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Depuis quatre années, les murs de la prison de Fresnes avaient entendu les souffrances endurées par les résistants détenus. De Geneviève de Gaulle, à Henri Krasucki, de Lise London à Juliette Gréco, mais aussi combien d’anonymes, de héros qui attendaient l’heure de la déportation dans des cellules où seul le bruit d’un compagnon de combat donnait encore un signe de vie. Ce 24 août, ils étaient des centaines qui savaient qu’enfin leur martyre prendrait fin, qu’ils reverraient le jour et dans le bonheur d’une libération tant rêvée…

 

La Libération de Fresnes

26 août 2007 – Document en version format PDF de quatre pages

http://www.fresnes94.fr/filemanager/download/229

 

 

Le 24 août 1944, la 2ème Division blindée du général Leclerc est aux portes de Paris mais se heurte au sud à des défenses allemandes bien décidées à lui barrer le passage. Sur la Nationale 20, à Antony, les éléments de tête du G.T.V (voir organigramme de la 2ème DB) sont arrêtés dans leur irrésistible élan. Un canon de 88 tient le carrefour de la Croix de Berny, d'autres tirent depuis  la prison de Fresnes à quelques centaines de mètre de là. Impossible de passer sous le feu ! Il va falloir réduire l'obstacle. Le commandant Joseph Putz donne ses ordres.

 

Le capitaine de Witasse envoie la section du sous-lieutenant Jean Lacoste (501ème RCC/2ème Cie/2ème section) qui emprunte la rue A. Mounié à gauche puis prend la rue Velpeau pour se retrouver à portée de tir du 88 de la Croix de Berny. Le tireur du char Friedland, Branko Okretic, se montre plus rapide que les servants allemands et son obus de 75 fait voler en éclats l'antichar, un tracteur, un dépôt de munitions et tue quinze soldats.

 

La Prison est attaquée au nord par la section du sous-lieutenant Albert Benard (501ème RCC/3ème Cie/1ère section). Le char Montfaucon détruit un blockhaus route de l'Haÿ les Roses.

 

A l'est, par l'infanterie du capitaine Emmanuel Dupont (3ème RMT/11ème Cie) appuyée par les chars de l'aspirant Marcel Christen (501ème RCC/3ème Cie/3ème section). Mais sur la route de Choisy qui longe le mur d'enceinte de l'édifice la défense allemande est trop coriace.

 

Le sous-lieutenant Jacques Herry (501ème RCC/3ème Cie/2ème section) reçoit l'ordre de contourner et de revenir l'attaquer par le sud. Les chars La Marne, Uskub et Douaumont rejoignent la Mairie de Fresnes et empruntent l'avenue de la République au bout de laquelle on distingue les bâtiments. Il est 19h00. Le guide local, aux dires des survivants, a un peu trop fêté la prochaine libération. Il est très confiant.

 

Derrière son canon de 88, le soldat Willy Wagenknecht est à l'affût. Il aperçoit le La Marne s'approcher. Il tire et le perfore d'un coup au but. Le guide n'imaginait pas qu'un canon de 88 pouvait pivoter sur place et prendre l'avenue de la République en enfilade...

 

Le sous-lieutenant Jacques Herry, les chasseurs Christian Dorff et Pierre Sarre sont grièvement brûlés, le chasseur Georges Landrieux est tué net, le chasseur Geoffroy de la Roche a les deux jambes coupées et décèdera dans l'ambulance qui le conduit à l'hôpital.

 

Le Notre Dame de Lorette, de la section Christen, parvient enfin à détruire le canon mais bascule dans la Bièvre qui coule le long de la route de Choisy. La voie est libre. Les chars et les fantassins se précipitent dans la Prison où ils réduisent enfin la garnison. (lire le témoignage de l'aspirant Christen ... ])

 

Le nid de résistance de la Prison de Fresnes est tombé. La route de Paris est ouverte... Le général Leclerc interpelle le capitaine Dronne et lui donne l'ordre de prendre quelques hommes et de filer à l'Hôtel de Ville. Il est tard, le gros de la Division se mettra en route demain matin.

 

Le combat a été particulièrement meurtrier. Thérèse Dugué, secouriste de la Croix Rouge, reçoit les blessés dans la salle de la Mairie reconvertie en poste de secours tandis que dehors le canon tonne et les mitrailleuses crépitent : "Les deux premiers morts arrivent, un soldat allemand tué par un résistant et un Français tombé sous une rafale de mitraillette. Les premiers blessés ensuite; certains mutilés, d'autres brûlés ... ce sont les soldats du char La Marne. Les blessures sont tellement graves que les secouristes ne peuvent faire que des pansements provisoires en attendant de les diriger vers les hôpitaux. Il y a des blessés et des morts tout le long de l'avenue de la République. Le carrefour de la Prison est un véritable champ de bataille: fils électriques arrachés, branchages jonchant le sol, sacs de sable épars et les chars ... et le canon. Le tout dans la nuit, éclairé seulement par les flammes d'une maison qui brûle ..."

 

L’intégralité de cet article est dispônible  en cliquant sur le lien ci-dessous

L'attaque de la prison de Fresnes

www.liberation-de-paris.gilles-primout.fr/efr..

 


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