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AFP,
Mise a jour : 23/03/2010 22:50

Funérailles en Angleterre d'une héroïne

de la résistance française

Plusieurs centaines de personnes ont assisté mardi aux funérailles d'Andrée Peel, héroïne de la résistance française pendant la Seconde guerre mondiale, décédée début mars à 105 ans dans une maison de retraite anglaise.

Le cerceuil de la résistante française Andrée Peel à Long Ashton dans le sud-ouest de l'Angleterre, le 23 mars 2010

Le cercueil de celle qui avait été surnommée "l'Agent rose" était recouvert des drapeaux britannique et français tandis qu'il était transporté en l'église All Saints du village de Long Ashton, près de Bristol (sud-ouest de l'Angleterre). Elle est décédée le 8 mars.


Une plaque portant des médailles était installée sur le cercueil. L'hymne national français a retenti.


"Tu as survécu au XXe siècle, sans doute pour montrer combien l'amour et la bonté sortiront toujours en vainqueurs, malgré la cruauté de l'espèce humaine", a déclaré un ami, lisant un hommage d'un petit neveu de l'ancienne résistante.


Elle avait aidé les avions alliés à se poser pendant l'occupation de la France par les troupes allemandes, en utilisant des torches, et avait apporté son aide aux Britanniques et aux Américains qui se posaient en France.


Winston Churchill avait envoyé une lettre de remerciements à celle qu'on dit avoir sauvé plus d'une centaine de vies. En 2004, elle avait été faite officier de la Légion d'honneur, la plus haute distinction française.


Née le 3 février 1905, Andrée Marthe Virot tenait un salon de beauté à Brest (Bretagne) quand la Seconde guerre mondiale a éclaté. Elle avait commencé à aider la résistance en distribuant des journaux clandestins puis avait vu son rôle croître jusqu'à devenir responsable d'une sous-section.


Quand la Gestapo avait visé le réseau de résistance de Brest, elle s' était enfuie à Paris et avait utilisé une autre identité, mais avait été arrêtée une semaine après le débarquement des forces alliées en juin 1944 et envoyée au camp de concentration de Ravensbrück, puis transférée à Buchenwald.


Elle avait échappé de justesse à un peloton d'exécution grâce à l'arrivée des forces américaines.


Après la guerre, elle s'était installée en Angleterre après avoir rencontré son mari, le Britannique John Peel.


Son autobiographie a été publiée sous le titre "Miracles do happen" en Grande-Bretagne et "Les miracles existent" en France.

 


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