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ANCRAGE N° 9Juillet 2004

1930-2004. L’exil des Juifs en Lot-et-Garonne

La deuxième mort d'Eléonore



http://www.ancrage.org/imanc/0704.jpg1934-1942. Hongrois, Polonais, Tchèques, Allemands, Russes, Autrichiens, Belges, Apatrides, plusieurs centaines de familles juives trouvent refuge en Lot-et-Garonne. Toutes sont victimes de la montée du nazisme en Europe. En 1934, les Juifs Allemands sont les premiers à se réfugier en Lot-et-Garonne. La majorité des exilés arrive dans le département au début de la guerre, noyée dans la masse de l' exode, suivant la débâcle de l'armée française. Parvenus en zone libre, tous pensent être protégés. Cependant, la voie de la collaboration ouverte par la France de Vichy et l'Allemagne nazie prolonge le calvaire des réfugiés.


En 1942, les Juifs du Lot-et-Garonne sont à leur tour raflés dans nos communes et détenus au camp de Casseneuil. Une semaine après, 346 d'entre eux, dont 34 enfants meurent gazés à Auschwitz. Parmi eux, Eléonore Zimmerman.


2000-2004. Venues d'Ouzbékistan, de Russie, de nouvelles familles juives trouvent refuge en Lot-et-Garonne. Toutes sont chassées de leur pays par les néo-nazis et les nationalistes qui ne dissimulent plus leur hostilité.


Après les années de plomb, l'émergence de la démocratie dans les anciennes républiques soviétiques réveillent les vieux démons. Les exterminations d'Hitler et les progroms de Staline inspirent de nouvelles exclusions.


En Russie, les néo-nazis affirment qu'il faut finir le travail du führer, en "achevant" les enfants des Juifs rescapés de la Shoah.


Eléonore Zimmerman, meurt une deuxième fois.


Dans ce numéro spécial, entièrement consacré à l’exil des Juifs de l’Europe de l’Est, Marie-Juliette Vielcazat, l'historienne de référence de la mémoire juive en Lot-et-Garonne raconte les espoirs puis les horreurs qui ont accompagné ces malheureux dans les années trente.


Dans les pages suivantes, vous prendrez connaissance des témoignages de nos compatriotes Ouzbek et Russe menacées dans leur pays natal qu'elles ont été contraintes de quitter, à l’aube du troisième millénaire


Nous avons fait aussi le choix de publier les noms des victimes des camps d'extermination arrêté dans le département en 1942 puis transportés par camions et autobus du centre de détention de Casseneuil, aux gares de Monsempron-Libos et de Penne d'Agenais.


La Liste de Casseneuil


Venus en zone libre pour échapper à l'enfer nazi


Pas de sépulture, pas de trace. Que reste-t-il de ces exilés lot-et-garonnais d'Europe de l'Est? Rien. Si ce n'est une plaque commémorative ignorée depuis son inauguration, les restes d'effets personnels vendus naguère à la criée sous la halle de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne) et quelques papiers jaunis que révèlent désormais les archives départementales. Parmi cette mémoire, une liste. La liste de Casseneuil. Méticuleusement répertoriée par nom, âge, profession, numérotation, pays d'origine, lieu de résidence lot-et-garonnaise. La voici présentée selon les critères de "nationalité" retenus à l'époque.

Le procès-verbal officiel a été établi à la machine à écrire. Certains chiffres et lettres sont surchargés et peuvent être à l'origine de quelques fautes d'interprétation dans l'orthographe des noms ...


La suite de cet article en cliquant sur le lien ci-dessous

http://www.ancrage.org/0704.html

 

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