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[...] Les déesses, bien que puissantes, belles et immortelles, se comportent comme les mortelles : certaines se marient, d'autres ont des aventures occasionnelles, elles ont des enfants, se disputent avec leurs maris et amants, se réconcilient avec eux,et souvent aussi elles sont pleines de ressentiments envers les dieux mâles qui font la loi. Comme pour les dieux, il y a pour ainsi dire une déesse pour chaque aspect de l'existence ou pour tout élément du monde naturel. [...] Objet de rivalité entre les dieux mâles, source de désir... elles sont à l'origine de nombreux conflits sanglants.



Héra, jalouse comme une tigresse

 

Héra est l'épouse de Zeus. C'est aussi sa soeur, mais cela ne gêne personne. Héra et Zeus sont tous deux enfants de Rhéa et Cronos. L'inceste, qu'on trouve parmi les dieux et déesses, ne doit pas vous donner une idée fausse des moeurs de l'époque. L'inceste est interdit en Grèce tout comme il l'est dans la plupart des autres cultures. Voyez ce qui arriva à Oedipe... Pourtant, les dieux ne semblent pas se sentir concernés par ces interdits moraux.

Héra est l'équivalent féminin de Zeus : elle est la déesse du Ciel. Les femmes grecques de l'Antiquité vénèrent Héra comme déesse du Mariage et du Foyer. [...] Elle est sans aucun doute royale, elle est noble et belle, souvent représentée sur un trône. Elle est aussi la protectrice des cités et de certains groupes sociaux. Ilithye, fille d'Héra, aide les femmes à accoucher. Ses autres enfants sont Arès, Hébé, déesse de la Jeunesse, et Héphaïstos. Elle met seule ce dernier au monde, sans contribution de Zeus, pour se venger du fait que Zeus a donné tout seul naissance à Athéna. Dans certains récits, elle enfante aussi toute seule le monstre Typhon.

Héra passe beaucoup de temps à poursuivre les enfants illégitimes des maîtresses humaines de Zeus. Par exemple, lorsqu'il tombe amoureux de la nymphe Callisto et lui fait un fils, Héra la transforme en ourse. Alors que le fils de Callisto est devenu adulte, Héra envoie un jour l'ourse Callisto devant lui alors qu'il est à la chasse. Zeus sauve Callisto avant que leur fils ne puisse accidentellement tuer sa mère en la transformant en une constellation d'étoiles, la Grande Ourse. Le fils de Callisto est lui-même transformé plus tard en une constellation, la Petite Ourse. Quelles qu'aient été les raisons des infidélités continuelles de Zeus, les femmes grecques aimaient entendre les punitions que la déesse Héra infligeait à ses rivales. Un jour, alors qu'Héra est une fois de plus en colère après Zeus, il demande conseil à un sage pour la reconquérir. Le sage lui dit de faire une statue de femme en bois, de l'envelopper d'un linge, et d'annoncer qu'elle est sa future épouse. Zeus fait ce qu'il a recommandé. Héra, entendant cela, se précipite sur les lieux, déchire le linge, et est enchantée de trouver une statue de bois au lieu d'une femme en chair et en os. Ils se réconcilient et ce sera le début d'une fête régulière avec des statues de bois. Héra est orgueilleuse, comme la plupart des déesses grecques probablement, et, lors d'une occasion célèbre, son orgueil (confronté à celui d'Athéna et d'Aphrodite) cause une guerre. Au cours d'une réception donnée à l'occasion du mariage de Thétis et de Pélée, Éris (déesse de la discorde), jette par terre une pomme d'or qui porte la mention « à la plus belle ». Les trois déesses les plus puissantes se vantent toutes d'être la plus belle et donc celle qui mérite de recevoir la pomme. Pour des raisons compliquées, un jeune Troyen du nom de Pâris se retrouve dans le rôle d'arbitre des trois déesses. Chacune d'elles essaie de le soudoyer, et c'est finalement Aphrodite qui l'emporte grâce à une proposition malhonnête, car elle promet à Pâris le mariage avec la plus belle femme du monde, Hélène. Or elle est déjà mariée. Cela met Héra dans une telle colère qu'elle jure de se venger de Pâris et de tout son peuple. Sa réaction entraîne la guerre de Troie (source d'environ un millier de récits mythologiques), la mort de nombreux héros, et même la fondation de Rome.

Héra ne limite pas ses vengeances aux maîtresses de Zeus. Lorsqu'Alcmène, avec qui son mari a eu une aventure, donne naissance à un fils, Héraclès, Héra prend immédiatement le bébé en grippe. En fait, le nom Héraclès signifie soit « la gloire d'Héra », soit peut-être « célèbre à cause d'Héra ».

