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Document archives - Magistrats corrompus, jurés retenus pour leur partialité. Après l'affaire Dreyfus, voici la plus grande comédie judiciaire de la IIIe République. Pour preuves, les archives de la Préfecture de police que l'auteur de Meurtre au Figaro, l'Affaire Caillaux (Larousse) a passées au crible. Accablant !

 

« Nous avons onze jurés sur douze. »  Cette affirmation rapide de l'imprudent Pascal Ceccaldi, député de l'Aisne et fidèle parmi les fidèles de Joseph Caillaux, est colportée en juillet 1914 par la presse de droite comme un défi à  la justice. Le procès de Mme Caillaux qui s'annonce, serait-il truqué ? On ne veut pas le croire, mais on le redoute. C'est que Joseph Caillaux n'est pas n'importe qui et il n'est pas disposé à  saboter sa carrière en laissant condamner sa femme à  une peine de prison.

 

En effet, le 16 mars 1914, l'épouse du ministre des Finances, Henriette Caillaux, a froidement assassiné Gaston Calmette, le directeur du Figaro. Sur les six balles de browning qui ont été tirées dans le bureau du journaliste, deux seulement l'ont frappé directement, à  la cuisse et au bassin, mais la perforation d'une artère a rendu la mort inévitable. Un simple fait divers ? Pas tout à  fait, car Joseph Caillaux, à  la tête du parti radical, la plus importante formation de gauche, est l'homme fort du gouvernement et même le futur président du Conseil, en cas de victoire aux législatives d'avril 1914. La droite ne le sait que trop et redoute ce millionnaire qui a renié son camp, ose défendre l'impôt sur le revenu et, pire encore, une politique d'entente avec l'Allemagne. Pour lui barrer la route, la presse conservatrice se déchaîne, à  commencer par Le Figaro dont le directeur est alimenté dans sa campagne anti-Caillaux par Louis Barthou, un homme politique de centre droit qui ne digère pas d'avoir été renversé en 1913 par les radicaux, alliés aux socialistes. Mais emporté par son désir d'affaiblir le ministre des Finances, Calmette commet l'erreur de publier des lettres de Caillaux adressées à  sa maîtresse et qui lui ont été subtilisées. Henriette Caillaux, une bourgeoise courroucée, qui ne supporte pas que l'on puisse étaler sa vie privée sur la place publique, décide de s'expliquer avec Calmette. Elle l'abat sans autre forme de procès.

 

Voilà, en un mot, l'histoire de ce meurtre sensationnel qui conduit la femme du ministre des Finances devant les tribunaux en juillet 1914, et qui passionne l'opinion publique à  la veille de la Grande Guerre. Ce récit est bien connu, même si ce sont des journalistes, des avocats ou encore des écrivains qui l'ont retracé, tentant davantage de percer la psychologie de l'épouse en colère que d'interroger les archives.

 

A l'époque, dans l'atmosphère de guerre civile perpétuelle entre droite et gauche, l'accusation de procès truqué a maintes fois été lancée par les adversaires de Caillaux, mais entre l'invective et le dépit, il n'était pas possible de prêter foi à  ces affirmations gratuites. Elles n'étaient pourtant pas aussi gratuites que cela : l'attitude du président du jury, comme du procureur, a certes été des plus partiales envers la coupable, et tout un chacun a pu le constater, mais comment suspecter la bonne foi des jurés qui votent en leur âme et conscience ? Les archives de la préfecture de police nous révèlent pourtant que le jury n'a pas été épargné par les tripatouillages politico-judiciaires.

