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Au XIXe siècle, l'Opéra de Paris est le théâtre privilégié des attentats politiques. Bonaparte, le duc de Berry, Napoléon III en sont tour à tour les victimes.


En France comme dans toute l'Europe, ce ne sont, tout au long du XIXe siècle, que coups de feu, bombes et machines infernales déposées sur le chemin des souverains ? gestes parfois aveugles, souvent meurtriers, toujours spectaculaires. A Paris, le premier du genre a lieu le 24 décembre 1800. Ce soir-là, Bonaparte, Premier consul, échappe de peu, alors qu'il se rend à l'Opéra, à l'explosion d'une machine infernale placée rue Saint-Nicaise. Le 13 février 1820, le duc de Berry, héritier du trône de France, est assassiné alors qu'il sort de l'Opéra. Le 14 janvier 1858, une machine infernale explose lors de l'arrivée à l'Opéra de l'empereur Napoléon III. Une débauche de faste Ainsi, trois attentats politiques (sans compter plusieurs tentatives) sont commis en France en moins de soixante ans aux abords de l'Opéra, lieu prestigieux entre tous. A l'étranger, outre l'assassinat du roi de Suède Gustave III, le 16 mars 1792 à l'opéra de Stockholm, rappelons celui du président Lincoln, abattu le 14 avril 1865 au Ford's Theatre de Washington. Il y a là plus qu'une coïncidence. En effet, dès sa création au début du XVIIe siècle, l'opéra est l'objet de l'attention des pouvoirs en place. Le système du mécénat facilite, il est vrai, ce phénomène : les préoccupations des protecteurs des musiciens, qu'ils soient rois ou princes, nobles ou riches bourgeois, ne sont jamais totalement désintéressées. L'exemple le plus accompli reste celui de Louis XIV, qui avait fort bien compris tout le parti qu'il pouvait tirer de ce genre musical : l'œuvre de Lully n'est ...

Coups de feu, poignards et machines infernales : crimes a l'opéra

Par Jean-Marie Duhamel
publié dans Les Collections de L'Histoire n° 9 - 10/2001  Acheter Les Collections de L'Histoire n° 9  +

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