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La brigade des sapeurs-pompiers de Paris, telle que nous la connaissons, est née en 1967. Mais son ardente histoire ...


L’introduction des pompes par François du Périer Dumouriez 1699 est le point de départ de ce qui va devenir le corps des gardes-pompes de Paris en 1716. Le 15 août 1760, Denis Morat prend la succession du corps et améliore l'organisation dont la réputation se répand en Europe. à  Paris en Europe.

 

Au cours de ses trente-trois années de commandement, Morat quintuple les postes de garde permanents dans Paris. La capitale est défendue par 270 hommes répartis en trois compagnies. En 1793, l'organisation devient Compagnie des pompes publiques. Sous le commandement de Ledoux, elle périclite. Napoléon Ier tente une réforme en 1801, sans grand succès. L'incendie meurtrier du bal de l'ambassade d'Autriche en 1810 en révèle les graves carences. L'Empereur décide alors la création d'un bataillon militaire des sapeurs-pompiers de Paris.


De 1814 à  1845, deux chefs, Plazanet et Paulin, vont donner leurs lettres de noblesse à  ce corps atypique en le dotant d'une instruction solide, d'un matériel simple et performant ainsi que d'une formation au sauvetage, unique en son genre, basée sur la pratique de la gymnastique. En à  peine vingt ans, l'ex-corps civil est devenu un corps d'élite de l'armée. Les douze arrondissements de Paris sont défendus par un maillage de casernes et de petits postes. En 1859, Paris annexe les communes périphériques pour former vingt arrondissements. Les sapeurs-pompiers parisiens voient ainsi leur secteur d'intervention doubler. Une réorganisation s'opère et de nombreux postes de ville, armés par trois hommes dotés d'un matériel rudimentaire, sont créés dans les nouveaux quartiers. La réorganisation de 1866 transforme le bataillon en régiment qui compte dix compagnies. En 1871, lors de la Commune, les pompiers démilitarisés deviennent " corps civil des sapeurs-pompiers de la Commune ". En mai, les combats de la semaine sanglante embrasent Paris et 2 000 sapeurs-pompiers des départements sont appelés en renfort. Désobéissant aux ordres de la Commune, les pompiers parisiens combattent plus de deux cents incendies allumés par les insurgés et les combattants.


La fin du XIXe siècle est pour le régiment une période de développement technologique important et de restructuration des secteurs d'intervention. L'acquisition de pompes à  vapeur et d'échelles aériennes de plus en plus lourdes impose l'adoption de la traction hippomobile. Lors de l'exposition universelle de 1889, le régiment présente son nouveau parc d'engins conçus par l'ingénieur Arthur Krebs. Après l'incendie des établissements Godillot en 1895, la carence en centres de secours est démontrée et le chef de corps obtient que soit entrepris un programme de modernisation. Sous l'impulsion déterminante du major Krebs, Paris s'équipe d'un réseau hydraulique moderne ainsi que d'un dispositif performant de transmissions téléphoniques.


Récompense d'un dévouement exemplaire, le régiment voit son drapeau s'orner de la Légion d'honneur le 14 juillet 1902. Il devient la première unité non combattante à  la recevoir pour une action de protection des populations. Le début du XXe siècle connaît l'essor de la traction automobile et des premiers engins d'incendies électriques et à  pétrole. A l'aube de la Grande Guerre, le régiment est équipé d'un parc automobile performant. De 1914 à  1918, il participe aux combats, aux missions de défense passive et renforce les services d'incendie des villes du front. Entre les deux guerres, le parc automobile s'est perfectionné et le régiment commence à  prendre en charge la défense contre l'incendie des communes de banlieue. L'après-guerre connaît un développement technique important. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le régiment est contraint d'exercer sa mission sous contrôle allemand. En 1966, il est incorporé à  l'arme du génie et, l'année suivante, il devient brigade de sapeurs-pompiers. Conséquence de la réorganisation de la région parisienne, elle assure la défense contre l'incendie de Paris et des départements de la petite couronne. Avec un général à  sa tête, la brigade de sapeurs-pompiers compte aujourd'hui 24 compagnies réparties en près de 80 centres de secours. Elle assure annuellement plus de 400 000 opérations.

La technique en renfort

Dans les années 1890-1900, les sapeurs-pompiers de Paris modernisent leur matériel. A l'exemple de la pompe à  vapeur et de l'échelle sur porteur.

La lance à  mots

Au XVIIIe siècle, le mot " pompier " désigne l'ouvrier des ateliers de couture, petite main qui fait les raccommodages. Par analogie ironique : le sapeur-pompier reste bien celui qui raccommode les situations les plus tragiques. Les capucins furent les premiers pompiers de Paris. Voilà  pour l'acception originelle. On observe toutefois que depuis trois siècles, un certain nombre de dérivés ont vu le jour. Petite revue d'effectifs.


Grand buveur : dans l'illustration populaire, le pompier, symbole du bon vivant, est souvent représenté un verre à  la main. Pour exemple, une affiche du cabaret La Belle Gabrielle sur la butte Montmartre montre un pompier " philippard " en grande tenue trinquant un verre de bière à  la main.

 

Celui qui travaille dur dans le vocabulaire argotique de Saint-Cyr.


Peintre pompier : se dit des peintres académiques qui peignaient des personnages antiques casqués et à  ceux jugés classiques taxés de " pomper la réalité ".


Pompier de service : celui qui fait les basses besognes ou dans l'argot théâtral celui qui ne fait rien (planton) mais qui voit tout et entend tout en coulisses.


Homme politique qui arrange une situation. Acception employée dans le langage journalistique. A l'inverse, il est qualifié de pompier pyromane.


Pompier de l'air : pilotes de Canadair.


La pompe : terme général désignant les pompiers.


Soldats du feu : terme allégorique qui apparaît sous la IIIe République avec les premiers ouvrages " grand public ".


Fumer comme un pompier : pas d'explication attestée. Seulement des hypothèses : la pompe à  vapeur dans les années 1880 -1890 (hypothèse la plus probable) ; couverture humidifiée dont se couvraient les pompiers pour se protéger de la chaleur ambiante lorsqu'ils entraient dans un local en feu ; pompier sortant des maisons enfumées ou se tenant sur un toit au milieu de la fumée.


Pompier pyromane : cette expression trouve son origine dans une rumeur qui a couru les rues de Paris lors de la " semaine sanglante " en 1871. Certains témoignages ont fait état de " pompiers ou de femmes déguisées en pompiers " alimentant les incendies à  l'aide de pompes à  incendies remplies de pétrole. Une lithographie de Draner de la série des Horoscopes dans les années 1870 montre un pompier du signe du Verseau (jeu de mot avec verse eau) projetant du pétrole avec sa lance. C'est la plus ancienne représentation de cette association de mots. La publicité faite autour de pyromane appartenant ou ayant appartenu à  un corps de sapeurs-pompiers (notamment lors des feux de forêts) a ensuite ancré le personnage du pompier pyromane comme une facette obscure du sapeur-pompier fasciné par le feu ou, de façon plus générale, de l'attrait qu'exerce l'incendie sur les soldats du feu.

 

Des gardes-pompes aux soldats du feu

 http://www.historia.fr/content/recherche/article?id=8850

01/08/2005Historia

 

Des sapeurs-pompiers féminins

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-27778680.html

 

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