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30 novembre 2011
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Les quelques affaires judiciaires relatées ici doivent nous permettre de comprendre les coulisses de la répression du faux-monnayage et de l’introduction de fausse monnaie et de nous interroger sur ce que représentaient les faux-monnayeurs pour la monarchie hispanique. À la veille des réformes monétaires de 1680-1686 qui provoquent une brutale déflation, le faux-monnayage professionnel se développe à l’occasion des crises monétaires qui sévissent depuis le début du XVIIe siècle, et durant lesquelles la différence entre la valeur des monnaies et leurs cours officiel permet d’obtenir des bénéfices. Les procès de la justice municipale contre les marchands faux-monnayeurs de Bilbao (1669-1670) et ceux du corregidor de Bayona au sud de la Galice (1671-1676) mettent au jour des organisations collectives supérieures à une dizaine de personnes. Mais, si la réduction des trois quarts de la valeur nominale des monnaies de billon établie en 1680 et la dévaluation du réal de 20 % décidée en 1686, stabilisent le système monétaire castillan, la pratique du faux-monnayage se poursuit. Le supplice d’un bandit à Elorrio, ville de Biscaye proche de la frontière avec le Guipuzcoa, montre que le danger que représentent les faux-monnayeurs est toujours d’actualité en 1690.


L’examen des sources judiciaires du conseil de Castille et de la seigneurie de Biscaye, parfois incomplètes, dévoile une répression plurielle, où apparaissent différentes échelles juridictionnelles : la justice municipale incarnée par ses échevins (alcades), la justice provinciale du grand juge de Biscaye, et le conseil de Castille, cour suprême du royaume…

 

Lire la suite de cet article de Olivier Caporossi sur Criminocorpus.


 

 

 

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