 

Au soir du 16 mars 1914, Caillaux, déprimé, démissionne de son ministère. Le forfait de son épouse ruine subitement sa carrière à  un mois des élections. Même en envisageant que la gauche l'emporte aux législatives, Caillaux ne pourra devenir président du Conseil que si sa femme sort de prison. C'est pourquoi le procès qui s'ouvre le 20 juillet 1914 est absolument déterminant pour l'homme politique s'il veut retrouver le chemin du pouvoir : Henriette Caillaux doit être acquittée. L'entreprise est difficile car, tout de même, elle a tué de sang-froid, et une lettre laissée à  son domicile, à  l'attention de son mari, semble ne laisser aucun doute sur la préméditation du crime. Et pourtant, Joseph n'en doute pas : Henriette sera acquittée ! Il suffit pour cela de faire bonne justice en préparant minutieusement le procès. Rien ne sera laissé au hasard.

 

Tout d'abord, il faut s'assurer du soutien du ministère de la Justice pour avaliser le choix de magistrats bienveillants. Pour ce faire, Caillaux dispose d'un argument de poids, le soutien de son groupe parlementaire qu'il monnaye à  prix fort. En effet, sans l'appui et la participation des radicaux, il n'y a pas de majorité de centre gauche qui tienne à  la Chambre. A la recherche d'un président du Conseil à  la suite des législatives d'avril-mai 1914, Poincaré s'en est aperçu : le modéré Alexandre Ribot, qu'il a chargé de former un cabinet, s'est vu renverser le jour même de sa présentation à  la Chambre et le " républicain-socialiste " René Viviani, investi avec peine le 16 juin, est prisonnier de sa majorité radicale. Surtout, il a dû concéder à  Caillaux le maintien de son ami Bienvenu-Martin au poste de garde des Sceaux. Le président du Conseil s'est plaint rageusement au président Poincaré de ces pressions inacceptables, mais il a dû se soumettre.

 

Maintenant que Caillaux a assuré ses arrières, il peut facilement faire cautionner la sélection de magistrats aimables : à  commencer par le président du jury, Albanel, qui a sollicité l'honneur de présider le tribunal. Quand on connaît la répugnance des juges à  traiter d'affaires pareilles, qui risquent d'attirer sur eux des inimitiés durables et de compromettre leur carrière, on ne peut qu'être étonné de l'empressement d'Albanel. Que celui-ci soit proche du parti radical, auquel son fils est inscrit, et qu'il ait fréquenté les Caillaux et même été invité à  dîner à  leur domicile, n'est sans doute pas pour rien dans sa démarche. La question du président est donc réglée, mais il reste celle du procureur dont il faut s'assurer la cordialité : Jules Herbaux, finalement retenu, reçoit la cravate de commandeur de la Légion d'honneur à  la veille du procès. C'est gentil. Herbaux devient obligé. Il ne mordra pas ! Et, en effet, son réquisitoire reprend la thèse de l'accusée, celle d'une femme aveuglée par la colère, d'un geste irraisonné et surtout pas prémédité : c'est la première défaite pour la droite qui souhaite la condamnation d'Henriette Caillaux pour en finir avec son mari. Dans L'Action française, Maurice Pujo s'étrangle : " Nous nous en doutions, dans le procès de la semaine prochaine, il n'y aura pas de magistrats. Personne ne représentera la défense de la société. " Mais tout n'est pas perdu, puisque ce sont les jurés qui décident...

 

Oui, mais voilà, le choix des jurés est lui-même suspect. Dès avant le procès, Gustave Téry, un polémiste de L’Oeuvre, acharné à  la perte de Caillaux, rapporte cette rumeur : " Un méchant bruit courait. On disait : Caillaux va choisir les jurés. Il ne prendra que des lecteurs du Radical ou de la Lanterne. En cherchant bien, on peut trouver douze lecteurs du Radical et de la Lanterne. " De fait, lorsque l'on procède au tirage au sort du jury, dans une liste établie en 1913, l'urne arrive aux magistrats avec les scellés brisés. Une chute dans un escalier, prétendra l'huissier. Après quoi, l'avocat de la défense, Me Labori, un avocat dont le nom rappelle les heures houleuses de l'affaire Dreyfus, récuse huit jurés. Comment ses choix ont-ils été motivés ? Labori connaît tout simplement les opinions politiques de tous les jurés et il n'a plus qu'à  éliminer les nationalistes, réactionnaires et autres conservateurs pour ne retenir que les radicaux et les républicains bon teint qui, probablement, n'auront pas à  coeur de sanctionner Caillaux à  travers sa femme. Comment est-ce possible ?

