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Document archives - Entre 100 000 et 400 000 femmes ont été forcèes de devenir des esclaves sexuelles (« femmes de réconfort ») pour les soldats japonais pendant la seconde guerre mondiale. Le gouvernement japonais, s’il a reconnu sur le tard ses crimes, ne s'est jamais excusé, n’a pas non plus versé de compensation aux survivantes traumatisées à vie physiquement et émotionnellement. Extraits d’un témoignage de l’une d’elles.

« C’est quelque chose que vous aimeriez dire, le crier. Mais vous ne pouviez jamais en parler car la honte était trop grande. C’est quelque chose que personne ne peut imaginer, de vivre avec cela pendant 50 ans. Une chose si terrible. Impossible d’en parler ». Jan Ruff O’Herne.



Femmes, de « Réconfort », Esclaves Sexuelles de l’Armée Japonaise pendant la Seconde Guerre Mondiale

On estime à environ cent à quatre cent mille le nombre de femmes forcées de fournir des services sexuels aux soldats japonais à la fois avant et pendant la seconde guerre mondiale. On les a appelé par différents noms : « femmes de réconfort » « esclaves militaires sexuelles » « EMS » et en japonais « figun ianfu » (euphémisme pour prostituées).

Ce programme d’esclavagisme sexuel a été approuvé à la « Conférence Impériale « composée de l’empereur, de représentants des forces armées japonaises et des principaux membres du cabinet ministériel et mis ne place après l’invasion de la Manchourie par le Japon en 1937. Ce système a donné lieu au viol de masse de femmes, le plus important et le plus méthodique de toute l’histoire. La police japonaise Kemp ai tai et ses collaborateurs ont participé activement à la capture et l’abduction de ces femmes dont certaines étaient à peine âgées de 11 ans et les ont emprisonnés dans des camps militaires connus sous le nom de « camps de réconfort » où elles étaient systématiquement violées par les soldats japonais, jusqu’à 50 fois par jour. Elles étaient battues, mal nourries, obligées de subir des avortements ou des injections pour les stériliser. Seulement un petit nombre ont survécu, souffrant de traumatismes physiques et émotionnels graves.

Les premiers camps ont été établis au japon en 1932 pendant la bataille de Shangai, mais suite à la seconde guerre sino japonaise de 1937, ces camps ont été installés en terres occupées par les japonais en Asie et dans le Pacifique. Majoritairement coréennes (environ 80%), parmi ces femmes on trouvait aussi des japonaises, et d’autres femmes des pays occupés tels Taiwan, les Philippines, l’Indonésie (à l’époque colonie hollandaise), le Burma, et les îles du pacifique. L’objectif avoué des responsables japonais c’était de soutenir le moral des troupes japonaises en leur fournissant des divertissements sexuels tout en contrôlant les risques sanitaires liés à la prostitution et d’éviter l’espionnage.

A la fin de la seconde guerre mondiale, le seul tribunal militaire érigé pour juger ces abus sexuels s’est tenu à ce qui allait devenir Jakarta, la capitale de l’Indonésie (alors appelée Batavia) en 1948. Plusieurs officiers japonais ont été poursuivis pour avoir obliger 35 femmes hollandaises à servir dans ces camps. Le même tribunal a complètement ignoré les mêmes poursuites déposées par des femmes indonésiennes et d’autres femmes d’origines ethniques différentes.

En Corée, l’histoire des femmes esclaves sexuelles n’a réellement été portée à la connaissance du public qu’à la fin des années 80. La communauté internationale a commencé à en entendre parler en décembre 1991, quand un certain nombre de ces femmes anciennes esclaves sexuelles des japonais, ont déposé une plainte collective contre le gouvernement japonais demandant des compensations pour ce qu’elles avaient subi durant l’occupation japonaise de leur pays. Le gouvernement japonais a complètement nié une quelconque implication lors d’une réunion officielle à Diet en juin 1990. C’est alors que s’est crée le Conseil Coréen pour les Femmes Enrôlées de Force comme Esclaves Sexuelles par le Japon en novembre 1990 qui depuis a toujours soutenu et défendu les femmes victimes de ce viol de masse. Ce conseil demande au gouvernement japonais :

Que le gouvernement japonais admette l’enrôlement forcé de femmes coréennes comme femmes de réconfort

Que le gouvernement japonais fasse des excuses publiques

Que toutes ces barbaries soient totalement rendues publiques

Qu’un mémorial soit crée pour les victimes

Que les survivantes et leurs familles en souffrance reçoivent des compensations

Que ces faits soient continuellement inclus dans les programmes d’histoire et enseignés pour qu’ils ne se répètent pas.

