en un seul statut les volontaires liés aux armées pour la durée de la guerre, les infirmières de la Croix Rouge d'Afrique du Nord et les infirmières civiles des hôpitaux militaires.

 

1944 : statut provisoire de l'ensemble des engagées féminines servant dans les armées françaises.

 

Création du corps des auxiliaires féminines de l'armée de terre (AFAT). Le premier sous-lieutenant féminin est promu dans l'armée française. Simultanément à la création des AFAT, création des sections féminines de la Flotte (SFF).

 

1946 : création du corps des convoyeuses de l'air (anciennes infirmières de l'Air, qui deviennent infirmières pilotes, parachutistes et secouristes de l'Air (IPSA)), des forces féminines de l'Air (FFA) et des sections de la flotte (SFF).

 

1951 : création, dans chaque armée, d'un corps de personnel féminin comportant un statut proche de celui des autres corps militaires (gestion et carrière distinctes de celles des hommes). Statut interarmées des personnels des cadres militaires féminins (PCMF). Pour la première fois l'état de militaire, à caractère définitif est reconnu aux femmes. Mais, le texte excluait toute assimilation de grade. Ces militaires ne servaient que sous contrat.

 

1952 : création du corps de Santé militaire féminin.

 

1968 : intégration des officiers féminins dans le corps interarmées des médecins et pharmaciens des armées.

 

1969 : statut des personnels militaires féminins du service de santé des armées (PMFSSA).

 

1970 : l'école Polytechnique ouvre ses portes aux femmes.

 

1971 : création d'un service national volontaire ouvert aux jeunes filles. Cette forme de service a été définitivement institutionnalisée en 1983. L'accès au volontariat service long (VSL) est autorisé.

 

Les jeunes filles volontaires sont recrutées avec les mêmes possibilités d'emploi et de formation que leurs camarades masculins

 

Elles sont orientées prioritairement vers des emplois administratifs, médicaux, techniques avec les mêmes possibilités d'avancement que leurs camarades masculins (550 VMF sont recrutées en moyenne par an dans l'armée de terre, 430 dans l'armée de l'air, 25 dans la gendarmerie).

 

1972 : les EAEM détachées de l'armée de terre tiennent des emplois administratifs dans la gendarmerie.

 

1972 : Un même statut militaire pour les hommes et les femmes.

 

La loi du 13 juillet 1972 supprime toute discrimination statutaire entre les hommes et les femmes s'engageant dans les armées (les corps des armes demeurent fermés). Les hommes et les femmes ont les mêmes obligations et mêmes devoirs.

 

1974 : statut particulier des médecins, pharmaciens chimistes et vétérinaires biologistes des armées supprimant toute discrimination entre officiers masculins et féminins.

 

Jusqu'en 1975, les femmes ne pouvaient s'engager dans l'armée de terre qu'au sein d'un corps particulier, le corps des auxiliaires féminins de l'armée de terre (AFAT), devenu en 1973 le corps des sous-officiers féminins (SOFAT).

 

Le statut de 1975 (loi n°75-1000 du 30 octobre 1975) autorise dans l'armée de terre l'accès des femmes aux emplois de sous-officiers des armes. (25% des recrutements annuels dans les transmissions, 7% des recrutements annuels dans le train et le matériel, 3,5% des recrutements annuels dans les autres armes. Services : pas de limites statutaires).

 

L’article 3 des statuts particuliers des corps des officiers et des sous-officiers de gendarmerie précise "qu'en raison des conditions de mise en oeuvre et d'intervention des formations de gendarmerie et des sujétions du service, les emplois des sous-officiers et des officiers de l'arme de la gendarmerie ne sont ouverts qu'aux hommes".

 

En 1976, le statut particulier des officiers féminins est mis en extinction. Les officiers féminins sont intégrés dans des corps mixtes avec un statut et des perspectives de carrière identiques à leurs homologues masculins.

 

1976 : les concours de l'école de l'air et de l'école militaire de l'air sont ouverts aux femmes avec quotas pour les corps des officiers mécaniciens et officiers des bases de l'air. Elles peuvent faire carrière comme pilotes d'avions de transport ou d'hélicoptères avec un statut d'ORSA.

