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http://s3.static69.com/m/image-offre/d/3/4/6/d34650c21a005fe78f50afc5da767aee-300x300.gifDocument 02/02/2013 - Le 28 août 1963, le jour où Martin Luther King Jr déclara : «I have a dream... » sur les marches du Lincoln Mémorial à Washington, deux femmes blanches furent sauvagement assassinées dans leur appartement de Manhattan. Ce crime, promptement baptisé « Meurtre des Career Girls » - les deux victimes étant de jeunes employées de bureau -, propagea la peur à travers toute la ville, et déclencha un conflit brutal entre des forces de police profondément corrompues, cyniques et racistes, et une communauté afro-américaine marquée par la détresse économique, la violence et la drogue.

La Cité sauvage s'attache à retracer cet événement crucial et la terrible décennie qui s'ensuivit à travers le parcours de trois hommes :

° George Whitmore Jr, jeune Noir de dix-neuf ans, pauvre, quasi aveugle, appelé à devenir un bouc émissaire.


° Bill Phillips, agent effrontément véreux de la police new-yorkaise, à l'origine du plus grand scandale de toute l'histoire du NYPD.


° Dhoruba Bin Wahad, membre historique du Black Panther Party, dont l'activisme militant fit l'une des cibles privilégiées des forces de l'ordre municipales et fédérales.

Sur la base d'entretiens avec les protagonistes et d'une analyse détaillée des comptes rendus de procès, rapports de police et autres archives, T. J. English tisse une narration épique, dont l'injustice et la défiance sont les principaux ressorts. Il révèle l'histoire captivante d'une époque où la ville de New York, frappée par l'effroi et la haine, lutta pour sauver son âme, sur fond de bouleversements sociaux, politiques et économiques.

Journaliste (Esquire, New York Magazine...) et scénariste pour NYPD Blues et Homicide, T. J. English est l'auteur de trois best-sellers sur différentes facettes du crime organisé - Paddy Whacked, Born to Kill, The Westies - et de Nocturne à La Havane paru à La Table Ronde en 2010.


  • La revue de presse Emmanuel Hecht - L'Express, janvier 2013

 

T.J. English, adepte du scalpel et obsessionnel du détail macabre. Journaliste à Esquire et au New York Magazine, scénariste des séries télévisées NYPD Blue et Homicide, il avait dressé un tableau crépusculaire des derniers jours de Batista dans l'excellent Nocturne à La Havane. Il récidive avec La Cité sauvage, chronique - remarquablement traduite par David Fauquemberg - du New York de la décennie 1963-1973...
Just facts. Diablement efficace.


  • La revue de presse Julie Clarini - Le Monde du 6 décembre 2012

 

EN 1963, PARIS cherchait sa voie dans les avant-gardes, s'empressant d'oublier la guerre d'Algérie dont elle avait été l'un des théâtres. Au même moment, New York s'enfonçait dans la criminalité. A l'époque, quiconque eût dit que cette ville deviendrait l'une des métropoles les plus sûres des Etats-Unis serait passé pour un fou. Pour plus fou encore celui qui aurait prédit un président afro-américain un demi-siècle plus tard. Homicides à coups de batte, viols et braquages, New York, " cité sauvage ", devint le terrain de jeu d'une police corrompue et brutale dont la répression s'abattait sur les junkies et les " mau-mau ", surnom qu'elle donnait aux habitants des ghettos. C'est cette descente aux enfers que relate avec talent le journaliste américain T. J. English dans un ample récit documentaire...


Et aujourd'hui ? " La criminalité a peut-être baissé, souligne T. J. English, mais le système repose toujours sur la peur. "


  • Les courts extraits de livres : 02/02/2013

 

Extrait de l'avant-propos - Les rues de New York sont saturées de sang.