Coordonnées internet de ce Conseil http://www.womenandwar.net/english/menu_014.php

En 1992, un professeur d’histoire japonais Yoshimi Yoshiaki a rendu public des documents qu’il avait obtenus de la Librairie de l’Institut National de la Défense, obligeant ainsi le gouvernement japonais a lancé une enquête sur le sujet. Suite à cette enquête, le gouvernement japonais a finalement admis l’organisation et l’existence très répandues pendant la guerre de ces camps de « réconfort ». Dans un rapport publié en 1993, le « gouvernement japonais admettait la tromperie, la coercition et l’implication officielle dans le recrutement des femmes de « réconfort »… Mais il s’est toujours refusé à offrir directement des compensations.

Un fond de compensation privé l’a fait à partir de 1995, dépendant de dons privés, mais la plupart des survivantes ont refusé de demander quoi ce soit considérant que c’était le gouvernement japonais le premier responsable donc lui qui devait verser ces compensations. Ce fond devrait être fermé en mars de cette année. L’ancien premier ministre japonais qui était à la tête de ce fond, Tomichi Murayama, considère qu’il a atteint son objectif. Les organisations qui soutiennent les femmes esclaves sexuelles protestent accusant Tokyo de fuir ses responsabilités. Le nouveau premier ministre japonais Shinzo Abe s’est attiré la colère des coréens en déclarant récemment que « il n’y avait pas de preuve qu’il y avait eu coercition ». Une attitude révisionniste qui n’est pas du tout du goût des victimes survivantes.

Du 7 au 13 décembre 2000 s’était tenu à Tokyo le tribunal de guerre sur l’esclavage sexuel par l’armée du japon organisé par le mouvement international des femmes, et qui s’était terminé par la condamnation de l’empereur japonais Hirohito et du gouvernement japonais, jugés coupables. Le but de ce tribunal c’était de rechercher la vérité, clarifier les responsabilités de ceux ayant perpétrés de tels crimes, à la fois au niveau de l’état et des individus, et de restaurer la dignité des survivantes et leur faire justice, puisque le gouvernement et les tribunaux japonais avaient fui leurs obligations.

Les Oubliées

Certaines de ces survivantes, après s’être murées dans le silence, ont finalement accepté de parler de l’expérience traumatisante qu’elles avaient vécue. C’est le cas de Jan Ruff – O’Herne qui lors d’une interview dans un media australien a évoqué cette terrible expérience.


Ci dessous quelques extraits de cette interview.


« C’est quelque chose que vous aimeriez dire, le crier. Mais vous ne pouviez jamais en parler car la honte était trop grande. C’est quelque chose que personne ne peut imaginer, de vivre avec cela pendant 50 ans. Une chose si terrible. Impossible d’en parler ». Jan Ruff O’Herne.


Jan Ruff O’Herne est une femme douce qui vit dans un quartier calme d’Adélaïde (Australie). Pendant des décennies cette mère et grand-mère a gardé un terrible secret – une expérience de son passé tellement honteuse qu’elle craignait constamment que ces enfants ne l’apprennent un jour.


Jan et sa famille ont été fait prisonnieres quand les japonais ont envahi l’Indonésie pendant la seconde guerre mondiale. Jan a été retirée du camp de prisonnier et obligée de devenir esclave sexuelle. Apres que 3 coréennes eurent révélé à la face du monde ce qu’elles avaient enduré, Jan a décidé elle aussi de parler, 50 ans après cette terrible expérience. Ses enfants bien que choqués par l’histoire de leur mère ont décidé de la soutenir dans sa nouvelle mission : faire campagne dans le monde entier pour la protection des femmes en temps de guerre.


Jan Ruff O’Herne


« J’ai grandi dans les anciennes colonies hollandaise de l’est indien, constituant maintenant l’Indonésie. Née en 1923, j’ai eu l’enfance la plus magnifique. Quand la guerre dans le Pacifique a éclaté, et puis que les japonais ont envahi Java en mars 1942, c’est alors que cette magnifique vie s’est terminée parce que les japonais ont emprisonné tous les civils – pas seulement les hommes, mais aussi les femmes et les enfants – dans des camps japonais. Et j’étais avec ma famille et j’ai été internée pendant 3 ans et demi dans un camp japonais. Famine, torture, punitions, maladies, vous savez. J’ai vu tous les jours des personnes mourir. »


Apres la guerre elle a été envoyée en Hollande comme tous les internés hollandais. Elle a rencontré son mari, un soldat britannique, l’a épousé et rejoint en Grande Bretagne. En 1960, la famille a émigré en Australie.