 

1977 : dans la gendarmerie, les engagés féminins du rang peuvent contracter un engagement à l'issue de leur service national à des emplois administratifs (10 postes en 1977, 40 en 1978, 150 en 1979).

 

1979 : les EAEM recrutés et formés par la gendarmerie conservent le statut de sous-officiers de carrière de l'armée de terre.

 

1980 : statut des militaires infirmiers et techniciens des hôpitaux des armées (MITHA).

 

1981 : Nomination de la première femme général.

 

Le médecin général inspecteur Valérie ANDRE, après avoir accompli une brillante carrière opérationnelle, est nommée général.

 

1983 : Les deux premières femmes sont admises à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr Coëtquidan.

 

Le nombre de places maximum proposé aux femmes est alors fixé tous les ans par un arrêté ministériel, en fonction de chaque concours sur une base de 5% (9 places sur 170 en 1996). Création effective du Volontariat Féminin pour le service national.

 

Le corps des officiers des armes ne sera ouvert aux officiers féminins qu'en 1984, dans la limite de 7% pour le Train, les Transmissions, et le Matériel, et 3,5% pour les autres armes (Infanterie, Arme Blindée, Artillerie, Génie et Troupes de Marine). Les dernières restrictions d'emploi tombent et les femmes peuvent désormais servir en unités de combat.

 

1983 : l'accès des femmes dans le corps des officiers de Gendarmerie est autorisé.

 

Officiers de gendarmerie : Selon un quota de 5% du volume global du recrutement.

 

Sous-officiers de gendarmerie : Selon un quota de 5% du volume global du recrutement. Leur emploi est limité aux unités territoriales à effectif important de la gendarmerie départementale.

 

Gendarmes auxiliaires féminins (par la suppression du caractère expérimental du service national féminin) : Emplois administratifs

 

1984 : recrutement de femmes pilotes de transport logistique ou de liaison servant sous contrat.

 

Réduction de la liste des emplois qui ne peuvent être tenus que par des hommes

 

1985 : autorisation d'accès à toutes les armes, à tous les modes de recrutement et à la formation initiale commune avec le personnel masculin.

 

de 1984 à 1988 : Relèvement progressif des quotas de recrutement des personnels féminins de gendarmerie pour atteindre 7,5% du volume total

 

1986 : Première femme pilote (hélicoptère) dans la marine.

 

1988 : création dans la Marine nationale de l'école mixte de Maistrance. Dans l'armée de terre, pour la première fois, une femme est nommée général.

 

1991 : une femme militaire peut être administrativement reconnue chef de famille (conséquence de l'arrêt COSTA).

 

1992 : la marine nationale ouvre la presque totalité des spécialités d'équipage aux femmes ainsi que tous les concours de recrutement d'officiers à l'Ecole Navale (avec un quota de 10%). Ouverture de toutes les spécialités, sauf 3 (sous-marins, fusiliers commando, équipages d'avions embarqués).

 

1993 : premier bâtiment de surface de la marine nationale commandé par une femme.

 

Premiers bâtiments à équipage mixte. Embarquement sur la base du volontariat pour les seules mères de famille.

 

1994 : première femme chef de corps dans l'armée de l'air (colonel Giacometti à Grenoble).

 

1995 : les femmes peuvent prétendre devenir pilote de combat dans l'armée de l'air.

 

1996 : Le corps des officiers de l'air est ouvert aux femmes à l'école de l'air (conséquence de l'ârret MARTEL).

 

A compter de juin 1997, année de la professionnalisation de l'armée de Terre, des volumes de recrutement militaires du rang sous contrat sont offerts aux jeunes filles directement à partir du civil.

 

En 1998, le recrutement d'engagés volontaires féminins s'éleva à 600 postes.

 

Comme leurs camarades masculins, les engagés volontaires féminins souscrivent un contrat et peuvent être recrutés selon des volumes qui varient en fonction du type d'unité. Tous les emplois réservés aux engagés volontaires de l'armée de terre sont ouverts au personnel féminin, dès lors qu'il remplit les conditions particulières inhérentes à l'emploi (aptitude physique, projetabilité, etc.).

