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http://www.decitre.fr/gi/51/9782877754651FS.gifMise à l'écart brutale des opposants, répression sauvage des révoltes, atrocités sans nom des crimes contre les civils, brutalités des armées, le déchaînement de la violence par les États est une triste constante de l'histoire.


Face cette violence, les hommes de plume sont souvent parmi les premiers à prendre parti, notamment lorsque leurs écrits antérieurs les ont plutôt amenés vers des positions de tolérance, voire d'humanisme. N'en restent pas moins les faits et l'explication de ceux-ci présentée par les gouvernants. Au nom de la défense de la religion, au nom du salut public, au nom de la défense nationale, au nom de toutes les explications à leur disposition, ils s'empressent de justifier la violence par eux déchaînée et espèrent trouver des relais à leurs justifications chez les hommes de plume.


Certains finissent par adhérer à cette thèse des " circonstances " qui explique tout et rend la violence d'État sinon juste, à tout le moins tolérable. D'autres, au contraire, participent de ce que Peter Weiss nommait " l'esthétique de la résistance ", et utilisent leur plume pour dire ce qui paraît indicible, pour témoigner au nom de l'humanité brisée. Le présent numéro des Cahiers du GRHis entend croiser des portraits de ces hommes de plume face à la violence déchaînée par certains États.


Cette réflexion à plusieurs voix, portant sur des thèmes allant de la première modernité au xxe siècle, nous permet de mieux appréhender l'une des facettes de l'identité de l'homme de plume, qu'il soit écrivain ou journaliste : un témoin face à la violence, comme ont pu l'être par leurs oeuvres un Callot ou un Goya.

 

Combattre, tolérer ou justifier ? - Ecrivains et journalistes face à la violence d'Etat (XVIe-XXe siècle)

Par   Michel Biard , Collectif

Paru le  : 1 juillet 2009
Editeur : PU Rouen
Collection : Cahiers du GRHIS

Michel BIARD

Dernière mise à jour : juillet 2011

Professeur des Universités (Histoire du monde moderne et de la Révolution française)


biard.m@wanadoo.fr


Capes d’histoire et géographie et Agrégation d’histoire, juillet 1982. – Doctorat de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, Jean-Marie Collot d’Herbois, homme de théâtre et homme de pouvoir (1749-1796), 3 volumes, 906 p., soutenu le 15 mai 1993, sous la direction du professeur Michel Vovelle, avec la mention très honorable et les félicitations du jury à l’unanimité. – Habilitation à diriger des recherches, Simples figurants ou premiers rôles ? Intermédiaires politiques et culturels en Révolution (des années 1770 à 1815),  4 volumes, 134 + 236 + 84 + 135 p., présentée à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne le 22 novembre 2002.

 

Responsabilités


Membre du Conseil de laboratoire du GRHis-Rouen. – Directeur du Département d’Histoire. – Rédacteur en chef puis Directeur des Annales historiques de la Révolution française de 1999 à 2011. – Membre du Comité de rédaction des Annales de Normandie. – Président de la Société des études robespierristes depuis 2011. – Membre du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques (section Histoire moderne et des révolutions). – Président du Comité Régional d’histoire de la Révolution française-Haute-Normandie. – Responsable du projet SOREV (GRR normand) destiné à la numérisation et à la publication des procès-verbaux  de sociétés populaires normandes pendant la Révolution française (publications en cours : Honfleur, Bernay, Montivilliers). – Co-responsable du projet ANR Actapol (réunissant les universités de Clermont-Ferrand, Lille 3 et Rouen) visant à la publication sous quatre ans d’un Dictionnaire des Conventionnels.

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