Jan : « En 1992, 50 ans après, je me souviens avoir entendu les nouvelles que la guerre avait éclaté en Bosnie et que des femmes y avaient été violées. Puis j’ai vu à la TV les femmes coréennes « de réconfort ». Ces femmes sud coréennes « de réconfort » étaient les premières à parler. Et je les ai regardé dans mon salon. Et elles demandaient justice et des compensations et une excuse plus que tout autre chose. Elles voulaient que le gouvernement japonais s’excuse. Et elles n’obtenaient rien. Et j’ai pensé : « je dois soutenir ces femmes. Maintenant il est temps de parler. »


Il devait y avoir une audition internationale sur les crimes de guerre japonais en décembre 1992 à Tokyo. On m’a demandé si je voulais être témoin. Mais avant que je ne puisse faire cela, bien sûr, je devais en parler à ma famille. Je devais en parler à Eileen et Carol. Vous savez, comment pouvez vous dire une chose pareille à vos filles ? La honte était encore tellement grande vous savez. Je devais leur dire, mais je ne pouvais pas leur dire face à face. »


Jan a remis deux enveloppes à ses filles avec son histoire écrite intitulée : « cri d’une violée ». Toutes deux ont été profondément choquées d’apprendre l’histoire terrible de leur mère.


Jan : « J’étais dans le camp depuis deux ans. Ils ont donné l’ordre que toutes les jeunes filles de 17 ans devaient se mettre en ligne dans la cour. Des hauts gradés militaires ont marché vers nous et nous ont scruté de la tête aux pieds, regardant notre visage, nos jambes, et c’était très certainement un processus de sélection qui était en cours.


On nous a obligé à monter dans un camion ouvert et on nous a emmené dans celui-ci comme si nous étions du bétail. Et je me souviens nous étions effrayées et nous nous accrochions à nos petites valises et nous nous accrochions les unes aux autres. Et le camion s’est arrêté devant une grande maison coloniale hollandaise, et on nous a dit de sortir. Quand nous sommes rentrés dans la maison, on nous a dit que nous étions là pour le plaisir sexuel de l’armée japonaise. En fait, nous nous sommes retrouvées dans un bordel. C’était un bordel. Et, vous savez, notre monde s’est écroulé sous nos pieds. Et nous avons commencé directement à protester. Nous avons dit que nous avions été forcèes à faire cela, qu’ils ne pouvaient pas faire cela, qu’ils n’avaient aucun droit de le faire, que c’était contre la Convention de Genève, et que nous ne le ferions jamais. Mais ils ont tout simplement ri de nous, vous savez, ils ont simplement ri. Ils ont dit qu’ils pouvaient faire de nous ce qu’ils voulaient.


J’avais toujours voulu devenir une nonne, vous savez. J’ai été élevée par les soeurs franciscaines de l’école primaire jusqu’au collège, et j’avais toujours voulu être nonne. Je veux dire, alors de réaliser, vous savez…Ouai, ce qui allait arriver. Je ne peux le décrire. On nous a donné des noms de fleurs et ils étaient accrochés à nos portes, vous savez. Je ne peux me souvenir de mon nom de fleur japonais. Je ne voulais tout simplement rien savoir là dessus. Ils ont commencé à nous emmener de force l’une après l’autre. Et je pouvais entendre tous les cris venant des chambres, vous savez, et vous attendez votre tour, vous savez. Et puis il y a eu ce gros officier japonais chauve qui me regardait, me souriant, et j’ai beaucoup lutté, mais il m’a juste entraînée de force vers la chambre. Et j’ai dit « je ne vais pas faire cela » et il a dit « bon, je te tuerai. Si tu ne te donnes pas à moi, je te tuerai. ».


