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PARIS - VIOLETTE NOZIERES

Violette Nozières (1915-1966), parricide. Paris, 1933.

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PARIS - AFFAIRE VIOETTE NOZIERES

Affaire Violette Nozières (1915-1966). Déposition de madame Nozières, mère de l'accusée. Paris, 1933. RV-313360

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PARIS - VIOLETTE NOZIERES

Le procès de Violette Nozières (1915-1966), parricide. Paris, 1933. RV-313382

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Le 23 août 1933, le Journal du Centre relate un fait divers survenu à Paris: «Une jeune fille rentre chez elle, découvre son père mort et sa mère dans le coma. Asphyxiés au gaz.» Les enquêteurs s'aperçoivent vite qu'il s'agit d'un meurtre, grossièrement maquillé en accident. L'autopsie du père révèle, en effet, l'ingestion de Véronal, un poison. Tous les regards se portent sur Violette, la fille du couple, qui s'est subitement volatilisée. «Le monstre en jupons traqué par la police», titre la presse. Ainsi commence la célèbre affaire Violette Nozières.

 


A Neuvy-sur-Loire, d'où vient la famille, c'est la stupeur. Le 1er septembre, la dépouille du père, Jean-Baptiste, est inhumée dans le cimetière de la bourgade, située non loin de Cosne-Cours-sur-Loire. Les photographes s'agglutinent autour du cercueil. Au même moment, mais dans le bureau d'un magistrat parisien, a lieu la première confrontation entre Violette, qui est passée aux aveux après avoir été arrêtée, et sa mère, Germaine, qui a survécu à la tentative de meurtre.


 

«Pardon, maman… - Je te pardonnerai quand tu seras morte!»


 

En octobre 1934, la jeune Neuvyçoise - qui a supprimé son père parce qu'il l'aurait violée - est condamnée à mort. Mais elle n'est pas exécutée. Mieux, la jeune meurtrière va bénéficier de trois grâces d'affilée. Dans les mois suivants, le président Albert Lebrun commue sa peine en prison à perpétuité. Dans sa cellule, la femme mûrit, veut partir au carmel. En 1942, c'est le maréchal Pétain, alors chef de l'Etat français, qui réduit sa peine à douze ans d'emprisonnement. Sa mère a pardonné. Et, dans l'opinion publique, Violette n'est plus la réprouvée qu'elle était. Le vent a tourné.

 

 

Fin 1943, une libération conditionnelle est demandée. L'administration pénitentiaire l'accepte. «D'après les renseignements recueillis, le retour de la nommée Nozières est très souhaitable et désiré par sa famille, peut-on lire sur la fiche individuelle de Violette. Aucune hostilité ne paraît être à craindre de la part de la population, qui semble s'être fait un jugement en faveur de Nozières.»

 

 

En 1946, elle revient dans la Nièvre, sous un faux nom, pour se marier avec Pierre, le fils du comptable de la prison. Le mariage est célébré à Neuvy-sur-Loire dans la plus grande discrétion. Pierre entre par une porte dérobée à la mairie. Puis les époux s'installent à Paris. Avec leurs cinq enfants, ils reviendront souvent à Neuvy rendre visite à Germaine. Décédée le 29 novembre 1966, à 51 ans, Violette gît aujourd'hui dans le même caveau que son père, qu'elle avait assassiné trente-trois ans auparavant.

 

Neuvy-sur-Loire

Le retour de Violette Nozières

Publié le 14/09/2006 - mis à jour le 21/09/2006 13:07

http://www.lexpress.fr/outils/imprimer.asp?id=480473&k=16

 

 

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