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Romane, une jeune Parisienne, souffre d'un mal mystérieux : étranges obsessions de la page blanche, vomissements des lettres de l'alphabet, nausées matinales uniquement assouvies par l'écriture et la lecture... Elle apprendra que c’est une grossesse des femmes "enlivrées"...

 

Editeur : L'Harmattan

 

Date de parution : 30 septembre 2011

 

N° ISBN : 978-2-296-55298-2

 

 

 

 

 

 

 

Enlivrée, Laurence Dionigi ( photo ci-dessous)

Le processus de création littéraire a souvent fait l’objet de questionnements et d’œuvres de fiction. Enlivrée conte l’histoire d’une jeune femme qui se trouve “enceinte d’un livre”. C’est avant tout une jolie métaphore sur l’acte d’écriture.

 

Qu’arrive-t-il à Romane? Subitement, la jeune fille à la vie jusque là bien rangée se met à souffrir d’insomnies, de boulimie de lecture et d’écriture, ainsi que de vomissements mystérieux de lettres de l’alphabet. La jeune femme va se découvrir une grossesse bien insolite.


Le thème a peut-être été déjà traité, mais la façon dont Laurence Dionigi aborde la création littéraire est pour le moins originale. Bienvenue dans le monde de l’absurde, où une femme peut être enceinte d’un livre. Du monde “normal”, nous basculons progressivement dans une métaphore à la fois jolie et pertinente, via l’évolution de Romane. Le lien entre grossesse et écriture saute aux yeux : quiconque écrit s’est sûrement déjà fait le réflexion, et considère son œuvre comme son bébé…Laurence Dionigi parvient à surmonter l’évidence, à aller au-delà, pour créer une jolie fable, délicieusement absurde.

 

Jeune fille sans histoire, comme les autres pourrait-on dire, Romane ne se distingue que par ses fréquentations, des jeunes gens dont les noms ne sont pas sans évoquer de grands noms de la littérature française. A titre d’exemple, sa meilleure amie s’appelle Aurore Dupin, ce qui n’est autre que le véritable nom de Georges Sand. C’est pourtant sur les frêles épaules de Romane que tombe cette lourde charge : mettre au monde un livre.

 

Une tâche qui n’est pas sans effrayer la jeune femme, et sans évoquer la peur de toute future mère à l’idée de la responsabilité qui lui incombe désormais. Cependant, la grossesse de Romane est d’une part, exceptionnelle, de l’autre non désirée. La jeune femme s’inquiète : son état la poussera à consulter divers spécialistes, de la traditionnelle gynécologue aux médecins plus contestables. Enfin, son chemin croisera celui d’un éditeur.Un véritable jeu de pistes s’amorce.

 

L’on aime, donc, pour cette métaphore filée, mais également pour le style de l’auteur, vif et fluide. De fait, Enlivrée est un livre qui se dévore. Le lecteur n’a qu’une envie : résoudre le mystère, savoir ce qui arrive à la jeune femme. C’est un joli conte, qui ravira hommes et femmes.

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