Le courroux d'Héra est sans doute provoqué par cette preuve supplémentaire de l'infidélité de son mari, mais Zeus n'a pas non plus arrangé les choses. En effet, dans l'un de ces moments de manque absolu de tact pour lesquels il est resté célèbre, Zeus demande à Héra si elle veut bien allaiter son nouveau fils illégitime afin de le rendre immortel. Héra réplique en organisant le meurtre du bébé. Dans l'un des récits, Zeus amène Héraclès bébé à Héra endormie pour le faire téter en douce. Elle se réveille et le repousse. Du lait gicle de son téton, qui crée la Voie lactée. [...] Bien plus tard, alors qu'Héraclès est devenu adulte, elle le frappe de folie pour qu'il tue son épouse et ses enfants, et elle monte les Amazones contre lui. [...]

Les symboles d'Héra sont le paon, parce qu'il est beau, remarquable et digne d'une reine, et la vache (car elle transforme au moins l'une des maîtresses de son mari en vache). On donne à Héra quelques épithètes dont le sens est évident, comme Protectrice (surtout à Argos, qui était sa ville privilégiée), Épouse et Olympienne (comme son mari Zeus). D'autres épithètes semblent plus étranges : Adulte et Mangeuse de boeuf. Les habitants de Stymphale la connaissaient même sous le nom de Héra la Veuve, une épithète ironique qui faisait allusion à la fréquence à laquelle Zeus la trompait.



Aphrodite, femme fatale et féconde



Ah, Aphrodite ! La déesse de l'Amour. Elle inspire son oeuvre majeure à Botticelli ! Aphrodite émerge de la mer à l'endroit où les parties génitales d'Ouranos y tombèrent après avoir été coupées par Cronos. La Naissance de Vénus, ce célèbre tableau de Botticelli, la montre à bord d'une coquille géante en train d'accoster sur l'île de Chypre [...]. Dans les récits d'Homère, pourtant, Aphrodite est la fille de Zeus et de Dioné. Platon, ce grand amateur de mythes, imagina dans le Banquet l'existence de deux Aphrodite radicalement différentes : une Aphrodite Ouranienne (ou Céleste) et une Aphrodite Pandémienne (ou Vulgaire), représentant, l'une, un amour éthéré et pur, l'autre, un désir vulgaire. Quoique cette distinction ait été mise dans la bouche du pédant Pausanias, elle a sans doute contribué à forger l'idée de l'amour platonicien, pourtant à l'opposé de la conception de l'amour que se faisait Platon, telle du moins qu'il l'expose dans son dialogue. Aphrodite est très belle et sexy et symbolise le principe qui fait que les gens tombent amoureux. Elle représente tous les bons et les mauvais aspects de la nature féminine : charme séducteur, désir d'avoir des enfants, etgoogle aptitude à tromper. C'est la déesse de l'amour érotique sous toutes ses formes, et de la fécondité.

Aphrodite est l'une des déesses les plus populaires. Les Grecs de l'Antiquité la vénèrent comme la déesse responsable de la sexualité et de la reproduction, des domaines à la fois agréables et nécessaires pour assurer la pérennité de la communauté. Les futures mariées lui font des sacrifices pour que leur première expérience sexuelle soit réussie. Les prostituées la vénèrent. Elle est aussi grandement responsable de la fertilité du pays. Les poètes l'adorent, elle et son pouvoir de l'amour.

Par une ironie du sort extraordinaire, la belle Aphrodite est mariée à un laideron, Héphaïstos. On peut comprendre que la déesse de l'Amour se soit unie au dieu du Feu, mais ils ne semblent pas avoir fait bon ménage. Le grand amour d'Aphrodite, c'est Arès, le dieu de la Guerre. Dans L'Énéide , ce poème épique de Virgile, Aphrodite (sous le nom romain de Vénus) est la meilleure copine du héros Énée [...]. C'est compréhensible, car Aphrodite est aussi la mère d'Énée. Elle a un autre fils, Éros (voir p. 00). [...] Du nom d'Aphrodite nous vient le mot aphrodisiaque, qui désigne une substance qui donne envie de faire l'amour. [...]

Aphrodite tombe amoureuse d'Adonis, un très beau garçon, au moment même où il naquit. Elle l'enlève de chez lui et va le placer en sécurité auprès de Perséphone, la reine des Enfers. Mais cette dernière tombe elle aussi amoureuse de lui, et refuse de le rendre à Aphrodite. Les deux déesses se disputent et, finalement, c'est Zeus qui fait office d'arbitre. Il décide qu'Adonis passera l'automne et l'hiver avec Perséphone et le printemps et l'été avec Aphrodite.

