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http://49.img.v4.skyrock.net/49d/prisonbreak-002/pics/652777182_small.jpgEVRY le 23/03/2010 (Actualisé le 23/03/2010 à 18h00) - AFP
   
L'association culturelle de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne), qui gère notamment la location de téléviseurs aux détenus, ne redistribuait pas l'argent accumulé, et présentait, fin 2009, un solde positif de 800.000 euros, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

    Selon Le Parisien, qui a révélé l'information mardi, cette association, "réputée pour son opacité", "fut longtemps noyauté par le syndicat Force Ouvrière, majoritaire au sein de la maison d'arrêt".


    Contacté par l'AFP, FO a indiqué se réserver "un droit de réponse".


    L'observatoire international des prisons (OIP), dans son compte-rendu d'activité 2009, dont l'AFP a obtenu copie, souligne : "les comptes de l'ASSODAS (association de soutien et de développement de l'action socio-culturelle et sportive) présentaient fin 2009 un solde positif de près de 800.000 euros, accumulés au fil des années grâce aux cotisations auxquelles doivent se soumettre les détenus" pour la location de téléviseurs, les activités socio-culturelles et le salon de coiffure.


    "Si l'association dépense maintenant, à peu près, chaque année, l'argent qui est rentré, les 800.000 euros accumulés au fil des années ne profitent guère aux plus démunis. (...) Une gestion peu claire de l'association a par ailleurs conduit la direction, à l'été 2009, à relever le président de ses fonctions", note ce compte-rendu.


    Guillaume Didier, porte-parole de la Chancellerie, a précisé à l'AFP que ces associations doivent faire bénéficier les détenus d'un éventuel excédent, soit en mettant gratuitement la télévision à disposition des détenus les plus pauvres, soit en organisant des activités socio-culturelles.


    La location des téléviseurs représente, selon l'OIP, 95% des recettes de l'association, "soit 740.000 euros en 2008"


    Trois systèmes de gestion de la location des téléviseurs aux détenus existent en France : la gestion privée (une cinquantaine d'établissements), la gestion publique, via le directeur de la prison (une centaine d'établissements) ou une association socio-culturelle (une cinquantaine d'établissements).


    Selon Guillaume Didier, la gestion privée offre un tarif fixe de 18 euros par mois, tandis que dans la gestion publique, les prix vont de cinq à 40 euros, avec des prestations différentes.


    "Michèle Alliot-Marie a demandé, il y a plusieurs semaines, l'harmonisation des tarifs (de la location de téléviseurs), mais aussi que l'on fasse un point sur ces associations, qu'un cahier des charges national soit établi. Les solutions devraient être présentées avant l'été", a-t-il encore précisé.


    Contacté par l'AFP, l'UFAP, second syndicat de surveillants de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, craint un "amalgame", "que l'on dise que les surveillants volent les détenus".

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