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http://static.decitre.fr/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/9/7/8/2/9/1/6/5/9782916546483FS.gifRudolf Brazda regarda la grille du camp une dernière fois. Il pouvait partir. C'était fini... Quelques semaines plus tôt, il était encore le matricule 7952, le cinquième à porter ce numéro. Il y avait eu, avant lui, deux Polonais. Transférés. Deux ressortissants du Reich. Décédés. Mais des cinq, il avait été le seul déporté pour homosexualité, le seul à porter un triangle rose. A l'aube de ses 97 ans, Rudolf Brazda nous livre ici un témoignage unique et rare, étayé par un rigoureux travail de recherche historique. De la montée du nazisme en Allemagne à l'invasion de la Tchécoslovaquie, de l'insouciance du début des années 1930 à l'horreur du camp de Buchenwald, cet ouvrage révèle - et c'est une première - le détail des enquêtes policières ayant visé de nombreux homosexuels dans l'Etat nazi. Il aborde également, avec tact mais sans tabou, la question de la sexualité dans un camp de concentration. C'est l'histoire d'un Triangle rose...

 

Rudolf Brazda : né en 1913 de parents tchèques émigrés en Allemagne, il sera condamné deux fois par le régime nazi en raison de son homosexualité, puis déporté à Buchenwald. Il y passe trente-deux mois jusqu'à sa libération en avril 1945 et réside en !'rance depuis. Jean-Luc Schwab : lorsqu'en 2001 il rejoint une association travaillant à la reconnaissance de la déportation des homosexuels, il est loin d'imaginer que le dernier survivant de ces déportés habile tout prés de chez lui, dents la région de Mulhouse Devenu le confident de Rudolf Brazda, il a recueilli son témoignage et l'a recoupé avec un travail de recherche historique.

 

  • Date de parution : 05/05/10
  • Editeur : Florent Massot
  • ISBN : 978-2-916546-48-3
  • EAN : 9782916546483
  • Présentation : Broché
  • Nb. de pages : 253 pages

 

Rudolph Brazda, le probable dernier survivant déporté pour homosexualité dans les camps nazis, offre à l'aube de ses 97 ans un témoignage unique et bouleversant.

 

Le probable dernier «Triangle rose» survivant des camps nazis, Rudolf Brazda, livre à l'aube de ses 97 ans un témoignage unique et bouleversant sur l'histoire des déportés pour homosexualité.


Matricule 7952 au camp de concentration de Buchenwald à partir de 1942, Rudolf Brazda est né en 1913 près de Leipzig de parents tchèques émigrés en Allemagne. Il sera condamné deux fois par le régime nazi en raison de son homosexualité, puis déporté. Il a passé 32 mois à Buchenwald, jusqu'à sa libération en avril 1945 et réside depuis dans l'est de la France.


L'ancien déporté avait accordé à TÊTU sa première grande interview, dans le numéro de janvier 2009, juste après qu'il a été «retrouvé» à l'occasion du mémorial de la déportation homosexuelle inauguré à Berlin (lire notre article).

 

« Le doute de l'historien »


Pour cet ouvrage, Rudolf Brazda. Itinéraire d'un Triangle rose, l'auteur, Jean-Luc Schwab, s'est entretenu pendant plusieurs centaines d'heures avec l'ancien déporté et a recoupé son récit avec des documents d'époque, d'autres témoignages et des recherches dans les archives allemandes, tchèques et françaises.


« Ce travail de reconstitution a été passionnant mais j'ai bien conscience qu'il ne peut se prétendre exhaustif (…). J'ai privilégié le doute de l'historien aux affirmations qui ne pouvaient être vérifiées », explique l'auteur.


Le témoignage de Rudolf Brazda constitue une facette d'une vérité historique assez peu documentée, la déportation pour homosexualité, mais raconte aussi la vie d'un homme à la capacité d'émerveillement toujours intacte malgré les épreuves et son grand âge.


Contraint à Buchenwald de porter le «Triangle rose», Rudolf est soumis au travail forcé, aux sévices. Il survit grâce à la «chance» qui selon lui ne l'a jamais quitté.

 

Un « après » plus heureux


Après la libération du camp, il s'installe en Alsace avec un compagnon qui partagera sa vie pendant plus de 50 ans. Il raconte aussi cet «après» beaucoup plus heureux.


Sous le nazisme, plus de 50.000 homosexuels ont été condamnés en vertu d'un article du code pénal abrogé seulement en 1969. Selon les estimations, entre 5.000 et 15.000 homosexuels ont été déportés dans les camps de concentration, où la grande majorité d'entre eux sont morts.


Des déportés homosexuels ont été souvent soumis à des expérimentations médicales affreuses: injections hormonales, voire lobotomies ou castrations.

 


Par Rédaction lundi 03 mai 2010, à 16h3

http://www.tetu.com/actualites/france/livre-le-temoignage-bouleversant-du-dernier-triangle-rose-survivant-17049

 

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