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Né en 1773, à Ardres (Pas-de-Calais)
Frère du général de brigade Jean-François Le Paige
Décédé le 24 juillet 1812, à Paris (Seine).
Inhumé le 27 juillet 1812, dans un caveau au Panthéon, à Paris (Seine)

 

 

http://i48.servimg.com/u/f48/11/68/75/75/dorsen10.jpgVolontaire en 1791, Dorsenne se distingue par sa fougue à l’armée du Nord, y devient capitaine avant d’aller sur le Rhin, puis en Italie. Son courage fait merveille lors du passage du Tagliamento (16 mars 1797) et Bonaparte le fait chef de bataillon avant de l’emmener avec lui en Égypte, où il est plusieurs fois blessé. En 1805, 1’Empereur le fait entrer dans la garde comme major. S’étant encore distingué à Austerlitz, Dorsenne se retrouve colonel le 18 décembre 1805 et général de brigade le 25 décembre. Célèbre dans l’armée pour la finesse de ses traits, le soin qu’il attache à sa personne et à sa tenue, surnommé " le beau Dorsenne ", il prend le commandement des grenadiers à pied de la garde à la fin de 1806, se distingue à Eylau, est fait comte Lepaige en 1808. Après un bref séjour en Espagne, il revient à la Grande Armée, est à Ratisbonne, a deux chevaux tués sous lui à Essling (22 mai 1809) et reçoit une grave blessure à la tête alors qu’il couvre la retraite. Promu général de division peu après, il commande la 2e division de la garde à Wagram. Il part ensuite avec elle pour l’Espagne, devient gouverneur de Burgos puis de la Vieille Castille, commande l’armée du Nord de l’Espagne à la place de Bessières, mais doit revenir en France au début de 1812 à cause des suites de la blessure à la tête reçue à Essling. Il mourra des suites de sa trépanation. Le nom de Dorsenne est inscrit sur l’arc de triomphe de l’Étoile

 

Extrait : les soldat de la grande armée - Perrin, 1998 - Jc Damamme

 

Voici qu’apparaît " l’un des plus beaux hommes de l’armée ", le général Dorsenne, amant heureux de la femme du chevalier d’Orsay ce qui faisait dire dans les salons qu’elle avait le plus beau mari et le plus bel amant de France. Dorsenne est un authentique dandy, très soucieux de son apparence et spécialement de ses magnifiques cheveux noirs et bouclés. Thiébault, toujours chagrin mais est-il peut-être en proie à cette forme de jalousie que les hommes prêtent généralement aux femmes, mais qui ne les épargne pas le juge ridicule. Et encore ne le voit-il pas à Burgos, aux mains de son figaro acharné depuis une heure à rendre encore plus belle la chevelure bouclée du général. Et en une heure, I’homme de l’art n’a traité qu’une demi-tête ! Thiébault ajoute que la figure fine de Dorsenne dissimule un sot et que son agréable silhouette sert de paravent à un être orgueilleux, faux et cruel. Bref, selon le mémorialiste, I’homme le plus propre à faire à lui seul le plus d’ennemis à la France en Espagne que la Grande Armée tout entière ne pouvait en combattre.


Néanmoins, sot ou pas, ridicule ou pas, ce dandy de Dorsenne est un sacré soldat. Deux chroniqueurs, de niveaux hiérarchique et social bien différents, se rejoignent dans une mutuelle admiration pour lui. En effet, si l’ivresse d’une charge peut faire oublier la noce sanglante qui va être célébre lors de la rencontre des sabres, il est une forme de courage qui est plus rare. Si rare qu’on l’attribue au seul Dorsenne : celui de rester immobile, dos à l’ennemi pour faire face à son régiment cisaillé par les boulets, sans accorder un regard à la mort qui se précipite en sifflant. Certains ont voulu imiter Dorsenne. L’un avoue : " J’ai voulu tourner le dos ; je n’ai pas pu rester dans cette position, la curiosité me forçait toujours à regarder l’endroit d’où partaient les boulets. " Un autre qui verra Dorsenne à Essling ne pourra retenir un sentiment d’admiration pour cette muraille d’or défiant l’artillerie autrichienne."

 

http://www.histoiredumonde.net/Dorsenne-Jean-Marie-Pierre.html

 

Sources :  Histoire et Dictionnaire du Consulat et de l’Empire A Fierro A palluel guillard J Tulard ed Bouquins 1995

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