Ce n'est pas une simple métaphore. Des générations entières d'habitants de la plus grande ville des États-Unis ont perdu la vie sous les rouages du progrès. Ils ont été percutés par des taxis, des bus ou des rames de métro ; ils se sont écrasés sur le trottoir au pied des gratte-ciel ; ils ont péri carbonisés dans l'incendie d'immeubles vétustés et surpeuplés ; ils ont été désintégrés par l'explosion soudaine d'une bouche d'égout ; électrocutés par la chute de fils téléphoniques ; agressés, poignardés ou abattus par des criminels pervers et désespérés ; tués par balles dans la rue par un membre de leur famille, un ami, un amant ; exécutés par des agents de police ; ou même réduits en cendres par des avions de ligne terroristes jetés sur le flanc d'un building. Des milliers d'anonymes, peut-être des millions, ont succombé aux périls engendrés par les dysfonctionnements municipaux, les souffrances croissantes d'une métropole contrainte de s'adapter à des bouleversements démographiques foudroyants, des conflits internes, des changements sociaux dévastateurs dont nul n'avait pris la mesure.


Ces dernières années, New York s'est autoproclamé «grande ville la plus sûre d'Amérique», avec un aplomb confondant, comme si au cours du demi-siècle précédent toute l'histoire de la ville n'avait été qu'un mauvais rêve.


Pourtant, il n'y a pas si longtemps, New York était au bord de l'autodestruction. A partir des années 1960, une atmosphère inquiète et menaçante contamina rapidement le système sanguin de la métropole. Avec pour conséquence une hausse vertigineuse du taux de criminalité, telle que la ville n'en avait jamais connu. Pour la première fois depuis la grande Dépression des années 1930, la violence devint le quotidien des cinq boroughs de New York : une réalité tangible, concrète. Des citoyens se faisaient agresser à coups de poing ou de batte sur le chemin de l'épicerie du coin pour le peu de monnaie qu'ils avaient dans les poches. Des junkies en manque, armés et prêts à tout, escaladaient les toits et les escaliers de secours pour cambrioler les appartements, les bureaux, les voitures. Des violeurs rôdaient dans les rues, la queue au vent. Il y avait toutes sortes d'homicides, la plainte assourdie des sirènes dans la nuit, l'acre puanteur d'une ville en décomposition.


Le présent ouvrage retrace cette période de dix ans au cours de laquelle New York entama une descente aux enfers désormais légendaire. Entre 1963 et 1973, la criminalité se transforma en un véritable virus qui paralysa le corps politique. Cet essor stupéfiant de la violence contre les personnes engendra la panique, laquelle entraîna à son tour un surcroît de violence. L'hostilité croissante entre les différentes communautés de la ville alimenta cette ambiance de paranoïa. Les communautés établies de longue date comprirent que la ville entrait dans une période de transition, et ce qui s'annonçait n'avait rien de réjouissant. Tout ce qu'on pouvait dire, alors, c'est que New York subissait une évolution, se dirigeait vers quelque chose - mais quoi ? L'enfer urbain sur terre ? L'Apocalypse ? Des jours meilleurs dans l'au-delà ?

 

La cité sauvage : New York 1963-1973

Auteur : T.J. English

Traducteur : David Fauquemberg

Date de saisie : 04/01/2013

Genre : Histoire

Editeur : Table ronde, Paris, France

 

 

  1. T. J. English - La cité sauvage, New York 1963-1973 - Vidéo ...

    www.dailymotion.com/.../xwqqj1_t-j-english-la-cite-sa...
    14 janv. 2013
    T. J. English vous présente son ouvrage "La cité sauvage, New York 1963-1973" aux éditions de la Table ronde.
  2. T. J. English - La cité sauvage, New York 1963-1973 - Vidéo Culture ...

    www.wat.tv › Mollat TV
    14 janv. 2013
    T. J. English vous présente son ouvrage La cité sauvage, New York 1963-1973 aux éditions de la Table ronde.
  3. Autres vidéos pour La cité sauvage : New York 1963-1973 »

 

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