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    • http://beausoleil.free.fr/new_site/galerie/georges_brassens_Jeanne_2.jpgPublié le 05/10/2011 - Le 10 octobre prochain aura lieu la première diffusion du documentaire Brassens et la Jeanne, de la réalisatrice paimpolaise Delphine Deloget, sur France 3. L’histoire d’une relation iconoclaste entre Jeanne Le Bonniec, une couturière bretonne, et son protégé de bohème parisienne, de 30 ans son cadet. Sa Jeanne, son ange gardien au grand coeur : il l’a célébrée en chanson, mais jamais n’avait été raconté le rôle primordial de sa logeuse dans son acte de création. Un rôle à l’origine de l’amour indéfectible de Brassens le sétois pour la Bretagne ! Itinéraire d’un film riche d’archives inédites, raconté par son producteur rennais Jean-François Aumaitre, d’Aligal Productions.
    • -Brigitte Chevet: A quand remonte le projet ?

    • - Jean-François Aumaitre: A 2008, au départ nous étions partis pour faire un film sur Brassens et la Bretagne. Pourquoi n’était-il pas revenu à Sète ? Que faisait-il à passer ses vacances à Lézardrieu, gentil petit bourgeois invité par la famille Le Bonniec, bien loin de son image d’anarchiste ? Brassens adorait cet endroit, juste avant de mourir, en phase terminale de son cancer, il est revenu en camping-car, aidé par son médecin, voir ses copains de la Côte. Des gens simples, loin du showbiz. Il avait fait son trou en Bretagne, il faisait partie de la famille. Les habitants le sollicitaient pour des actions contre la marée noire, ou le curé lui demandait de bénir les maillots de foot de l’équipe locale, et il disait toujours oui. En fouillant cette histoire, on tombe alors sur Jeanne, qui bien sûr était connue comme sa logeuse. Mais ce qu’on sait moins, c’est qu’ils se sont aimés, avec leurs 30 années de différence. Et même après leur séparation amoureuse, elle soutenait financièrement le poète. Elle est restée dans l’ombre de Püpchen, sa femme « officielle », même s’ils n’étaient pas mariés. Le film est devenu assez vite l’histoire de Brassens et de Jeanne. France 3 Ouest et La Case de L’Oncle Doc, intéressés par le projet, ont suivit cette évolution, ils l’ont acceptée, et je leur en suis reconnaissant . C’est la vie des films, ils ne sont pas toujours à l’identique du projet de départ ! 


      - BC: Comment avez-vous financé la recherche d’archives, qui a dû être complexe ? Car il s’agit surtout de films de famille...

      - JFA: la présence du diffuseur, dès le début du projet, a permis de payer la réalisatrice dans ses recherches. Le Conseil Général des Côtes d’Armor nous a également soutenus, ce qui a été d’une grande aide. Il n’y a pas tellement de sources différentes. Des images viennent de l’INA, bien sûr, malheureusement pas assez pour qu’ils acceptent une coproduction. Sinon il s’agissait surtout de quelques films privés, certains tournés par Brassens lui-même, aux droits détenus par son neveu, puisqu’il n’a pas eu d’enfant. Il a fallu les rassembler, car les films étaient éparpillés dans différents endroits, chez l’ancien secrétaire de Brassens, chez le neveu, chez d’autres réalisateurs...une vraie course poursuite ! On a fait des copies numériques de bonne qualité, on les a passés en HD, on a été jusqu’en Allemagne pour la restauration. Les négociations financières avec le neveu de Brassens ont été longues et compliquées. Mais on y est arrivé, même si on avait toujours cette inquiétude : est-ce que le film tenait avec si peu de matériel ?


    • - BC: pourtant on n’a l’impression d’une certaine richesse d’archives !
      - JFA: on a trouvé beaucoup de photos aussi, que ce soit à l’impasse Florimont, dans le 14ème, ou en Bretagne. Et certaines archives, comme celle de Johnny Halliday qui chante la mauvaise réputation, tirée d’une émission de Folgoas, s’est avérée très chère, mais on l’a finalement gardée. Nous n’étions pas sûrs que cette matière suffisait pour un 52 mn. La réalisatrice a donc fait un premier montage, puisque Delphine est monteuse d’origine. Et on a vu que ça collait. Les rencontres avec son ami d’enfance sétois,  et avec Agathe Fallet, qui livrent de précieux témoignages sur la relation de Jeanne et de Georges, ont fini de nous rassurer.


      - BC: Est-ce que ça a été compliqué de négocier les droits des chansons ?

      - JFA: comparé à la recherche d’archives, pas du tout ! Il y a eu une demande d’autorisation globale à la Sacem, et pas de droit spécifique. Nous déclarons normalement les oeuvres utilisées et c’est la Sacem qui redistribuera aux ayants-droits.


      - BC: Il y a eu très peu de films sur Brassens, jusqu’à aujourd’hui ?
      - JFA: Ce n'est plus vrai ! Il y a cette année un effet anniversaire : les 30 ans de sa mort, et les 90 ans de sa naissance, en ce mois d’octobre. Il y a un autre doc qui a été diffusé sur France 5 cet été. Et un téléfilm sur France 2 le 19 octobre, avec Marianne Chazel dans le rôle de Jeanne.


