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Le choix des libraires : Choix de Marc Rauscher de la librairie BIRMANN MAJUSCULE à THONON-LES-BAINS, France (visiter son site) - 28/12/2011

http://www.leglobelecteur.fr/public/france/.jayne_mansfield_1967_s.jpgLe 29 juin 1967, Jayne Mansfield trouvait la mort dans un accident de voiture sur une route de la Nouvelle-Orléans ; à bord de la Buick, son amant fut lui aussi tué, les enfants et les chiens sur la banquette arrière s'en sortirent indemnes.


Mais qui était réellement Jayne Mansfield - la plus belle poitrine d'Hollywood ? De sa carrière d'actrice il ne reste pas grand-chose, la belle blonde, qui a su faire de son image un objet de marketing et ne refusait jamais un contrat est surtout une sorte de tautologie : Jayne Mansfield est célèbre parce qu'elle est célèbre comme pourront l'être plus tard Lova Moore ou encore Paris Hilton. Simon Liberati nous fait revivre la dernière année de la starlette dont la mort sonnera le glas d'un certain système hollywoodien, en nous entrainant dans les coulisse du show-business mais aussi en nous faisant partager l'entrevue ahurissante (qui à elle seule vaut la lecture de ce livre !) entre Jayne et Anton La Vey, fondateur de l'Église de Satan, lui aussi assoiffé de notoriété. Dans un style parfois féroce, l'auteur fait le portrait d'une femme touchante mais offre aussi une critique acerbe de l'Amérique de la fin des années 60.

 

  • Les présentations des éditeurs : 13/09/2011

 

« Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967 sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à La Nouvelle-Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle. »

Dans cette Buick broyée se trouvait une femme, une Hollywood movie star de trente-quatre ans, danseuse nue à Las Vegas, célébrissime sex-symbol des années 50.


Simon Liberati ressuscite Jayne Mansfield, l'actrice méconnue la plus photographiée au monde, fouille amoureusement dans les recoins les plus ténébreux de sa vie, retrace ses dernières heures en plein été hippie, lesquelles disent aussi le crépuscule de l'âge d'or hollywoodien. Au programme : perruques-pouf, LSD 25, satanisme, chihuahuas, amants cogneurs, vie désaxée, mort à la James Dean, cinq enfants orphelins et saut de l'ange dans l'underground.


Une oraison funèbre et morbid chic dans la droite ligne de Truman Capote et Kenneth Anger.

Simon Liberati est né en 1960 à Paris. Il est l'auteur aux éditions Flammarion de trois romans : Anthologie des apparitions (2004), Nada exist (2007), et L'Hyper Justine (2009, prix de Flore).


  • La revue de presse Baptiste Liger - Lire, décembre 2011

 

Prix Femina 2011, Jayne Mansfield 1967, de Simon Liberati reconstitue avec empathie le destin tragique de cette actrice mal connue...


Ni biographie ni document à la Hollywood stories, Liberati signe un hommage sincère et élégant à une femme d'exception - et à la gent féminine en général -, ainsi qu'une critique acerbe du star-système qui, par essence, dévore ce qu'il aime. Aujourd'hui comme hier.

 

  • La revue de presse Cécile Guilbert - le Magazine Littéraire, octobre 2011

 

Un « diable de volonté et d'intelligence » que Simon Liberati saisit, à ce moment aussi crépusculaire que fascinant où, déchue du star system de l'ancien Hollywood, flanquée d'un amant alcoolique et cogneur, acoquinée avec le fondateur d'une secte sataniste dans les parages de laquelle grouillent les garbage people de Charles Manson, grossie, droguée, acceptant de se produire dans des cabarets minables et même d'inaugurer des boucheries pour nourrir ses cinq enfants, Jayne Mansfield devient un monstre, un travelo, « un des freaks les plus spectaculaires de l'Internationale du spectacle ». Soit l'auteur d'une « vaste et unique performance ». Celle-là même dont, on l'aura compris, Jayne Mansfeld 1967 constitue le parfait reliquaire.

 

  • La revue de presse Jean-Claude Gallotta - Le Monde du 1er septembre 2011

 

Simon Liberati conte la dernière année de la star sex-symbol, morte dans un accident de voiture à 34 ans. Tout comme Mulholland Drive, de David Lynch, par son côté diabolique et ces folies hollywoodiennes, ou Ed Wood, de Tim Burton, par son humour noir et compassionnel envers les acteurs déchus, le livre est aussi fascinant que captivant...