 

Les archives de la préfecture de police révèlent que des enquêtes discrètes ont été menées sur tous les jurés désignés au tirage au sort, en s'intéressant précisément à  leurs opinions politiques. On apprend ainsi que le pelletier Paul Ferré défend les opinions du parti républicain progressiste, que le percepteur Félix Galopin est radical, que Baillet est un lecteur fidèle du Gaulois, un journal réactionnaire, etc. Le hasard fait bien les choses : ce sont uniquement des hommes de droite qui sont récusés si bien qu'il ne reste finalement dans le jury plus qu'un nationaliste face à  onze jurés favorables à  la cause de Caillaux.

 

Ces enquêtes politiques scandaleuses, personne ne les a connues à  l'époque... et ce n'est qu'en novembre 1917 que Clemenceau, désireux d'envoyer son rival Caillaux en prison, les a exhumées du tiroir. Toutefois, il ne s'en est pas servi et les Français ont continué d'ignorer le trucage réel du procès d'Henriette Caillaux. Mais certains savaient. Dans sa plaidoirie du 28 juillet 1914, l'avocat de la famille Calmette, Me Chenu, montre qu'il est parfaitement au courant de la manoeuvre quand il conclut en s'adressant aux membres du jury : " Alors, Messieurs, il ne m'importe plus de savoir si ce qu'on dit est vrai, si pour fausser les balances de la Justice ou pour tenter de violenter votre verdict, ce même homme [Caillaux] a eu recours aux moyens qui lui ont déjà  servi. Je ne vous interroge pas. L'interrogatoire de votre conscience suffit. Mais si c'est vrai, s'il a osé faire cela, et s'il a eu l'impudence d'enquêter sur votre vie et sur vos libres opinions, alors je le dis bien haut à  l'accusée : tant pis pour elle ! "

 

Le procès à  grand spectacle qui s'ouvre le 20 juillet 1914 est donc complètement vicié à  sa base. D'entrée, l'extrême obligeance du président Albanel stupéfie ceux qui souhaitaient enterrer Caillaux. A la place de la formule rituelle " Accusée, levez-vous ", il préfère un plus poli : " Voulez-vous vous lever, madame ? " Puis l'interrogatoire se transforme en un festival d'urbanités : " Voulez-vous me permettre une petite question ? " ; " Vous n'avez plus rien à  ajouter, madame ? " ; " Continuez, madame. " En revanche, les témoins à  charge sont fréquemment interrompus et contredits. A la cinquième audience, Louis Barthou n'y tient plus et s'adresse à  Henriette Caillaux : " Madame, c'est à  peine si jusqu'ici l'accusation a prononcé un mot contre vous ! " De la comédie judiciaire, on passe même au vaudeville lorsque le président Albanel, à  force de partialité ouverte, s'attire les foudres de son assesseur, le conseiller Dagoury : " Monsieur, vous nous déshonorez ! " lui lance-t-il. Outragé, le juge demande réparation publique et lui envoie ses témoins. Il faudra une convocation des deux excités par le garde des Sceaux pour que ce duel n'ait pas lieu. Dans le même temps, deux témoins, à  charge et à  décharge, s'insultent à  la barre et décident eux aussi de régler leur affaire sur le pré. Ce procès où le Tout-Paris s'entasse - on compte 2 000 " spectateurs " pour 500 places assises -, tourne à  la parodie de justice.