      - BC:  Est-ce que vous avez eu des retours positifs sur ce projet ?
      - JFA: De la part des diffuseurs, oui, même si on aurait aimé trouver du soutien dans d’autres régions comme Midi-Pyrénées ou Ile-de-France. Mais certains lecteurs du projet nous ont reproché de démolir l’icône Brassens ! Un retour très étonnant pour nous, car on l’adore et ce n’est absolument pas notre propos. Il s’agit juste de raconter une histoire d’amour et de création, faite de bohème, elle ne ressemble à rien d’autre !


      -  BC: Aligal est une société rennaise bien implantée, au volume de production important. Cependant vous restez discrets sur votre travail. Quelle est votre politique, quels sont vos choix éditoriaux ?

      - JFA: on a en permanence une vingtaine de docs sur le feu. C’est vrai que nous ne communiquons pas beaucoup, on n’est pas très promo ! En fait nous n’avons pas de choix directeur préétabli. Je fonctionne aux rencontres, aux coups de coeur. Au départ d’Aligal, il y avait surtout l’envie de créer une sorte de coopérative ouverte aux réalisateurs, qui viendraient amener leurs projets. Dans l’esprit c’est encore un peu ça, même si je suis un producteur à part entière. J’aime accueillir le projet des autres.

      Propos recueillis par Brigitte Chevet

      Diffusion:
      lundi 10 octobre à 0h20 sur France 3 National
      mardi 12 octobre 0h05 sur France 3 Normandie, Bretagne, pays de Loire et Ile de France.
      http://www.filmsenbretagne.com/Actus_recentes_Brassens_et_la_Jeanne__archives_inedites...-1099-373-0-1.htmlAvec la voix de Miossec.


    • Quelques vidéos utiles

    • Georges Brassens - Jeanne - youtube.com
      3 mn - Les Trompettes de la Renommée (1962)
      Regarder sur : ina.fr
      Georges Brassens - La Cane de Jeanne - youtube.com
      1 mn - Les Amoureux Des Bancs Publics (1954)
      Georges Brassens - Jeanne - youtube.com
      3 mn - Les Trompettes de la Renommée (1962)
      Regarder sur : ina.fr
      Dailymotion - georges brassens - la cane de jeanne - une vidéo ... - dailymotion.com
      12 oct. 2006 - 2 mn
      georges, brassens, cane, jeanne, amour, animal, chanson ...
      Georges Brassens - Jeanne - ina.fr
      18 s - Les Trompettes de la Renommée (1962)
      Vidéo : "Brassens ou la liberté" à la Cité de la musique - Culturebox
       - culturebox.france3.fr

      15 mars 2011 - 43 s
      Vidéo : "Brassens ou la liberté" à la Cité de la musique ...

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Commenter cet article

pierrot rochette 29/01/2013 22:14

merveilleux article sur Brassens et la jeanne:))
merci

dans le cadre de mon projet poétique
blogs-musée pertinents mais aléatoires
pour mon oeuvre littéraire
pertinente mais aléatoire

permettez que je vous offre
une de mes chansons
sur le même thème

ti-corps
et sa générosité
hors norme

S'APPELLE TI-CORPS

COUPLET 1

sur la seule route
le long du St-Maurice

y a un homme extraordinaire
qui vit entre La Tuque et l’lac à beauce
qui a l’air l’hiver d’un tuyau d’poêle
si j’ose

j’ai le goût d’te le chanter
de te le présenter à toé
mon nobody, mon monsieur chose

REFRAIN

s’appelle Ti-corps
s’appelle Ti-corps

sur sa pancarte noir et blanc
il y a d’écrit
ici la maison
du passant

s’appelle Ti-corps
s’appelle Ti-corps

la nuit le jour son poele a bois
est allume la-bas y a toujours
du cafe

s’appelle Ti-corps
s’appelle Ti-corps

le beau sourire du tuyau d’poêle
pour toé pis moé
ou d’autres que toé pis moé
si j’ose

mon nobody, mon monsieur chose

COUPLET 2

sur la seule route
le long du St-Maurice

le 22 décembre 2007
6 heures du soir
j’ai faim j’ai chaud j’ai frette
j’vois la maison du tuyau d’poêle
si j’ose
ah oui que j’ose

j’ai ben besoin d’aller m’changer
j’entre y a personne, juste moé
un nobody un très vieux
monsieur chose

COUPLET 3

sur la seule route
le long du st-maurice

9 heures du soir change r’pose
chu déjà prêt j’écris un mot
au tuyau d’poêle pour le r’mercier
si j’ose, a oui que j’ose

oh sois béni de tous les pauvres
de tous les vagabonds comme moé

des nobodys
oui de tres vieux, oh de tres vieux
monsieur chose

Pierrot
vagabond céleste

www.enracontantpierrot.blogspot.com
www.reveursequitables.com

google, video vagabond céleste, conteur simon gauthier

30/01/2013 09:06



Laissé par : pierrot rochette hier à 22h14


 


Site : http://www.reveursequtiables.com



jane 09/10/2011 10:57


Sûr que je regarderai l'émission...J'aime tellement Brassens...


09/10/2011 12:07



Laissé par : jane aujourd'hui à 10h57



Email : jane.chambon@orange.fr


Site : http://www.contact812.com