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http://ecx.images-amazon.com/images/I/41SWHGY4MEL._SL500_AA300_.jpgDocument 06/12/2006 - Vous avez dévoré Da Vinci Code, les romans policiers vous passionnent, vous ne ratez pas un seul épisode des Experts, vous avez la nostalgie de Sherlock Holmes, ce livre est fait pour vous. Vous ferez connaissance avec les ancêtres de vos héros de fiction préférés, les médecins légistes et les criminalistes de la fin du xixe siècle. Après les détectives imaginaires, vous allez enfin pouvoir découvrir ceux qui ont réellement créé la police scientifique et technique en Europe.


Les sociétés sans crime n'existeront jamais. Aussi forgent-elles des techniques de plus en plus sophistiquées pour lutter efficacement contre les hors-la-loi. Au fil des siècles, elles ne cessent de perfectionner leurs outils d'identification des criminels, ôtant toujours davantage aux récidivistes l'espoir d'échapper à la sanction de leurs crimes. Identifier, voilà un des concepts majeurs des Etats-nations du xixe siècle. Cette identité, les spécialistes de ta criminalistique la cherchent dans notre corps ou sur notre peau. Grâce à leurs efforts, on assiste à l'émergence de nouvelles procédures d'identification : signalement descriptif, relevé des marques particulières et des tatouages, mesures anthropométriques, photographie signalétique, prise des empreintes digitales, portrait-robot, tests génétiques.


Si l'histoire de la criminologie et des prisons est bien connue grâce à de nombreuses études, la police scientifique et technique, qui apparaît en Europe dans les dernières décennies du xixe siècle, n'a pas encore attiré l'attention des historiens. Cherchant à combler cette lacune, cet ouvrage se veut un instrument de recherches pour tous ceux qui aimeraient se lancer dans l'exploration de cette discipline. Il s'inscrit à la croisée de l'histoire des sciences et de la justice, tout en apportant aussi sa contribution à l'histoire du corps humain.


Le choix des textes retenus dans cette anthologie répond au désir de mettre en évidence les profondes évolutions des méthodes d'identification des criminels aux xixe et xxe siècles. À la lecture de ces textes se manifeste la progressive émergence d'un regard scientifique qui scrute les corps afin de leur faire signifier leur individualité et de déterminer d'une manière de plus en plus rationnelle et rigoureuse leur identité. Cet ouvrage démontre ainsi que le corps est aussi une construction sociale qui évolue en fonction des époques.

Textes d'Honoré de Balzac, Alphonse Bertillon, Francis Galton, Ernest Goddefroy, Hans Gross, Alexandre Lacassagne, Louis Lépine, Edmond Locard, Cesare Lombroso, Alfredo Niceforo, Salvatore Ottolenghi, Gustave de Rechter, Rodolphe-Archibald Reiss, Raymond de Ryckère, Eugène Stockis, Ambroise Tardieu.


  • Les courts extraits de livres : 06/12/2006

 

Il est actuellement prouvé qu'il n'y a pas deux hommes chez lesquels les lignes papillaires des doigts aient la même forme et la même direction. Les empreintes digitales sont donc un puissant moyen d'identification. Ainsi, en fixant par la photographie l'image des lignes papillaires des doigts ou d'un doigt ensanglanté ou autre, trouvées sur les lieux d'un crime, nous possédons une pièce de contrôle indiscutable.


La recherche sur les lieux du crime, des empreintes digitales, véritables cartes de visite du malfaiteur, s'impose donc. Les empreintes peuvent être visibles ou invisibles ou à peine visibles. Elles peuvent se trouver, suivant leur nature, sur les objets les plus divers.


Empreintes digitales visibles : En touchant un objet à surface lisse avec des doigts enduits de sang ou d'une autre matière colorante, on ne provoque nullement une tache uniforme avec des contours plus ou moins nets, mais une image fidèle des lignes papillaires de la peau des doigts. Le dessin de ces lignes sera d'autant plus net que la quantité de sang ou autre matière sur les doigts sera moindre. Des doigts trop chargés de sang, ou de sang très frais, produisent un dessin empâté. C'est le sang légèrement coagulé ou la matière colorante un peu visqueuse qui fournissent les dessins les plus nets.


Des empreintes digitales visibles peuvent se trouver sur toutes sortes d'objets : murs, meubles, cadavres, linge, papier, etc., en résumé partout où le criminel a pu chercher quelque chose, s'appuyer, etc.

 

Crime, science et identité : anthologie des textes fondateurs de la criminalistique européenne (1860-1930)

Auteur : Nicolas Quinche

Date de saisie : 13/11/2006

Genre : Société Problèmes et services sociaux

Editeur : Slatkine, Genève, Suisse

 

 

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