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En écrivant ce livre, j’ai voulu montrer aux lecteurs ce qu’était une véritable enquête de Police. Rien à voir avec toutes ces séries de télévision où l’on voit le flic outillé comme un porte-avion qui par l’opération du Saint-Esprit résoudra toutes ces enquêtes.


J’ai voulu montrer la réalité du métier de flic, ou plus exactement de Flic de terrain. Celui qui sait quand il commence son travail, mais qui ne sait pas quand il le terminera. Celui qui passe des heures les fesses dans une voiture ou une entrée d’immeuble à attendre le flagrant délit ou la sortie du truand pour mieux « le sauter ». Celui à qui on ne passe rien, pas la moindre petite erreur, que l’on appelle vulgairement bavure. Bref, une vie à traquer les criminels de tous types sans attendre une quelconque reconnaissance.


J’ai voulu que ces flics de terrain dont j’ai fait partie sortent un peu à la lumière. On ne parle que de ces Hommes surnommés pompeusement « des Grands flics » mais jamais du Gardien ou de l’Inspecteur qui cherche le tuyau, la belle affaire. Or pas de grands flics sans une bonne équipe derrière.


J’ai voulu faire partager le quotidien du flic de terrain. Sans doute est-ce aussi une forme de thérapie afin d’essayer d’évacuer certaines images qui resteront gravées dans ma mémoire. Car comment oublier cet enfant de 8 ans reposant dans sa chambre violemment assassiné par un type qui est reparti avec à peine une centaine d’euros. Comment oublier le visage de cette fillette martyrisée et violée par son père à l’âge de 10 ans.


Il n’y a pas plus beau métier que celui d’être utile à l’autre. J’ai voulu lever un peu le voile sur ce boulot qui quelque part m’a donné beaucoup de satisfaction.

 

Chroniques d’un flic chez les voyous

Auteur : Patrice Henry

Genre : Témoignage


 

 

http://7ecrit.com/wp-content/uploads/2012/05/patrice-henry.jpgPatrice Henry le dit crûment : dans le jeu du chat et de la souris qui se trame entre flics et voyous, le vice est une qualité… Dans son deuxième livre, ce policier retraité raconte des affaires qui ont souvent eu comme cadre le Mulhouse des années 80.

 

Curieux hasard : Patrice Henry demeure, dans les Vosges, à quelques mètres du lieu où, dans les eaux noires de la Vologne, fut retrouvé le corps d’un enfant prénommé Grégory. Ce lieu où débuta l’un des faits divers les plus médiatiques de ces dernières décennies.


Patrice Henry n’a pas eu à s’occuper de cette affaire. Mais il en a suivi beaucoup d’autres. Les crimes et délits ont occupé sa vie professionnelle ; depuis sa retraite, en 2008, elles remplissent les pages de ses livres. Son premier ouvrage, publié en 2009, s’intitulait Mémoires d’un flic infiltré ; le second, qui vient de sortir, a pour titre Chroniques d’un flic chez les voyous.


« Ce sont toujours des histoires vraies, précise l’auteur. Seuls les noms sont changés. Certaines personnes ont été remises en liberté, et vivent une vie normale… Je voulais montrer le quotidien d’un vieux poulet, le boulot d’un flic à l’ancienne. Cette réalité n’est pas la même que celle des séries télés. » Mais, à l’écouter et le lire, elle lui ressemble quand même un peu…


Patrice Henry construit ses livres sur le ressort « flic contre voyou ». Il décrit un boulot qui tient plus du cow-boy que de l’employé. « Je n’ai jamais dit que j’étais fonctionnaire, car un fonctionnaire, ça travaille de 8 h à midi, et de 14 h à 18 h. Moi j’arrivais au bureau à 8 h et je ne savais pas quand je rentrais : ça pouvait être trois ou quatre jours après… Une fois, une filature nous a menés jusqu’à Perpignan ! J’avais toujours une brosse à dents dans mon sac. » « Il a peu vu grandir sa fille, et pourtant Dieu sait qu’il a aimé ce foutu job ! », lance, avec un brin de grandiloquence, la quatrième de couverture.


Pour Patrice Henry, devenir « flic » – « Pour moi, ce n’est pas un terme péjoratif, au contraire » – était une vocation. Et plus particulièrement à la PJ, la police judiciaire : « Il y a des jeunes qui veulent devenir docteurs pour soigner leur maman ; moi, je voulais être flic pour arrêter les méchants. »


Originaire de Nancy, il a exercé essentiellement à Mulhouse (entre 1979 et 1988), Paris et Remiremont. Ce deuxième livre s’inspire beaucoup de la période mulhousienne. « J’y ai vécu certaines des affaires les plus intéressantes. À l’époque, il y avait un vrai milieu de voyous dans cette ville. La nuit on discutait, le jour on se disputait… »


C’était le fameux jeu du plus malin. « Il faut être plus vicelard que celui d’en face. » Il le dit tout de go : « Un bon flic d’investigation doit avoir du vice. Mais dans le boulot uniquement… Je n’ai jamais eu de remords de faire arrêter quelqu’un qui vend la mort. Mais j’ai croisé quelques voyous que je considère comme de beaux mecs. Il y en a certains, je les croiserais en ville, j’irais boire un coup avec eux… »


Dans ce livre, Patrice Henry raconte pas mal de ses « coups de vices » (lire ci-dessous) à la recherche du fameux « flag », le flagrant délit, le « nirvana » du flic d’investigation. Il a quitté le métier peu après que sa hiérarchie lui a demandé de communiquer le nom de ses informateurs. « J’ai refusé de le faire. Mais j’ai toujours su de quel côté je me trouvais. J’en ai trouvé, du pognon, dans ces affaires et je n’ai jamais été tenté d’en prendre. Pour moi, un flic peut se faire passer pour voyou, mais ne peut être à la fois flic et voyou. C’est soit l’un, soit l’autre. On ne peut pas passer une mi-temps dans chaque camp… » - Le 29/12/2012 à 05:00 par Hervé de Chalendar

 


Police - Gendarmerie - Femmes (204)

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