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http://www.fondationshoah.org/FMS/IMG/bmp/desobeir_pour_sauver.bmp Lundi 14 décembre 2009, les salons du Gouverneur militaire de Paris accueillaient le vernissage de l’exposition « Désobéir pour sauver, des policiers et des gendarmes Justes parmi les nations » réalisée par le département de la mémoire combattante de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG).

Le Secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens combattants, M. Hubert Falco, a inauguré cette exposition accompagné par l’Ambassadeur d’Israël, M. Daniel Shek, le Préfet Rémy Enfrun, Directeur général de l’ONACVG, M. Paul Schaffer, Président du comité français de Yad Vashem, M. Frédéric Péchenard, Directeur général de la Police nationale, le Général Roland Gilles, Directeur général de la Gendarmerie nationale et M. Jean-Marc Gentil, conseiller technique au cabinet du Préfet de Police de Paris.

Plusieurs familles de Justes honorés, ainsi que des familles juives sauvées grâce à eux, avaient tenu à faire le déplacement, parfois de province, pour découvrir cette exposition.

Au 1er septembre 2009, 54 policiers et gendarmes français ont reçu le titre de « Justes parmi les Nations » pour avoir sauvé des Juifs pendant la seconde guerre mondiale. Dans la France occupée par l’Allemagne nazie, ces hommes ont renoncé à l’obéissance que leur imposait leur fonction. Malgré les risques auxquels ils s’exposaient, mus par la seule voix de leur conscience et de leur humanité, ils ont refusé de « livrer » des Juifs à la Déportation, contrant les ordres donnés par les responsables du régime de Vichy.

Fruit d’un riche partenariat entre ministères et associations *, cette exposition, au sujet inédit, souhaite rendre hommage à ces 54 policiers et gendarmes « Justes » et à leurs nombreux collègues restés, à ce jour, anonymes, en mettant en lumière les valeurs humaines et citoyennes qui les ont animés.«

La responsabilité de l’État français et le rôle des forces de l’ordre dans la répression antisémite puis la Déportation des Juifs de France y sont bien entendu rappelés. Toutefois cette évocation ne prétend, en aucun cas, dresser un panorama exhaustif de la France occupée, de la seconde guerre mondiale ni de la Shoah.

Véritable outil pédagogique et vecteur de citoyenneté, cette exposition espère susciter l’intérêt des jeunes générations et contribuer au rapprochement des forces de l’ordre et de la Nation.

* les partenaires : l’ONACVG, la DMPA, la Gendarmerie nationale, la Police nationale, la Préfecture de police, l’association des anciens combattants de la Police nationale, Yad Vashem Jérusalem et le comité français pour Yad Vashem.

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