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http://www.lelivrechezvous.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/M/E/MEM053.gifQuel parcours que celui de Jean-Baptiste Eblé ! A six ans, il est enfant du régiment d'Auxonne dans lequel son père parvient à devenir officier "de fortune", l'absence de quartiers de noblesse ne lui permettant pas de franchir le grade de capitaine. Contractant son premier engagement à l'âge de 16 ans, le canonnier Eblé fils marche sur les traces de son père. Remarqué pour ses aptitudes intellectuelles et ses capacités professionnelles, il est promu officier à l'âge de 28 ans. Militaire au sein d'une "arme savante", il est surtout un technicien de haut niveau dont l'apprentissage conjugue études théoriques et exercices pratiques. Arrivé au sommet de son art, il est un véritable chef d'entreprise, gérant sur une grande échelle et avec une scrupuleuse honnêteté des ressources humaines et matérielles. L'histoire a retenu son rôle déterminant durant la retraite de Russie quand, commandant en chef l'équipage de ponts de la Grande Armée, il établit, avec des moyens de fortune, deux ponts sur la Bérézina qui permirent de sauver la majorité des survivants de cette campagne. La Bérézina franchie, Eblé prend la tête de l'artillerie de la Grande Armée. Napoléon le nomme premier inspecteur général de l'artillerie mais Jean-Baptiste Eblé décède, emporté par le typhus, avant que cette nouvelle ne lui parvienne. Plus d'un siècle après celle de Maurice Girod de l'Ain, cette biographie remarquable apporte de nouveaux éléments et permet de mieux comprendre le rôle de l'artillerie au sein des armées napoléoniennes.

 

Jean-Baptiste Eblé de Valmy à la Bérézina

par Alain Heymès

Réf. : MEM053

ISBN: 978-2-84208-213-0

Nombre de pages : 742

Format : 14,5 x 22,5 cm

Date de parution : 16 sept. 2011


 


http://lestafette.unblog.fr/files/2009/03/eble.jpgJean-Baptiste Éblé voit le jour à Saint-Jean-Rohrbach, en Lorraine, le 21 décembre 1758, d'un père officier dont il suit les traces en devenant canonnier, quelques années plus tard, dans le même régiment.

En 1792, quand débute la guerre, il n'est encore qu'officier subalterne (lieutenant ou capitaine, selon les sources). Comme d'autres, il connaît alors en quelques mois une foudroyante promotion qui fait de lui un général, de brigade en septembre 1793, de division un mois plus tard, et le directeur du parc d'artillerie de l'armée du Nord. Il se distingue durant cette année lors des batailles de Hondschoote et de Wattignies.

Ayant été le premier à imaginer de répartir les canons entre les différentes divisions de l'armée, Éblé dirige avec efficacité l'artillerie lors des sièges d'Ypres (juin 1794) puis de Nieuport (juillet). Il conduit ensuite ceux de l'Ecluse, du fort de Crèvecoeur, de Bois-le-Duc, de Nimègue.

Éblé se distingue encore en novembre 1796 lors de la défense de Kehl. On l'envoie ensuite, en novembre 1798, commander l'artillerie fantômatique de Jean-Etienne Vachier Championnet à l'armée de Rome, artillerie qu'il doit en fait composer avec les pièces prises aux Napolitains. En 1800, il sert sous Jean-Victor Moreau à l'armée du Rhin et s'attire les éloges les plus flatteurs de son chef.

Nommé ensuite, plusieurs années durant, à des postes moins exposés, en Hollande puis au Hanovre, Éblé ne retrouve les champs de bataille qu'en octobre 1806, à Halle. Il est alors gouverneur de Magdebourg.

En octobre 1808, Jean-Baptiste Éblé est créé baron d'Empire, un mois après que le tout récent royaume de Westphalie a fait de lui son ministre de la Guerre. Il quitte ce ministère en janvier 1810 pour aller prendre le commandement de l'artillerie de l'armée du Portugal, sous André Masséna. Durant cette campagne, il participe aux sièges de Ciudad Rodrigo et d'Almeida.

De retour à Paris en 1811, Éblé est fait comte l'année suivante et reçoit, en février 1812, le commandement en chef des pontonniers de la Grande Armée. C'est à la tête de ce corps qu'il va immortaliser son nom, lors du passage de la Bérézina par les restes de la Grande Armée en retraite. Le 26 novembre 1812, par un froid de 26° sous zéro, il parvient à construire deux ponts de bateaux sur la rivière, n'hésitant pas à se mettre lui-même à l'eau pour montrer l'exemple à ses hommes. Ses efforts permettent le passage de plus de 50 000 hommes, tout ce qu'il reste des forces d'invasion. Le 29, il met le feu aux ponts qu'il vient de construire pour empêcher les Russes de les utiliser.

Nommé commandant en chef de l'artillerie de la Grande Armée en remplacement de Jean-Ambroise Baston de Lariboisière, mort le 18 décembre 1812, Éblé n'occupe ce poste que treize jours avant de succomber d'épuisement, à Königsberg, le 31.

Ignorant encore son décès, Napoléon le nomme Premier inspecteur général de l'artillerie le 3 janvier 1813.

Le coeur de Jean-Baptiste Éblé est conservé dans la crypte des Gouverneurs  en la Cathédrale Saint-Louis des Invalides, tandis qu'une statue en pied signée Emile Fernand-Dubois honore sa mémoire sur la façade Nord du Louvre, rue de Rivoli .

Napoleon & Empire - Eblé, Jean-Baptiste - Général
www.napoleon-empire.net/personnages/eble.php
 
Lionel A. Bouchon
11 juin 2011 – Jean-Baptiste Éblé voit le jour à Saint-Jean-Rohrbach, en Lorraine, le 21 décembre 1758, d'un père officier dont il suit les traces en devenant ...

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