Le livre par touches profondes sécrète une belle écriture...


Simon Liberati possède une grande érudition mais ne l'assène pas en bombardes fastidieuses. Il la distille au contraire en généreuses évocations. Il nous fait partager les derniers instants de la star, ses derniers gestes, ses dernières paroles, il nous dit comment elle s'évertuait à rendre jaloux ses amants fébriles et la manière qu'elle avait de se transformer en bombe sexuelle ou en accompagnatrice dévouée... Il nous décrit la vie intime du corps pulpeux de Jayne, un bijou éclatant voué à la torture des organes dilacérés dans l'accident.

 

  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 31 août 2011

 

« La vie est une immense cascade. Je voudrais rester figée au sommet», déclarait Jayne Mansfield en 1956 au magazine Life, qui, à l'actrice vedette de La Blonde et moi, consacrait sa couverture...


Ce n'est en rien une biographie qu'a écrite le très doué ­Simon Liberati, auteur remarqué d'Anthologie des apparitions (2004) et de L'Hyper Justine (2009). Pas plus qu'un essai, ni même un roman. Une méditation plutôt, intense et désenchantée, sur le basculement des sixties, la perte de l'innocence, le vertige obscène des apparences et de la gloire.

 

  • La revue de presse Thomas Mahler - Le Point du 25 août 2011

 

Simon Liberati retrace les dernières heures de la "Hollywood movie star". Déliquescent et magistral...


Ouvrant son Jayne Mansfield 1967 par un plan-séquence de ce crash de légende, Simon Liberati nous plonge dans les derniers mois d'une actrice qui avait fait du rose bonbon sa couleur de prédilection, mais dont le destin virait dangereusement au noir...


Depuis son Anthologie des apparitions (2004), premier roman remarqué inscrit dans le sillage de Jean-Jacques Schuhl et de Jean Lorrain, Simon Liberati fréquente avec délice les boulevards du crépuscule, fasciné par ces couchants où les beautés, la grâce et l'innocence se consument...


En moraliste conscient qu'une époque meurt aussi à travers ses starlettes, Liberati montre que le crépuscule du sex-symbol est celui de tout un star-system contrôlé par les nababs des studios, bientôt balayé par le Nouvel Hollywood.

 

  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 24 août 2011

 

Ce n'est en rien une biographie qu'a écrite le très doué ­Simon Liberati, auteur remarqué d'Anthologie des apparitions (2004) et de L'Hyper Justine (2009). Pas plus qu'un essai, ni même un roman. Une méditation plutôt, intense et désenchantée, sur le basculement des sixties, la perte de l'innocence, le vertige obscène des apparences et de la gloire...


Malgré son QI digne d'un Nobel, son application farouche à maîtriser « les minutes d'un destin machiné par elle-même », Mansfield n'aura pas échappé à cette malédiction, cette damnation, cette déchéance. Le titre de gloire que lui offre, avec élégance et tristesse, Simon Liberati : avoir été la star par laquelle est arrivé le crépuscule des idoles.

 

  • La revue de presse Emmanuel Hecht - L'Express, août 2011

 

La mort accidentelle de Jayne Mansfield inspire à Simon Liberati un récit brillant. Chronique d'une star broyée par une usine à rêves à bout de souffle : Hollywood...


D'emblée, ce récit fouillé jusqu'à la maniaquerie fait basculer un banal accident en une tragédie précédée d'une descente aux enfers. Le luxe d'hypothèses, de témoignages et de recoupements donne le vertige au lecteur, propulsé à son corps défendant dans ce bain de sang. L'étourdissement, proche de l'état hypnotique, est le prix à payer pour embrasser la vie déréglée d'une actrice sex-symbol des années 1950 et saisir la portée de ce requiem sur fond de guerre du Vietnam et de triomphe du mouvement hippie.

 

 

  • Les courts extraits de livres : 13/09/2011

 

Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967, sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à La Nouvelle-Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle.