Ce compromis est assez bon et il doit aider la pauvre Perséphone à accepter son sort. Elle est condamnée à passer ces mois froids dans le monde des morts, mais elle a la permission de passer ses printemps et ses étés dans le monde des vivants auprès de Déméter, sa mère. Adonis passe la plupart du temps à la chasse, et Aphrodite aime se déguiser en chasseresse pour l'accompagner. Un jour pourtant, alors qu'il chasse seul et essaie de tuer un sanglier avec sa lance, il ne fait malheureusement que le blesser, et la bête, folle de rage, l'embroche. Aphrodite l'entend crier et file jusqu'à lui. Il saigne beaucoup, et la déesse ne peut l'aider. Elle l'embrasse donc lorsqu'il meurt. Des anémones rouge sang jaillirent partout où son sang toucha le sol.

Les attributs d'Aphrodite incluent la coquille avec laquelle elle accoste à Chypre, le cygne, le moineau et la colombe, la rose et le myrte (arbuste aromatique toujours vert), qui sont de belles choses, toutes propres à symboliser l'amour.

Aphrodite Cypris est souvent désignée par son épithète "la Chypriote", parce que c'est dans l'île de Chypre qu'elle débarque après sa naissance. Parmi ses autres noms avec épithètes, citons Aphrodite Nuptiale, Aphrodite de la Mer profonde, Aphrodite Céleste et Aphrodite Victorieuse. L'épithète la plus intéressante d'Aphrodite est Noire, peut-être en référence à la fertilité de la mer Noire, et au pouvoir de la déesse sur les choses qui se passent la nuit.



Déméter, la déesse des quatre saisons



Déméter est à elle seule une classe à part : c'est une déesse de la terre cultivée qui ne vit pas sur le mont Olympe avec le reste des immortels. Fille de Cronos et de Rhéa, elle fait pousser le blé dans les champs. Si Gaia est la Terre personnifiée, Déméter est bien plus importante pour la plupart des Grecs de l'Antiquité car c'est la déesse tutélaire de l'Agriculture et de la Nature maîtrisée par l'homme.

Déméter a une fille, Coré-Perséphone, qu'elle aime à la folie. Un jour, Hadès, le dieu des Enfers, aperçoit Perséphone et googledécide de l'enlever. Il demande à Zeus de l'aider en créant une fleur merveilleuse, le narcisse, et de le faire pousser dans des rochers. [...] Coré voit la fleur et s'éloigne de ses amies pour aller la cueillir. Elle devient l'épouse d'Hadès et prend le nom de Perséphone. Déméter se met en grève, et toutes les plantes s'arrêtent de pousser. Elle déclare qu'elle ne se remettra pas au travail tant que sa fille ne lui sera par rendue. Zeus, qui ne s'est pas soucié de Perséphone et ne pense pas que son frère Hadès ait fait quelque chose de mal, décide, après avoir parlé à Déméter, qu'Hadès devra relâcher la fille. Il envoie Hermès la chercher aux Enfers. Hadès comprend qu'il doit rendre « son épouse » à sa mère. Mais avant qu'elle ne parte, il lui donne une grenade dont elle mange un grain. Hermès ramène Perséphone à Déméter, en l'informant que, comme Perséphone a pris de la nourriture au royaume de Morts, elle devra retourner chez Hadès une partie de l'année. Déméter y consent, bien qu'elle ne veuille pas abandonner sa fille une fois de plus. Après quoi, Déméter mène une existence heureuse durant la partie de l'année pendant laquelle Perséphone est auprès d'elle, et durant laquelle elle fait pousser les plantes, et malheureuse lorsque celle-ci retourne chez Hadès. Endeuillée, elle cesse de travailler. C'est l'origine de l'hiver sur la terre. [...]

Les attributs de Déméter sont associés aux moissons : des épis de blé, des petits gâteaux (que les gens placent sur son autel), et les outils de la récolte,des faux et des faucilles. On dit que prononcer son nom porte malheur ! L'une des épithètes les plus intéressantes de Déméter est "la jeune fille sans nom", qui signifie qu'il Le who's wgoogleho des déesses

Le who's who des déesses

01/09/2008Historia

http://www.historia.fr/content/recherche/article?id=23851



Crédit photographique :


Héra

http://www.crystalinks.com/hera.jpg

Aphrodite

etc.usf.edu/clipart/1400/1475/aphrodite_1.htm

Déméter

atheism.about.com/.../blgrk_demeter02.htm

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