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http://www.toptenz.net/wp-content/uploads/2009/10/1-amelia-earhart-l.jpgMalgré son air de garçon manqué et son allure dégingandée, on ne peut pas dire que celle qui resterait une des étoiles de l'aviation au féminin manquait de magnétisme. Comment résister au charme d'Amelia Earhart ?

Et pourtant, cette enfant du Kansas n'avait pas manifesté un engouement précoce pour l'aviation. En 1907, de retour d'une fête où elle avait pu, pour la première fois, voir voler un avion, la jeune Amelia, alors âgée de dix ans, racontait: « C'était une chose faite de bois et de fil de fer rouillé et vraiment sans intérêt... » Les choses changeraient bientôt.

Quelques mois après leur arrivée en Californie, en 1920, son père et elle allèrent assister à l'un de ces meetings aériens dont les américains étaient déjà friands, à Long Beach. Son intérêt pour les avions s'éveilla et le lendemain, nantie d'un casque en cuir et de lunettes, elle monta à bord d'un biplan pour un vol de dix minutes au-dessus de Los Angeles. Ce fut un envoûtement. Elle déclara plus tard, se remémorant cet épisode: « Dès que nous quittâmes le sol, je sus que je deviendrais pilote! ».

Ayant pris des leçons de pilotage auprès d'Anita "Neta" Snook, elle fit l'acquisition d'un appareil, un Kinner Airstar qu'elle nomma "Canary" avec lequel elle eut de nombreux accidents. Il est vrai que les appareils de l'époque n'étaient pas d'une fiabilité exemplaire. Dès octobre 1922, elle battait le record féminin d'altitude, à 14 000 pieds (4270 m), record qui ne tint que quelques semaines. Toujours fantasque, sans doute un héritage de l'instabilité familiale dans laquelle elle avait vécu, elle vendit son avion en 1924 pour s'offrir une voiture de marque Kissel, qu'elle nomma "le péril jaune", et avec laquelle elle traversa le continent américain depuis la Californie jusqu'à Boston, en compagnie de sa mère. Un tel voyage, à l'époque, relevait sinon de l'exploit, du moins de l'ordre du peu banal. 

Amelia Earhart, qui avait suivi des cours d'infirmière et exercé dans un hôpital militaire durant la Grande Guerre, prit un emploi d'assistante sociale, ce qui ne l'empêcha pas de s'inscrire à la section de Boston de la National Aeronautic Association, de se racheter un appareil et de continuer à voler, toujours à la recherche de nouveaux exploits à imputer à la gent féminine. Ses actions pour promouvoir le vol au féminin lui valut d'être évoquée de plus en plus fréquemment dans les colonnes des journaux, le "Boston Globe" affirmant qu'elle était l'une des meilleures femmes pilotes des U.S.A ...

L'intégralité de cet article est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous

http://aerostories.free.fr/earhardt/



http://www.decitre.fr/gi/52/9782352880752FS.gifDe tout temps, certaines femmes ne sont pas restées à la place où la société voulait bien les cantonner, menant des vies hors du commun.


Des femmes de conviction qui sont entrées dans l'histoire, chacune à leur manière, par un exploit sportif, une conquête de l'inutile, une prouesse scientifique, une performance artistique ou une aventure politique. Voici le portrait très vivant de dix-sept grandes aventurières qui, d'hier à aujourd'hui, ont marqué leur époque. Certaines sont passées à la postérité, d'autres sont un peu moins connues, mais toutes ont un point commun : avoir contribué à faire évoluer l'image de la femme et la condition féminine.


Les grandes aventurières

Frédérique Chevalier

Broché

Paru le : 06/06/2007

Editeur : City


L'auteur en quelques mots ...


Frédérique Chevalier est journaliste et a déjà publié La Grande Histoire de la France et des Français (City, 2005).


Elle est également historienne de formation et passionnée par l'histoire des femmes.

 

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