Le premier témoin de l'accident et sa cause première se nommait Richard Rambo. Il conduisait un semi-remorque Western Star à dix-huit roues pour le compte de la société de fret Johnson Motor Lines. Le crash eut lieu à un kilomètre et demi du pont des Rigolets, un ouvrage d'art de mille trois cent quatre-vingt-huit mètres de long, construit en 1929 et qui serait en partie démoli par le cyclone Katrina en août 2005. D'origine française, le mot rigolet désigne en toponymie orléanaise un petit ruisseau. Il se prête mal à un aussi vaste paysage, débouché du lac Ponchartrain dans le lac Borgne à l'est du delta du Mississippi.


Au sortir des Rigolets, la chaussée longtemps rétrécie entre les poutrelles du pont s'élargit sur quatre voies, deux files de circulation et deux dégagements d'urgence. L'évasement suscite un appel du vide, une accélération massive. Selon le Fatality Analysis Reporting System, un rapport réalisé en 1970 par la NHTSA (National Highway Traffic Safety Administration), dans cette configuration les risques d'accident impliquant des poids lourds sont accrus en cas d'affluence ou de visibilité réduite.


Au moment fatal, vers deux heures et demie du matin, le jeudi 29 juin 1967, la route semblait déserte. Elle ressuscitait la vieille piste indienne, surnommée «chemin du chef menteur» (oulabe mingo), qui permettait aux éclaireurs choctaws de traverser les bayous de La Nouvelle-Orléans.


Après une bruyante montée en puissance, le camion de Richard Rambo allait atteindre sa vitesse de croisière quand le chauffeur aperçut au dévers d'une courbe, sur le bas-côté gauche de la route, un phare d'alerte clignotant qui émergeait d'un nuage de vapeur. Il passa au point mort, accéléra à vide et rétrograda à plusieurs reprises pour ramener son cinquante tonnes à l'allure d'un tracteur agricole sans brûler les freins ni fatiguer vainement les ampoules de feu stop. Arrivé à la hauteur du gyrophare, il reconnut à ses fumigations malodorantes un fogging truck.


Natif des Everglades, Rambo supportait depuis toujours les fogging trucks, des véhicules propulseurs de pesticides que l'État de Louisiane, à l'exemple de son voisin de Floride, affrétait pour lutter contre la prolifération des moustiques. Cette offensive chimique avait empoisonné les habitants des zones marécageuses pendant tout l'après-guerre. L'engin, une jeep Willys pick-up 1953 surmonté d'un petit canon comme une automitrailleuse, tenait davantage du blindé léger que du matériel de santé publique. Il cahotait et crachotait sans s'inquiéter de son sillage. Poussé par une brise venue du golfe du Mexique, le gaz aérosol CFC-DDT envahissait les quatre voies de la route.


Jayne Mansfield 1967

Auteur : Simon Liberati

Date de saisie : 28/12/2011

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Grasset, Paris, France

Collection : Ceci n'est pas un fait divers

 

 

Quelques vidéos utiles

 

  1. Jayne Mansfield And Other Outtakes - YouTube

    ► 10:00► 10:00
    www.youtube.com/watch?v=dL9xnAsR9YU24 nov. 2009 - 10 mn - Ajouté par DJMChicago
    This collection of blooper clips includes a slightly different version of the 1958 Golden Globes encounter ...
  2. Vidéo Ina - Léon ZITRONE et le décolleté de Jayne MANSFIELD ...

    ► 0:52► 0:52
    www.ina.fr/.../video/.../leon-zitrone-et-le-decollete-de-...11 juil. 2009 - 52 s
    Extrait d'une interview de Jayne MANSFILED par Léon ZITRONE attaqué par le petit chien Galina (?) dès qu'il ...
  3. Jayne Mansfield - Interview François Chalais 1957 - Vidéo ...

    ► 5:38► 5:38
    www.dailymotion.com/video/x7gd26_jayne-mansfield...19 nov. 2008 - 6 mn
    Jayne Mansfield - Interview François Chalais 1957 par le-pere-de-colombe. suite fermer ... Regarder plus de ...
  4. Vidéo Cannes - Jayne Mansfield et son mari en bateau, vidéo Jayne ...

    ► 1:44► 1:44
    www.ina.fr/.../video/.../jayne-mansfield-et-son-mari-en...3 juin 2010 - 2 mn
    Sur un bateau, Jayne Mansfield et son mari, en maillots de bain jouent de leur plastique. - Archives vidéos ...

 

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