Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

L’affaire Jeanne Weber, surnommée "l’ogresse de la Goutte-d’Or" du nom de la rue de Paris où elle commet ses forfaits, passionne le public des années durant par ses zones d’ombre et ses nombreux rebondissements.

S’occupant de garder des enfants, elle est regardée avec méfiance par le voisinage qui lui reproche son goût pour la bouteille et la fatalité suspecte avec laquelle les jeunes têtes blondes qui lui sont confiées passent de vie à trépas. Et il est vrai qu’on meurt beaucoup dans son entourage : pas moins de cinq bambins en quatre ans, dont ses deux propres enfants !

La rumeur enfle, la police enquête, l’équivoque nourrice est arrêtée, les experts concluent que les enfants sont tous morts d’une asphyxie due à des suffocations, mais n’arrivent pas à en établir la cause. De plus ils sont divisés : les médecins d’hôpital penchent pour l’assassinat par étouffement, mais les pontifes de la faculté, concluent à des morts naturelles.

Bénéficiant de ce viatique, Jeanne Weber est acquittée, acclamée, présentée par la presse comme une victime.

Elle quitte Paris pour l’Indre où un cultivateur compatissant l’héberge. Il a un jeune enfant... qui meurt peut après. Les médecins de Châteauroux concluent à une strangulation, le juge d’instruction est convaincu de la culpabilité de "l’ogresse" , mais les sommités parisiennes refusant de se déjuger, une ordonnance de non-lieu est prononcée.

L’esprit de plus en plus troublé, Jeanne Weber est malgré tout engagée à Commercy, dans une auberge dont les patrons ont un fils de 12 ans. On imagine la suite...

Mais cette fois-çi, elle avoue avoir étranglé l’enfant.

Reconnue irresponsable, vilipendée par la presse et l’opinion publique, elle est enfermée dans un asile où elle meurt en 1918, au cours d’une crise de folie.

Jeanne, l'ogresse de la Goutte-d'Or

www.bm-lyon.fr/expo/virtuelles/sang/crime2.htm



Le procès de Jeanne Weber s'ouvre au début de l'année 1906. Celle que l'on surnomme " l’Ogresse " est accusée d’avoir, en l’espace de trois semaines, assassiné trois enfants, ses nièces Georgette, âgée de dix-huit mois, Suzanne, trois ans, et Germaine, sept mois. Ces enfants en effet, laissés seuls en sa compagnie, succombent à une sorte d’étouffement convulsif, mais portent également des traces suspectes au cou. Après deux jours d’audience devant la cour d’assises de la Seine, les 29 et 30 Janvier 1906, l’avocat général abandonne l’accusation, Jeanne Weber est acquittée. Aucune preuve précise de sa culpabilité n’ont pu  en effet être apportée


En
1908, retirée à Chambon, près de Châteauroux, dans l'Indre, sous le nom de Mme Glaize, Jeanne Weber y fait la connaissance d’un veuf compatissant, un agriculteur. Celui-ci, comme l'ensemble des Français à l'époque,  la considére comme la victime d'une erreur judiciaire et l'accueille chez lui. Quelques temps plus tard, son fils, Eugène, âgé de neuf ans, meurt lui-aussi subitement. Un médecin commit aux fins d’examen par le procureur de la République de Châteauroux concluent à une strangulation, d'ailleurs le juge d’instruction est convaincu de la culpabilité de " l’ogresse ". A Paris cependant, les magistrats refusent de réouvrir le procès de Jeanne Weber et une ordonnance de non-lieu est prononcée.


L'opinion publique, tout comme la presse populaire, basculent une fois de plus d'une convction à une autre, la culpabilité ou l'innocence de Jeanne Weber. A Commercy, " l'ogresse " est cependant prise sur le fait, alors qu’elle étranglait un petit garçon de douze ans, le fils du tenancier de l’hôtel où elle était en pension. Arrêté, ayant avoué, la meurtrière est jugée, mais reconnue irresponsable de ses actes. Enfermée à l’asile d’aliénés de Mareville, puis à celui de Bar-le-Duc, Jeanne Weber décède en 1918 des suites d'une crise de folie.


Jeanne Weber, " L'Ogresse de la Goutte d'Or ".

Par Marc Nadaux - Anovi - 2005

http://www.19e.org/documents/police/jeanneweber.htm



En 1905, un étrange procès divisa l'opinion parisienne: celui de Jeanne Weber, une jeune femme domiciliée passage de la Goutte-d'Or, soupçonnée des meurtres les plus infâmes et les plus invraisemblables à la fois. Ne l'accusait-on pas d'avoir fait disparaître, sans qu'on sut précisément comment, trois de ses nièces en bas âge, son propre fils et d'avoir tenté d'étrangler son neveu ?


Défendue par le plus illustre avocat de son temps, maître Henri Robert, JeanneWeber est acquittée. Elle fuit Paris pour échapper à la vindicte de sa famille et de ses voisins moins persuadés que la justice de son innocence.


L'ogresse de la goutte-d'or

Solange Fasquelle

"N'avouez jamais"

Presses de la Cité


Lire également dans Historia hors série n°45 Les Fous du crime, L'Ogresse de la Goutte d'Or de Pierre Canavaggio, pages 56-64, 1er trimestre 1976.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article