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La grande évasion est l'histoire vraie d'une des plus grandes évasions en masse de prisonniers de guerre de la deuxième guerre mondiale. L'action se situe au Luft Stalag III, un camp allemand de prisonniers de guerre placé sous contrôle de la Luftwaffe et situé à Sagan (aujourd'hui en Pologne), à environ 150 km au Sud Est de Berlin. Le camp avait été établi pour les aviateurs alliés capturés et était censé être mieux gardé que d'autres camps de prisonniers en raison du regroupement dans ce camp d'un certain nombre de spécialistes de l'évasion plusieurs fois évadés et repris. Les prisonniers sont essentiellement des aviateurs de la RAF avec quelques pilotes de l'USAAF. Le camp se composait d'une petite prison appelée, "le réfrigérateur", de plusieurs tours de guet, de cantonnements et de bureaux pour les soldats allemands et de baraquements pour les prisonniers. La volonté de réaliser une évasion en masse tient au désir d'obliger les Allemands à poursuivre les évadés à travers le pays en mobilisant ainsi des forces qui ne pourront être employées à d'autres tâches.

L'élaboration du plan d'évasion est lente et laborieuse. Sous la conduite du Squadron Leader Roger Bushell, ancien commandant du squadron 92 abattu pendant la bataille de Dunkerque en 1940, plusieurs réunions sont organisées au terme desquelles il est décidé de creuser simultanément trois tunnels pour s'évader. Ces tunnels porteront le nom de "Tom, Harry et Dick". Un premier tunnel doit être creusé depuis les douches de la baraque 122, un autre depuis le fourneau du baraquement 104 et le dernier sous le plancher du baraquement 105. Dans le même temps, d'autres prisonniers se chargeront de confectionner des vêtements civiles alors que d'autres fabriqueront les faux papiers, les laisser passer, les cartes, les boussoles et tout l'approvisionnement nécessaire à l'évasion. La plus grande prouesse des futurs évadés consistera à réaliser tout ceci au nez et à la barbe de gardiens pourtant très attentifs à déjouer toute tentative de ce type. Lorsque l'ouvrage est presque terminé, se sont 200 candidats à l'évasion qui peuvent ainsi être entièrement équipés. Afin d'aider l'évasion, une attaque aérienne dans le secteur doit obliger les habitants du secteur et les sentinelles du camp à respecter le "black out". Dans la nuit du 24 au 25 mars 1944, l'évasion est lancée. Malheureusement, le tunnel d'1 mètre de section, long de 110 mètres et creusé à 10 mètres de profondeur est trop court d'environ 10 mètres et ne permet pas de sortir directement dans les bois à l'abris du regard des sentinelles. Les évadés doivent donc attendre que la sentinelle de la tour de guet regarde ailleurs pour pouvoir s'extirper, ce qui retarde le déroulement du plan. Au petit matin, une sentinelle qui s'approche du trou de sortie prend conscience de ce qui se passe après quelques secondes d'hésitation et donne alors immédiatement l'alerte. Pourchassés par les gardiens du camp, une partie des 76 prisonniers qui sont parvenus à sortir du camp sont rattrapés pendant que les autres gagnent la ville la plus proche ou tentent de quitter le secteur par différents moyens. Trois prisonniers seulement parviendront à regagner l'Angleterre alors que 73 autres seront repris et renvoyés en grande majorité au camp de Sagan et conduits au refroidisseur.

Devant l'ampleur de l'évasion et afin de prévenir toute nouvelle tentative, la Gestapo, agissant sous les ordres directs d'Hitler décide alors d'exercer des représailles en exécutant 50 officiers Alliés, en pleine violation des conventions de Genève. De son côté, le chef du camp, l'Oberst von Lindeiner-Wildau sera relevé de son commandement et condamné à 2 ans de forteresse. L'annonce du massacre arrivera en Angleterre en juillet 1944. Dès l'annonce des meurtres, décision est prise de poursuivre les auteurs de ces meurtres. Dix huit auteurs de ces crimes seront identifiés, arrêtés et jugés par le Tribunal Militaire Britannique de Hambourg. Quatorze seront condamnés à la peine de mort (13 seont exécutés) et 4 à des peines de prison.

Depuis 1971, le souvenir de ces hommes est perpétué au travers d'un mémomrial dressé sur le lieu même des évènemets et à jamais immortalisé au travers d'un film retraçant l'histoire de cette grande évasion. Le Musée dédié à l'ensemble des prisonniers de guerre possède une riche documentation sur le traitement des prisonniers de guerre...

L'intégralité de cet article est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous

http://www.cieldegloire.com/insolite_004.php

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