 

1998 : Suppression des quotas de recrutement dans les armées.

 

Par décret n° 98-86 du 16 février 1998 (JO, p. 2556) les quotas féminins de l'ensemble des statuts particuliers des différents corps d'officiers de carrière des armées sont supprimés. Par décret n° 98-86 du 16 février 1998 (JO, p. 2556) les quotas féminins de l'ensemble des statuts particuliers des différents corps de sous-officiers de carrière des armées sont supprimés.

 

L'arrêté du 29 avril 1998 fixe les emplois qui, dans les armées et la Gendarmerie, ne peuvent être tenus que par des militaires masculins.

 

Dans l'armée de l'air, toutes les spécialités sont accessibles aux femmes sans restriction (arrêtés du 29 avril).

 

Nomination d'une femme au grade de général dans l'armée de l'air.

 

1999 : La première femme pilote de chasse reçoit son brevet.

 

Par ailleurs, 9 femmes deviennent commandos de l'Air.

 

1999 : le volontariat à l'embarquement est supprimé pour toute femme entrant dans la marine nationale.

 

L'arrêté du 10 novembre lève la restriction d'emploi des femmes dans les équipages d'avions embarqués et dans l'ensemble de la Garde républicaine.

 

1er janvier 1999 : les femmes qui entrent dans la marine seront susceptibles d'embarquer quelle que soit leur situation familiale.

 

Novembre 1999 : ouverture aux femmes de la Garde républicaine et du Groupement de sécurité et d'intervention de la gendarmerie nationale (GSIGN).

 

Novembre 1999 : ouverture des emplois d'équipages d'avions embarqués.

 

2000 : féminisation du porte-avions Charles-de-Gaulle.

 

2001 : ouverture de la filière fusilier-commando aux femmes.

 

2002 : Première femme nommée contre-amiral.

 

Par arrêté du 12 décembre 2002 (modifiant l'arrêté du 29 avril 1998), les restrictions d'emploi pour les femmes militaires ne se limitent plus qu'aux emplois à bord des sous-marins; aux emplois de sous-officiers relevant des branches et des unités de la subdivision d'arme de la gendarmerie mobile à l'exception : de la garde républicaine et du groupement de sécurité et d'intervention de la gendarmerie nationale et de la musique de la gendarmerie mobile.

 

Source : Ministère de la Défense

 

Crédit photographique : Des élèves du service de santé des armées (SSA) au défilé du 14 juillet 2007. Crédits: CCH FIARD/DICoD

 

Quand les femmes deviennent soldats. A l'origine de nouveaux rapports de genre dans l'armée française (1938-1976)

DEA, Université Paris 7-Denis Diderot, 2005

Elodie Jauneau

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-27853243.html

 

Valérie André : médecin-para ...pilote d'hélicoptère

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-33112137.html

 

Femmes pilotes de chasse : du rêve à la réalité

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-32874024.html

 

Femmes françaises militaires en Afghanistan

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-27625260.html

 

Nicole Freyermuth : elle est la seule générale de l'armée de terre

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-27843832.html

 

La Garde Républicaine au féminin

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-27281854.html

 

La pionnière sabre au clair

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-33323583.html

 

Des sapeurs-pompiers féminins

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-27778680.html

 

Une pionnière dans la gendarmerie : Isabelle Guion de Meritens

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-27279610.html

 

Une femme d’honneur au miroir des faits : la féminisation de la gendarmerie

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-27243722.html

 

Parité. C'est la première femme colonelle de gendarmerie

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-26911377.html

 


Ecoles militaires - Armée (14)

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Marine 10/10/2012

Bonjour au redacteur de ce blog et de tous les autres sur les femmes dans l'armée. Je m'appelle Marine et je suis en 1ere. Je fais un TPE sur l'évolution des femmes dans l'armée. J'aimerais savoir
si nous pouvions en parler comme vous avez l'air de vous y connaitre.
Cordialement
Marine

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