Et il a effectivement sorti son sabre. Je suis tombée à genoux et j’ai dit mes prières et j’ai senti que Dieu était très proche. Je n’avais pas peur de mourir. Et comme je priais, il…il n’avait pas l’intention de me tuer bien sûr. Il m’a simplement jetée sur le lit – m’a tenu, ma jeté sur lit et a déchiré tous mes vêtements et m’a violé de la façon la plus brutale. Et, j’ai pensé qu’il ne s‘arrêterait jamais. C’était le plus…le plus horrible… Je n’avais jamais pensé que souffrir pourrait être aussi terrible. Puis il a quitté la pièce et j’étais complètement choquée. J’ai pensé : « je veux allé à la salle de bain. Je veux laver tout cela, je veux supprimer toute cette honte, toute cette saleté. Juste me laver pour faire disparaître tout cela, laver tout cela pour le faire disparaître. »


Et quand je suis arrivée à la salle de bain, toutes les autres filles étaient là. Nous étions toutes là dans la salle de bain, vous savez, toutes complètement hystériques et pleurant et essayant de laver cette saleté, vous savez, la honte. En une nuit nous avons perdu notre jeunesse. Nous avons perdu notre innocence, notre jeunesse. Nous étions un petit groupe de fille tellement pitoyables, et nous nous embrassions juste les unes les autres. Et combien de fois chacune d’elle a été violée cette nuit ? Vous savez, je n’oublierai jamais la première nuit. Et nous nous sentions tellement sans défense. Et cela allait arrivé depuis, nuit après nuit. »


Sa fille Eileen après avoir lu la lettre est allée voir sa mère et l’a entourée de ses bras en pleurant. I[« Je ne pouvais pas parlé, je ne pouvais pas…je ne pouvais rien lui dire, rien n’aurait pu être suffisant…. Il n’y avait rien – juste mettre mes bras autour d’elle je pense que c’était le plus parlant. »]i


Jan : « Toutes ces années, j’avais tellement honte. Vous pensez « qu’est ce qu’ils vont penser de moi ? Vous savez ? « Je ne peux pas le dire. Qu’est ce qu’ils vont penser de moi » Et puis d’avoir cette réaction magnifique, vous savez, cette étreinte – tout est dit dans cette étreinte. Vous essayer de vous cacher. Vous essayez de vous enfuir et vous essayez de vous cacher quelque part. »… Vous ne pouvez pas vous cacher de toute façon vous être rattrapé à la fin vous savez. »


« La peur, la peur. Je n’oublierai jamais cette peur. Vous savez, elle court tout le long de votre corps comme un courant électrique. Et cette peur ne m’a jamais quitté pendant toute ma vie. Je peux ressentir cette peur parfois la nuit quand je suis assise ici dans mon salon, regardant par la fenêtre, et quand il commence à faire nuit. Et même maintenant, quand je vois qu’il commence à faire nuit je peux encore ressentir cette peur qui m’envahit, vous savez ? Elle ne m’a jamais vraiment quittée. Vous arrivez à un moment ou vous pensez, « j’ai tout essayé. Qu’est ce que je peux faire. Qu’est ce que je peux faire de nouveau ? » Je me suis coupée les cheveux. J’ai pensé que si je me faisais le plus laide possible personne ne voudrait de moi. Et j’avais l’air vraiment horrible, vraiment laide. Et les autres filles ont dit « Oh, Jan, qu’est ce que tu as fait ? Qu’est ce que tu as fait » J’ai dit : « peut être qu’ils ne me voudront plus maintenant. »


Cela a fait de moi un objet de curiosité. Et ils me voulaient encore plus parce que j’étais la fille qui avait coupé ses cheveux. Cela… vous savez la fille chauve, vous savez. « Nous voulons tous la fille chauve. » Cela a juste eu l’effet opposé pour une raison ou pour une autre, vous savez ? Donc cela ne m’a fait aucun bien.


Il y avait une pièce aménagée où nous devions être examinées chaque semaine contre les maladies sexuelles. Chaque semaine, quand le médecin avait l’habitude de venir pour les examens, ils laissaient la porte ouverte, les fenêtres ouvertes, et ainsi les soldats japonais étaient invités à regarder alors que nous étions examinées, vous savez. Quand le docteur est arrivé, je suis allée vers lui et je lui ai dit « écoutez je veux que vous sachiez que nous sommes ici contre notre volonté. Utilisez votre influence. Allez voir les plus hautes autorités, dites leur, qu’on nous force à faire cela. » Il a juste ri et il a finit par me violer lui-même. Et depuis ce temps, chaque fois que le docteur venait pour sa visite régulière, il avait l’habitude de me violer d’abord. Même le docteur m’a violé.


