Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51a0zqDzdXL._SL500_AA300_.jpgDans son Histoire du cabinet de Napoléon Bonaparte, publiée à Londres en 1814, Lewis Goldsmith écrivait : « La gendarmerie est la terreur de la France. Dans toutes les villes, dans les villages qui ont cinquante maisons, il y a des gendarmes. On est sûr de trouver un gendarme dans toutes les auberges. Il n’y a rien qu’un Français redoute comme la vue d’un gendarme. »


Bien qu’émanant d’un farouche opposant au régime impérial, le propos est révélateur de l’omniprésence de la gendarmerie dans les villes et les campagnes au début du XIXe siècle. Chargé depuis la fin du Moyen Âge du maintien de l’ordre et de l’exécution des lois, ce corps était devenu sous la Révolution le véritable bras armé de l’État républicain. Au moment de prendre le pouvoir, Bonaparte hérita d’une force publique dont le statut militaire, l’organisation hiérarchique et l’implantation territoriale faisaient un élément essentiel du rétablissement de la sécurité intérieure, si nécessaire à la consolidation du nouveau régime.


Conscient de la valeur et de l’utilité de cette institution, le Premier consul – devenu l’empereur Napoléon – lui décerna bientôt tous les honneurs : en la plaçant pour la première fois de son histoire sous l’autorité d’un véritable chef, en augmentant ses effectifs, en l’associant à la gloire de ses armées et en lui confiant des missions aussi essentielles que la lutte contre les brigands, les insoumis et les adversaires politiques du régime, il allait faire de la gendarmerie la véritable troupe d’élite de l’armée impériale ...

 

La gendarmerie sous le Consulat et le Premier Empire

 

BOULANT Antoine et LEPETIT Gildas, Paris, Editions SPE-Bathélémy, 2009, 159 pages

format 24,6 x 32,5 cm - 160 pages - 103 illustrations couleur - relié avec jaquette pelliculée.

 

Livre grand format (genre « beau livre ») comportant une importante iconographie (notamment de nombreuses pièces d'archives fort intéressantes) par deux officiers de la gendarmerie, docteurs en histoire et spécialistes de la période.

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article