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Charles Pasqua est né le 18 avril 1927 à Grasse dans les Alpes Maritimes. C'est un homme politique français. Charles Pasqua, petit fils de berger corse est marié à Jeanne Simard avec qui il a eu un fils, Pierre Philippe Pasqua. Diplômé d'une licence de droit, il a obtenu un poste chez Ricard en tant qu'inspecteur et directeur régional de 1952 à 1971. Il s'est peu à peu investi dans l'importation de boissons alcoolisées à partir de 1967. Il est alors numéro 2 du groupe. Charles Pasqua est résistant dès l'âge de 15 ans. Son pseudonyme est : « prairie ». Il créera avec d'autres membres en 1958 le SAC (service d'action civique) qui est une police privée gaulliste. Il entrera à la chambre de commerce de Marseille en 1964 pour créer la liste « Libre entreprise ». Dès lors, il se lance dans la politique publique.

 

Il sera alors élu député en 1968 sous l'étiquette UDR ainsi que vice-président du SAC. En 1981, il organisera la présidentielle pour Jacques Chirac. Il restera longtemps membre des Partis gaullistes, partis s'étant succédés depuis la Seconde Guerre Mondiale. Il obtiendra le poste de Ministre de l'intérieur dans le second gouvernement dirigé par Jacques Chirac ainsi que dans le gouvernement dirigé par Edouard Balladur. Il prendra d'ailleurs le parti de ce dernier lors de l'élection présidentielle de 1995.


Il s'impliquera énormément dans l'accès à la nationalité française qu'il rendra plus difficile. C'est en 1993 que sera votée la réforme du code de la nationalité française dite « réforme Pasqua » Il est d'ailleurs l'auteur de la loi portant son nom. Il est ministre de l'intérieur lors des manifestations contre la loi Devaquet, qui provoqueront la mort d'un manifestant, Malik Oussékine, le 5 décembre 1986. Il est également impliqué en 1988 dans une affaire de bavure en Nouvelle Calédonie pendant la campagne présidentielle entre militants du FLNKS et la gendarmerie. Charles Pasqua ordonnera l'assaut (quatre gendarmes trouveront la mort). En 1991, il crée son propre mouvement : « demain la France ». En 1991, il préconise le vote « NON » au référendum sur le traité de Maastricht accompagné de Philippe Séguin et Philippe de Villiers.

Il prend le poste de ministre de l'intérieur en 1995. Il soutien Edouard Balladur contre Jacques Chirac qui sera élu président de la république. Président du conseil général des Hauts-de-seine de 1988 à 2004, il a lors de ses fonctions pressenti Nicolas Sarkozy pour lui succéder, bien que celui-ci lui ait « soufflé » la mairie de Neuilly-sur-seine en 1983. Charles Pasqua est nommé Député au parlement européen de 1999 à 2004. En septembre 2004, il est réélu sénateur des Hauts-de-seine jusqu'au 16 décembre 1999 où il est mis en cause dans une affaire peu claire du casino d'Annemasse (Haute Savoie). Dans ses anciens mandats, il est successivement : Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995, Député des Hauts-de-Seine de 1968 à 1973, Député européen de 1999 à 2004, Conseiller régional d'Ile-de-France, Président du conseil général des Hauts-de-Seine de 1973 1976 puis de 1988 à 2004, Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine de 1983 à 2001... Charles Pasqua est actuellement impliqué dans plusieurs affaires judiciaires pour divers faits survenus durant sa carrière politique notamment l'affaire du trafic d'armes vers l'Angola, l'affaire de la Sofremi (l'ancien ministre d'Etat a été mis en examen par les magistrats de la CRJ dans cette affaire en octobre 2004), l'affaire du casino d'Annemasse , l'affaire du déménagement du siège d'Alsthom, l'affaire de la Fondation Hamon... En effet, on lui reproche d'avoir utilisé ses fonctions pour différents profits (il aurait truqué plusieurs marchés). Il bénéficie actuellement d'une immunité sénatoriale. Charles Pasqua et Bernard Guillet sont accusés de corruption d'agents publics étrangers, d'abus de biens sociaux et trafic d'influence aggravé. Il est l'auteur de différents ouvrages : La libre entreprise, Un état d'esprit (en 1964), L'ardeur nouvelle (en 1985), Que demande le peuple (en 1992), demain la France (tome 1 en 1992), La priorité sociale (en 1992), Tous pour la France (en 1999)...

