Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Célestin Hennion, que beaucoup considèrent comme le fondateur de la police moderne française, est né le 8 septembre 1862 à Gommegnies, dans le Nord. Après des études au collège du Quesnoy, il rejoint l'armée et fait campagne, de 1880 à 1885, dans le sud tunisien. En 1886, il devient secrétaire du sous-préfet de Reims, puis entre dans la police comme inspecteur spécial adjoint de la police des chemins de fer affecté au commissariat de la gare Saint-Lazare. En avril 1889, il est commissaire spécial adjoint et bientôt commissaire de police à part entière. Sa première affectation à ce titre va être la ville de Verdun, dans la Meuse. Pendant deux ans, il y dirige si bien la police municipale que le maire adresse en 1891 une requête au ministère de l'Intérieur pour pouvoir le garder à ses côtés, proposant même de régler une partie de son salaire. Célestin Hennion regagne toutefois la capitale en novembre 1892.

 

L'année suivante, il est chargé de créer la police des courses et jeux. Bientôt promu commissaire principal, il prend la tête de la brigade spéciale de la Sûreté générale, renommée puisqu'elle est à la fois chargée de la protection des hautes personnalités et de la lutte antiterroriste. Dans ces fonctions, qu'il occupera près d'une dizaine d'années, il va s'illustrer en assurant notamment, durant l'été 1899, la sécurité du capitaine Dreyfus lors du procès en révision de Rennes. Son action lui vaut la haine des milieux extrémistes qui le prennent régulièrement pour cible dans leurs journaux.

 

Dans le même temps, ses qualités lui valent l'estime de nombre de personnalités, dont Léon Bourgeois, futur prix Nobel de la paix qui deviendra son ami, et de Georges Clemenceau. D'ailleurs, le 28 janvier 1907, devenu président du Conseil et ministre de l'Intérieur, le « Tigre » fait de Hennion son directeur de la Sûreté générale. Et lui rend hommage à la Chambre des députés, le mois suivant : « J'ai placé récemment à la tête de la Sûreté générale un professionnel, un fonctionnaire de la carrière, M. Hennion. Il est très laborieux et très zélé et connaît admirablement le service dont il a la charge. Il est d'autre part animé d'intentions réformatrices dont j'ai pu apprécier le caractère intelligent et judicieux. » Célestin Hennion crée le Contrôle général des services de recherches dans les départements (en mars 1907) et les douze premières brigades régionales de police mobile (en décembre).

 

Il institue, par ailleurs, le service des voyages officiels et le corps des inspecteurs généraux, fonde l'Amicale de prévoyance des cadres de la Sûreté générale, soutient l'émergence des services de police technique et scientifique et plaide pour l'étatisation des polices municipales des villes de plus de 10 000 habitants. Comme pour Marseille en 1908. Il décédera en 1915.

 

Hennion, le "père" de la PJ

Les superflics de Clemenceau

http://www.historia.fr/content/recherche/article?id=17245

01/04/2006Historia

 

"Les superflics" d'Hennion et de Clemenceau

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/

 

Un "grand patron" de la Police Judiciaire : Jules Sébille

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-35609013.html

 

La demeure de Clemenceau

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-30080191.html

 

Le "Tigre" et l'affaire Dreyfus

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-32968972.html

 

L'épopée des brigades du Tigre

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-27448927.html

 

Jules Belin, le flic oublié

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-35094883.html

Commenter cet article