Et cela a continué, semaine après semaine, mois après mois. Et nous étions complètement réduites à l’état d’épaves. J’avais été battue tant de fois. A un moment donné, je me souviens avoir été assise au bordel, il faisait presque nuit, et j’ai sorti un mouchoir. Et j’ai demandé aux autres filles si elles voulaient bien écrire leurs noms sur le mouchoir. Et elles l’ont fait. Je voulais avoir garder d’elles un souvenir pour toujours. Vous savez, je voulais avoir quelque chose de solide pour me souvenir pour toujours. Donc elles ont toutes écrit leur nom sur le mouchoir, brodé sur ce mouchoir.

Un jour, on nous a dit de faire nos valises et on nous a emmené au camp de transit. J’ai alors été réunifiée avec ma mère et mes deux plus jeunes sœurs. Et de voir de nouveau ma mère, vous savez, après tant de temps. Et ma mère a regardé ma tête chauve, vous savez, et a craint le pire. Et cette première nuit, je ne pouvais même pas parler ou lui dire quelque chose. J’ai juste … Je peux le ressentir maintenant, j’étais dans les bras de ma mère, vous savez, à l’ombre de ses bras, vous savez, ses bras autour de moi. Et elle a juste caressé ma tête, vous savez, elle caressait continuellement ma tête chauve. Et je suis restée dans les bras sécurisant de ma mère, et nous n’avons pas parlé, nous sommes restés comme cela. Et puis le jour suivant, je lui est raconté ce qui était arrivé et ainsi ont fait les autres filles. On avait toutes ces filles avec leurs mères, vous savez. Et les mères ne pouvaient tout simplement pas faire face à cette histoire, ce qui était arrivé à leurs filles, vous savez. C’était trop pour elles – elles ne pouvaient pas affronter tout cela. Et nous avons juste raconté ce qui c’était passé à nos mères une seule fois. Et nous n’en avons plus jamais parlé – C’était tout simplement trop pour elles. »


Extraits d’une Interview réalisée par Caroline Jones, parue dans Australian Stories le 30/08/01

http://www.abc.net.au/austory/transcripts/s351798.htm

Production et Recherche : Margaret Parker

Synthèse et traduction en français Mireille Delamarre pour www.planetenonviolence.org



"Femmes de réconfort": le PE réclame des "excuses" à Tokyo

le 17/12/2007 à 6h20  par AFP

Le texte, non contraignant, invite le gouvernement japonais "à, de manière claire et sans équivoque, reconnaître officiellement, accepter et présenter ses excuses pour la responsabilité historique et juridique de ses forces armées impériales pour avoir contraint à l'esclavage sexuel des jeunes femmes".

Selon les historiens, au moins 200.000 jeunes femmes asiatiques, en majorité coréennes, ont été contraintes de se prostituer dans les bordels de l'Armée impériale japonaise. Pour le PE, il s'agit là de "l'un des cas les plus graves de traite d'êtres humains au XXème siècle".

En 1993, Tokyo a exprimé ses "sincères excuses et regrets" en reconnaissant que l'armée japonaise avait été impliquée "directement ou indirectement" dans cet esclavage sexuel.

En mars dernier, l'ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe avait toutefois déclaré qu'aucune preuve n'attestait l'existence d'une telle pratique.

Le PE, qui estime que le Japon "n'a jamais complètement révélé l'ampleur réelle de ce système d'esclavage sexuel", appelle encore Tokyo à lever les "obstacles actuels à l'obtention d'une réparation devant les juridictions japonaises".

Le texte demande ainsi que soient développés des "mécanismes administratifs efficaces pour apporter réparation à toutes les victimes survivantes (...) ainsi qu'aux familles des victimes décédées".

La priorité doit être donnée "aux actions en réparation introduites par les survivantes de l'esclavage sexuel, en tant que crime en droit international, compte tenu de leur âge", indique encore la résolution.

Enfin, le PE invite le gouvernement japonais à "réfuter publiquement toute déclaration visant à nier que des +femmes de réconfort+ aient été contraintes et réduites en esclavage".

Un soldat britannique et une "femme de réconfort" libérée (photographie de présentation)



Femmes de réconfort : esclaves sexuelles de l'armée japonaise

Femmes de réconfort : esclaves sexuelles de l'armée japonaise

Publié par Anonyme sur le blog philippepoisson-hotmail.com, il y a 9 mois

Résumé : Une bande dessinée révèle les blessures des « femmes de réconfort ». Pendant l'occupation de la Corée par le Japon, lors de la seconde guerre mondiale, près de 200 000 femmes coréennes ont été kidnappées, déportées, violées, battues, tuées, abandonnées. Peu en ont réchappé, et les…

http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-28283991.html




 

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