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19h30 – 20h30

Mardi 2 février 2010

Mort à Rome : l'affaire Aldo Moro

Durée : 1 heure

En 16:9

Le sujet

http://flashback.blog.24heures.ch/media/02/01/1541854798.jpgUn éclairage nouveau sur l'assassinat, survenu en 1978, d'Aldo Moro, président de la Démocratie chrétienne italienne et ancien Premier ministre.

Le 16 mars 1978, Aldo Moro, président de la Démocratie chrétienne italienne, ancien Premier ministre, est enlevé en plein centre de Rome. Les Brigades rouges revendiquent le rapt. Le 9 mai, l'homme politique est retrouvé dans le coffre d'une voiture, mort. L'affaire semble entendue, le crime est immédiatement attribué aux Brigades rouges. Pourtant, les lenteurs de l'instruction, rendue difficile par la mort soudaine de plusieurs témoins et enquêteurs, semble indiquer que l'assassinat d'Aldo Moro implique bien plus de monde que les seuls terroristes. Parmi les personnes interviewées, figurent l'ancien ministre de l'Intérieur Francesco Cossiga, le magistrat en charge de l'enquête, un démocrate-chrétien qui aurait pu établir les coordonnées de Moro, un membre de la commission d'enquête parlementaire et deux membres des Brigades rouges.


La critique

http://auroraweblog.karmaos.com/Image/aldo_moro_pensivo.jpgOn a retrouvé le corps d'Aldo Moro le 9 mai 1978, à mi-chemin entre le siège romain de la Démocratie chrétienne et celui du PCI : une équidistance ô combien symbolique puisque Moro était le parrain du « compromis historique » qui devait réunir catholiques et communistes, les deux antagonistes de toujours. Cet homme a donc payé de sa vie une politique progressiste qui voulait remédier à l'exclusion du gouvernement, pendant plus de trente ans, des élus de gauche.


Cet assassinat politique montrera la véritable nature des Brigades rouges : antiréformatrice, antidémocratique, antiprogressiste. Ce groupe, né dans les universités de Trente, de Rome et de Milan, révélait, après des années de propagande armée, que son but n'était pas la lutte contre l'impérialisme. Ni la prolongation armée des ferments révolutionnaires de l' « automne chaud » de 1969. Car les « brigatisti » n'ont jamais tué un général fasciste, un magistrat réactionnaire ou un prof conservateur. Leurs cibles ont toujours été choisies parmi les plus réformateurs. Les Brigades rouges ont joué un rôle qui n'est pas complètement éclairci. Leur hostilité au « compromis historique » étant partagée par la CIA et par la loge maçonnique subversive P 2, y a-t-il eu un grand complot entre les services secrets et les terroristes ? Marcelle Padovani

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