 

Le public ? Parlons-en car rien n'a été laissé au hasard. Il y a tant de demandes pour assister à  ce grand spectacle que le président Albanel a adopté le système des invitations et il en a concédé un certain nombre à  Caillaux qui, par l'intermédiaire de son fidèle ami, le député Ceccaldi, a recruté une bande de malfrats dans les bas-fonds de la capitale. Ces nervis stipendiés sont chargés de faire la claque ou de huer en fonction des témoins et des interventions à  la barre : ce n'est plus un palais de justice, c'est un théâtre ! Commandée par Napoléon Poggiale, qui compte douze condamnations à  son curriculum vitae, cette bande est appelée la " garde corse " car elle est majoritairement composée de sympathiques truands, tous originaires de l'île de Beauté - Caillaux reconnaît dans ses Mémoires qu'il a recruté des gros bras au casier judiciaire pas toujours vierge, mais il rappelle qu'il lui fallait se défendre des agressions des Camelots du roi, la force de choc de la ligue royaliste de l'Action française. En effet, le 23 juillet, plusieurs Camelots l'attendent à  la sortie du palais pour l'insulter et le molester, mais ils ont la surprise de se faire bousculer par la bande de molosses corses. Dans ces conditions, où le président, le procureur, le jury et le public ont été sélectionnés avec soin, le verdict est prévisible. Surtout qu'Albanel a enfermé les jurés dans un seul choix possible : une peine d'emprisonnement allant de cinq ans au minimum à  l'acquittement pur et simple. Une condamnation symbolique à  la prison avec sursis n'est même pas possible car il aurait fallu requalifier l'accusation en " coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner " à  la place de " meurtre avec préméditation ". Comme les jurés ont suivi le procureur et ont abandonné la préméditation, ils n'ont plus qu'à  opter pour l'acquittement, qui leur paraît trop peu, ou la condamnation à  cinq ans de prison, qui leur paraît trop cher payée pour un crime " passionnel ".

 

Le 28 juillet, à  21 heures le jury répond négativement aux deux questions posées : " Madame Caillaux s'est-elle rendue coupable du crime de meurtre sur la personne de Gaston Calmette ? Y a-t-il eu préméditation ? " Onze jurés sur douze, comme prévu, ont voté pour l'acquittement. C'est aussitôt l'embrasement du tribunal, un brouhaha infernal où les applaudissements se confondent avec les huées. Un avocat se plante même devant les jurés en criant : " Vive la France ! A bas les vendus ! " Dehors, même combat entre partisans et adversaires de Caillaux : " Vive Caillaux ! ", " Caillaux assassin ! " Des bagarres éclatent ici ou là, et des manifestations organisées par les nationalistes ont lieu toute la soirée dans les rues de Paris. Mais le coeur n'y est pas car depuis le 23 juillet, la crise diplomatique détourne l'attention des Français : ce jour-là, l'Autriche-Hongrie a adressé un ultimatum à  la Serbie, qui expire le 28 juillet. Comme la Serbie est protégée par la Russie et l'Autriche l'alliée de l'Allemagne, la situation peut vite dégénérer en guerre mondiale.

 

Caillaux, qui a toujours préconisé une politique d'entente avec l'Allemagne, envisageant même de confier à  Jaurès le portefeuille des Affaires étrangères pour apaiser les tensions européennes, ne peut que contempler en spectateur l'embrasement international. Si sa femme n'avait pas tué le directeur du Figaro en mars, c'est lui qui aurait été à  la tête du pays. Peut-être aurait-il pu, comme il se prend à  le croire dans ses Mémoires, ôter de la pression à  la Cocote-Minute européenne. Le 28 juillet, quand l'acquittement attendu le remet en selle, il est trop tard : l'Autriche en est déjà  à  bombarder Belgrade, la Russie menace de mobiliser, la machine infernale est lancée. L'habile Caillaux a gagné son procès, car il s'agissait bien de son avenir derrière celui de sa femme, mais il a perdu le pays gagné au nationalisme sous le choc de la guerre. " Heureusement, voici la guerre ! " se réjouit un adversaire déçu de Caillaux en sortant du tribunal, le 28 juillet. De fait, la gauche ne s'en remettra pas

 

Par Jean-Yves Le Naour

Surtitre : XXe siècle - L'affaire Caillaux

Révélations sur un procès scandaleux

01/12/2007 – Historia

http://www.historia.fr/content/recherche/article?id=20364

 

 

Repères

 

- 1898

 

Joseph Caillaux, député de la Sarthe jusqu'en 1919.

