La Belle Époque de l'adultère
La Belle Époque a promu la maison de rendez-vous, au détriment du grossier lupanar. Et tandis que la « cocotte » prend l'aspect d'une femme respectable, l'épouse bourgeoise s'érotise lentement.
L'histoire de la maîtresse au XIXe siècle prolonge très certainement un lointain mouvement. A Nantes, vers 1775 déjà, les bons bourgeois se sentent moins tentés que naguère par les plaisirs de l'amour ancillaire1. Ils préfèrent désormais entretenir une fille et la mettre dans ses meubles. A l'assaut sans véritable conquête, permis par le simple rapport de domination qui s'exerce entre le maître et la servante, tend à se substituer une relation, certes à coloration vénale, mais teintée de respectabilité et, on peut le supposer, pimentée de sentiment ...