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http://lh4.ggpht.com/_FZZrd678n1U/TLyJFUzK9WI/AAAAAAAAEIA/i50mmWd2aPs/JohnRabe.jpg En 1937, le directeur allemand d’une filiale de Siemens à Nankin, observe l’entrée des Japonais dans la ville. Face au massacre des civils qui s’annonce, il organise une zone de sécurité afin de tenter de sauver des milliers de Chinois.

C’est une fresque gigantesque qu’a réalisé, avec l’aide de la Chine, le cinéaste allemand Florian Gallenberger. Pour raconter l’histoire de John Rabe, il a eu accès au journal intime de cet homme né le 23 novembre 1882 à Hambourg et mort le 5 janvier 1950 à Berlin. John Rabe est arrivé en Chine en 1908 après des études de commerce et plusieurs années en Afrique. De 1911 à 1938, il travaille dans une filiale de la société Siemens à Nankin. En tant que dirigeant, John Rabe est membre du parti nazi. Il n’est pas sûr qu’il sache ce qui se passe dans son pays et ce qu’est réellement l’idéologie nazie. D’ailleurs, dans le film, on le voit s’opposer fermement à un nazi pur et dur venu reprendre la direction de l’usine au moment même où Rabe s’efforce de venir en aide aux civils chinois. Avec l’aide de diplomates étrangers résidant à Nankin (dont une Française interprétée par Anne Consigny), Rabe réussit à mettre en place une zone de sécurité d’environ quatre kilomètres carrés. Dans l’espoir que cet espace tiendra le temps que les organisations humanitaires internationales débarquent à Nankin, et c’est d’ailleurs ce qui s’est passé. Plus de deux cent mille Chinois ont trouvé refuge dans cette zone. Et six cent personnes ont campé dans la propre cour de la résidence de Rabe. On voit même dans le film le directeur allemand faire déployer un immense drapeau nazi sur son usine pour empêcher les bombardements japonais. En février 1938, au moment où les humanitaires prennent le relais, Siemens ordonne à son directeur de rentrer à Berlin. Il est arrêté par la Gestapo après qu’il ait dénoncé dans quelques conférences les crimes de guerre japonais. Il ira même jusqu’à adresser dans le même sens, c’est dire sa naïveté, une lettre à Hitler. John Rabe est mort dans l’oubli en 1950 en Allemagne. Il est toujours célébré en Chine où sa demeure a été transformée en musée. La spectaculaire superproduction qui fait revivre son parcours retrace aussi le martyre de la ville de Nankin. François Quenin

 

John Rabe, le juste de Nankin

http://www.historia.fr/content/newsletter_cinema/article?id=31356

 

 

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