 

Charles Pasqua : portrait d'un homme politique de caractère

http://www.web-libre.org/dossiers/charles-pasqua,202.html

Le Jeudi 03 Mai 2007 à 10:16

Article écrit par faty




Charles Pasqua a implicitement accusé, mercredi 28 octobre, l'ancien président Jacques Chirac d'être à l'origine de ses ennuis judiciaires, au lendemain de sa condamnation dans le procès de l'Angolagate. L'ancien ministre de l'intérieur a réitéré sa demande de levée du secret-défense sur les ventes d'armes, seul moyen à ses yeux de faire taire les "ragots" courant sur son compte.

 

Mes ennuis judiciaires ont commencé en 2000. C'est-à-dire au moment même où je dis : 'Eventuellement, je serais candidat contre Jacques Chirac.' Depuis, un certain nombre d'informations judiciaires ont été ouvertes contre moi, toujours par le même magistrat", a expliqué Charles Pasqua sur RTL. "Je ne dis pas que je suis victime d'une vengeance de la part de Jacques Chirac,  je ne suis pas très malin, alors je regarde et les coïncidences me frappent", a-t-il argumenté.

"CLARIFIER LES CHOSES"

L'ex-ministre de l'intérieur a été condamné mardi à trois ans de prison, dont deux avec sursis, et 100 000 euros d'amende pour "recel d'abus de biens sociaux" et "trafic d'influence". Il lui est reproché d'avoir perçu 225 000 euros pour son association France-Afrique-Orient en échange de l'attribution de l'Ordre national du mérite à l'homme d'affaires Arcadi Gaydamak, l'un des principaux protagonistes du trafic vers l'Angola. "Beaucoup d'argent, dit-on, a circulé à l'occasion de ventes d'armes et de matériel divers. Les gens sont méchants et il y a beaucoup de commentaires et de ragots donc il vaut mieux que ce soit clarifié", a dit Charles Pasqua, réclamant à nouveau la levée du secret-défense dans cette affaire mais pas seulement.

"Je considère que la République a intérêt à clarifier les choses, à faire le ménage", a-t-il ajouté, soulignant n'avoir "peur de rien". "La prison ? Nous verrons bien, nous n'en sommes pas encore là. J'ai ma conscience pour moi et je considère que ce procès a été mené de manière injuste, anormale, donc j'utiliserai toutes les voies de droit", a-t-il insisté. "Je ne m'arrêterai jamais jusqu'à ce qu'on me rende justice", a prévenu Charles Pasqua.

L'Elysée était bien au courant "au plus tard à la fin de l'année 1995" de l'existence d'un trafic d'armes vers l'Angola comme l'a affirmé mardi soir M. Pasqua, relève le jugement du tribunal correctionnel de Paris. "Le président de la République [de l'époque, NDLR] était au courant de l'affaire de ventes d'armes à l'Angola, le premier ministre était au courant, la plupart des ministres aussi (...) je crois que le moment est venu de mettre les choses au clair", a déclaré le sénateur Charles Pasqua sur France 2. Dans son jugement rendu mardi, le tribunal va dans le même sens et dénonce "l'incurie" des autorités, sans pour autant exonérer les prévenus de leurs responsabilités.

Pasqua corrèle ses "ennuis judiciaires" à ses ambitions présidentielles

LEMONDE.FR avec Reuters | 28.10.09 | 10h47  •  Mis à jour le 28.10.09 | 12h05


Crédit photographique : http://elproyectomatriz.files.wordpress.com/2008/08/pasqua2.jpg

 

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