Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

L'Amicale des Déportés Résistants du Train Fantôme commémore la terrible odyssée d'un train de Déportés, pour l'essentiel Résistants, de toutes origines, qui mit deux mois, pendant l'été 1944, à parvenir à Dachau. Elle vient d'obtenir de la SNCF la pose de plaques commémoratives aux gares de Bordeaux et de Toulouse, qui furent deux étapes essentielles de ce trajet.


L'inauguration officielle de la plaque de Bordeaux aura lieu le samedi 24 mars, à 10 h.30, Gare Saint Jean.



Ce site retrace le parcours du train fantôme au moyen d'une carte de France sur laquelle figure les principales étapes du convoi ainsi que les temps forts et les évasions. Au survol par la souris de ces éléments sur la carte, il apparaît une vignette avec un résumé.

http://a4.idata.over-blog.com/300x368/2/45/42/71/philippe-4/22-copie-165.jpgLe 3 juillet 1944, un des derniers trains de déportation au départ de la France quitte Toulouse. 900 détenus des camps du Sud-Ouest, anciens combattants de la guerre d’Espagne, combattants FTP-MOI de la 34eme Brigade toulousaine, juifs internés des prisons toulousaines et bordelaises ont été entassés dans des wagons à bestiaux surchauffés par le soleil de cet été 1944.

 

C’est l’été le plus chaud de la guerre, c’est le voyage le plus long de l’histoire de la déportation française. Le convoi tente de gagner Compiègne via Bordeaux, fait demi-tour, est immobilisé sans cesse. A Sorgues (Vaucluse), les detenus gagnent la rive gauche du Rhône après avoir marché en colonne pendant 17 kilomètres. A plusieurs reprises, les aviateurs alliés mitraillent le train qu’ils prennent pour un convoi allemand. Lyon est atteint le 21 août alors que la folie dans les wagons est à son comble !

 

Au terme d’un périple incroyable entre les bombardements et les ponts coupés de la vallée du Rhône, dans l’espoir d’une libération qui ne viendra jamais, le train arrive au camp de concentration de Dachau, le 28 août, jour de la libération de Bordeaux. Si quelques détenus ont pu profiter des immobilisations pour échapper au sort promis, pour les survivants du voyage le plus dur reste encore à venir : le camp de la mort.

 

Jûrg Altwegg retrace ce terrible voyage à partir des récits et témoignages de rescapés du train qu’on surnomma "le train fantôme". Les archives complètent cette enquête bouleversante, dérangeante aussi par les questions auxquelles le récit renvoie. Quelle ultime haine conduit à déporter coûte que coûte alors que les voies ferrées sont devenues impraticables et la libération inéluctable ? Pourquoi ce convoi n’a-t-il pas été stoppé pendant ces interminables soixante jours sur les rails français ?

 

L’auteur dresse enfin un tableau à la libération de Toulouse d’abord, de la France ensuite. Du déplacement de de Gaulle à Toulouse au mythe de la Bataille du rail ou de la Résistance communiste, les conditions sont en place pour faire tomber dans l’oubli les FTP-MOI, leur combat et ce train au parcours dément.

 

L’odyssée du train fantôme - 3 juillet 1944

Evelyne Py. avril 2003

http://www.memoire-net.org/article.php3?id_article=147


 


 

Jürg Altwegg a exploré un chapitre tragique et méconnu de l'année 1944: l'histoire du train, formé à Toulouse par le gouvernement de Vichy, dans lequel on fit monter neuf cents détenus des camps d'internement de Vernet et de Saint-Michel.


 

Séparées des hommes, une soixantaine de femmes furent entassées dans un wagon à bestiaux. Enfin deux voitures de passagers transportaient des SS et des Feldgendarmes rentrant en Allemagne. Ceux-ci étaient chargés de surveiller le convoi, qui arriva au camp de concentration de Dachau, le 28 août, au terme de cinquante-neuf jours d'un épouvantable voyage. Les femmes, elles, continueront jusqu'à Ravensbrück.


 

Au-delà de cet épisode de la guerre, Jürg Altwegg rend hommage, notamment, aux M.O.I., que l'histoire officielle a toujours négligés. D'une plume sobre, il s'emploie à corriger le mythe de la Résistance en rappelant qui en furent les vrais héros: "des marginaux, des déracinés, des hommes déchus de leurs droits", des étrangers, des Juifs souvent, qui ne correspondaient guère à l'image que la Résistance voulait donner.


 

Jürg Altwegg éclaire d'un jour nouveau l'histoire de la Résistance et livre ses analyses qui devraient susciter en France quelques polémiques…


 

L'odyssée du train fantôme

Auteur : Jurg Altwegg

Editeur : Robert Laffont

Date de parution : janvier 2003

 


 


Ce site retrace le parcours du train fantôme au moyen d'une carte de France sur laquelle figure les principales étapes du convoi ainsi que les temps forts et les évasions. Au survol par la souris de ces éléments sur la carte, il apparaît une vignette avec un résumé.


 

L’icône, si elle est présente en bas du résumé, vous invite à cliquez au moment ou s'affiche le résumé afin d'ouvrir des informations dans la partie située à droite dans le site. Afin de naviguer de facon optimale, affichez la fenetre de votre navigateur en plein écran pour que ne soit visible qu'un seul ascenseur de défilement sur la droite de la fenêtre.


 

L’odyssée des 700 déportés du train fantôme

http://www.lesdeportesdutrainfantome.org/

 

 

Commenter cet article