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21h00 - 22h00

Essais nucléaires : quelles vérités ?

Type : documentaire

VENDREDI 12 MARS 2010



http://polynesie.rfo.fr/infos/actualites/IMG/jpg/image_49069416-2.jpgDe 1960 à 1996, quelque 150 000 appelés et militaires de carrière, sans oublier le personnel civil, ont participé à 210 essais nucléaires français, atmosphériques ou souterrains, effectués dans le Saharien algérien ou en Polynésie française. Près d'un demi-siècle plus tard, des centaines d’entre eux souffrent de séquelles psychologiques ou physiques. Depuis plusieurs années, ces vétérans se battent pour obtenir la création d'un fonds d'indemnisation et un suivi sanitaire. Dix-huit propositions de lois de la majorité comme de l’opposition sont restées sans suite depuis 2002. En juin 2009, un projet de loi relatif à la réparation des conséquences sanitaires des essais nucléaires français, déposé par Hervé Morin, ministre de la Défense, est discuté à l’Assemblée. La loi est finalement été votée à l'automne 2009. Ces victimes ont-elles été entendues pour autant ? Le doute est permis à la lumière de leurs témoignages, recueillis par Thierry Derouet.

http://www.historia.fr/content/television/article?id=27915



Polynésie

1/07/2009

ESSAIS NUCLEAIRES.

Les victimes bientôt indemnisées


L’Assemblée a voté mardi le projet de loi sur l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français de 1960 à 1996.

Quarante-neuf ans et 150 jours exactement après "Gerboise bleue", le premier essai nucléaire mené par la France, l’Assemblée nationale a voté solennellement mardi l’indemnisation des victimes des 210 essais conduits dans le Sahara puis en Polynésie, de 1960 à 1996.

"La France se grandit en réparant l’oubli", s’est exclamé Philippe Folliot (Nouveau Centre), saluant un texte produit par le président de son parti et ministre de la Défense, Hervé Morin. "Il n’est peut-être pas parfait mais il a le mérite d’exister", a estimé le député du Tarn.

"Au prix de leur santé, pour certains de leur vie, les vétérans ont permis à la France de vivre en paix, de compter parmi les grandes puissances de ce monde et de mériter son siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU", a-t-il souligné.

Au terme de brèves explications de vote après un long débat, le 25 juin, l’Assemblée a adopté le texte -en première lecture- par 300 voix (UMP et NC) contre 23 (communistes et Christiane Taubira, PRG). Les socialistes et François Bayrou (MoDem) se sont abstenus.
"Mieux vaut tard que jamais", a également observé l’UMP Georges Colombier, rappelant les 18 propositions de lois déposées par des députés et restées lettres mortes ces dernières années.

Ce texte, a-t-il fait valoir, est aussi une "victoire" pour la France, qui comme les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, a su reconnaître le "sacrifice" des "invalides de la guerre froide". L’opposition, en revanche, espère encore des "améliorations" lors de l’examen du projet de loi au Sénat.

S’il a "donné acte au ministre de la Défense d’avoir présenté son projet de loi avant l’été comme il s’y était engagé", le socialiste Jean-Patrick Gille a ainsi dénoncé "une loi a minima" et une procédure d’indemnisation "verrouillée" par l’Etat.

Acte 1 du combat

La gauche, tout comme les assocations de vétérans, réclame en particulier un fonds d’indemnisation sur le modèle de celui créé pour les victimes de l’amiante et estime que le texte ne reconnaît pas pleinement le "lien de causalité" entre la maladie et les essais.

"Ce projet donne tout pouvoir au ministre", a fustigé Maxime Gremetz (PCF), parlant d’un "texte purement symbolique où la France se déclare fièrement quitte des conséquences désastreuses de ses essais nucléaires, à moindre frais".

Pour Michel Verger, président de l’Association des vétérans des essais nucléaires (Aven), le vote de l’Assemblée, "résultat de notre combat", est "l’acte 1, un espoir qui se lève, l’acte 2 restant à concrétiser".

L’indemnisation concernera les vétérans qui, irradiés, ont développé un cancer et dont le nombre a été estimé à "quelques centaines" par M. Morin. Une liste de 18 maladies, conforme à celle établie par une agence spécialisée de l’ONU, a été retenue. Quant au montant de l’indemnisation, il sera fixé par un comité ad hoc constitué d’experts désignés par l’Etat.

Quelque 150.000 civils et militaires ont participé aux 210 essais menés de 1960 à 1996 par la France, dans le Sahara algérien puis en Polynésie française, deux sites dont les populations peuvent également prétendre à indemnisation.

Selon un rapport officiel de 2006, quatre des treize essais menés "en galerie" dans le Sahara algérien "ont posé des problèmes de confinement" et dix des 46 essais aériens conduits en Polynésie française ont "donné lieu à des retombées radioactives significatives".

Rfo.fr (avec Hervé Asquin, AFP)

polynesie.rfo.fr/infos/actualites/essais-nucl...

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