 

- 1899

 

Ministre des Finances dans le gouvernement Waldeck-Rousseau.

 

- 1906-1909

 

Ministre des Finances dans le gouvernement Clemenceau.

 

- 1911-1912

 

Président du Conseil et ministre de l'Intérieur.

 

- 1913

 

Ministre des Finances dans le cabinet Doumergue.

 

- 1914

 

Démissionne après l'accusation de meurtre de sa seconde épouse.

 

- 1917

 

Est accusé d'intelligence avec l'ennemi. Condamné à  trois ans de prison et privé de ses droits civiques.

 

- 1925

 

Retrouve un poste de ministre des Finances dans les gouvernements Painlevé et Briand (1926).

Un jugement attendu...

 

 

Par onze voix contre une, ce 28 juillet 1914, Henriette Caillaux est acquittée. Elle peut étreindre sans retenue son avocat : les manoeuvres de son mari ont abouti.

 

Le prix à  payer

 

Une victoire judiciaire mais une réputation à  jamais entachée.

 

"Sans la liberté de blâmer..."

 

Fondé le 15 janvier 1826 sous le règne de Charles X par le chansonnier Maurice Alhoy et l'écrivain et homme politique Etienne Arago, Le Figaro est alors un hebdomadaire libéral satirique. A la une de ce " petit folio " de quatre pages, la devise extraite du Mariage de Figaro de Beaumarchais : " Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. " Repris en main par le pouvoir en 1832, il perd son esprit frondeur au profit de La Caricature. Dans les années 1860, propriété d'Hippolyte de Villemessant, le journal rencontre un succès certain auprès d'un lectorat parisien aux affinités littéraires. La notoriété du titre est telle qu'en 1866 (le 16 novembre), sa périodicité devient quotidienne avec un tirage record de 56 000 exemplaires pour 15 000 abonnés. En 1897, en pleine affaire Dreyfus, Emile Zola trouve dans ses colonnes une première tribune avant son coup d'éclat dans L'Aurore. A la veille de la Première Guerre mondiale, alors que le directeur de la rédaction vient d'être assassiné, Le Figaro est l'un des journaux les plus lus. Après le rachat en 1922, par le parfumeur François Coty rattaché à  l'extrême droite, le ton se durcit. Avec la montée du fascisme dans les années 1930, de grandes plumes comme François Mauriac en appellent à  la vigilance. Le 11 novembre 1942, Pierre Brisson, directeur littéraire, renonce à  le faire paraître pour ne pas " trahir la confiance du public ". Relais du MRP à  la Libération, il tire à  213 000 exemplaires avec un supplément littéraire dès 1946. Au milieu des années 1970, le journal est racheté par le magnat de la presse Robert Hersant qui lance le Figaro Magazine en 1978. Sous les deux septennats de François Mitterrand, il redevient espace d'opposition. En 1999, le groupe américain Carlyle devient actionnaire à  hauteur de 40 %. Depuis 2004, le quotidien est entré dans le giron du groupe Dassault.

 

Le « traître » Caillaux

http://www.historia.fr/content/recherche/article?id=5595

01/03/2004 Historia

 

Crédit photographique - PARIS - AFFAIRE CAILLAUX

Madame Caillaux (femme de Joseph Caillaux, homme politique français) qui assassina Gaston Calmette, directeur du "Figaro", lors de son procès. 1914. RV-48523

http://www.parisenimages.fr/fr/popup-photo.html?photo=3908-4

 

 "Les infortunes" de Joseph Caillaux

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-35570159.html

 

L'Affaire Caillaux

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-33845993.html

 

C'est la guerre... L'été 1914

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-33711983.html

 


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