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http://s3.static69.com/m/image-offre/8/e/8/b/8e8ba5fe6917c79a7268d48b535b11b7-300x300.gifDocument 7/06/2012 - Rachel, jeune fille juive, séjourne à la Maison de Sèvres, un internat où sont mises en pratique des théories de penseurs axées sur la liberté de l'éducation, la reconnaissance des choix et aptitudes des enfants et leur expression. Elle y a été laissée par ses parents dès les premiers signes de la Seconde Guerre mondiale. Elle se découvre une passion et un don pour la photographie. Mais l'Histoire l'oblige à quitter ce havre, et à de maints détours. C'est dans la douleur qu'elle est tenue d'oublier son nom et les siens, changer d'identité, adopter celle de Catherine Colin, pour sa propre sauvegarde mais aussi pour celle de tous ceux qui l'aident à se cacher. Pour ne pas penser à sa vie, aux siens, à ses amis qu'elle abandonne, elle accepte tout type de responsabilité : prendre sous son aile une petite fille, puis d'autres enfants qui sont tous pris en charge par le réseau de résistance. Mais, c'est avec son Rolleiflex qu'elle part, dans l'ombre, elle tient à témoigner par l'image : fixer sur pellicule ce qu'elle aura perçu et saisi de ces événements. Des différentes rencontres, elle mûrit, sa vision de la photographie évolue, et son apport ne devrait en être que plus précieux. Un roman inspiré de faits réels qui s'attache au ressenti des personnages évoqués, à leurs passions ; de nombreux clins d'oeil à des photographies connues de cette période mais, là, décrites du point de vue de l'artiste.


  • Les présentations des éditeurs : 12/04/2012

 

 

Nous allons changer de nom, et nous devrons tous oublier, le temps de la guerre, ceux qui nous ont été donnés par nos parents.


Rachel s'appelle désormais Catherine, Catherine Colin. Lorsque les lois contre les Juifs se sont intensifiées, ses parents l'ont confiée à la Maison des enfants de Sèvres. Mais bientôt il n'y a plus de sécurité nulle part en zone occupée. Un réseau de résistance organise la fuite des enfants juifs en zone libre. Ils doivent du jour au lendemain quitter l'école, leurs camarades et partir avec des inconnus. Ils ne savent pas comment feront leurs parents pour les retrouver. Ils ne savent même pas si leurs parents sont encore en vie.


Dans sa fuite, Catherine emporte avec elle un Rolleiflex et quelques rouleaux de film. La directrice de la pension qu'elle quitte lui a confié une mission : Fais des photos, collecte des images et rapporte-nous tout cela à la fin de la guerre. Nous en aurons besoin.


Elle va alors photographier les personnes qui l'hébergent et la protègent, les enfants qu'elle croise, ceux avec qui elle partage la peur et la solitude mais aussi la tendresse et les instants de joie : la petite Alice, qui n'a plus de parents et s'accroche à la pensée que son frère l'attend quelque part, Luco, qui n'arrive pas à retenir son nouveau nom.


Catherine a le don de saisir la vérité des enfants et des adultes qu'elle photographie. Elle écrit sa guerre en images sans savoir encore jusqu'où celles-ci la conduiront.

Photographie de couverture : Pingouin, Gisèle et les filles dans l'escalier refait à neuf et bordé de lys de l'entrée ©France Cohen dans «L'album de France» avec l'aimable autorisation de la Maison de Sèvres (www.lamaisondesevres.org)

Julia Billet est née en 1962. Elle habite la région parisienne tout en songeant qu'il ferait bon vivre ailleurs, loin des villes, pour écrire, écrire, écrire, prendre le temps de savourer la vie. En attendant, elle écrit souvent la nuit après son travail de jour : son activité de formation pour adultes l'amène à rencontrer toutes sortes de gens dans des usines, des bureaux, des écoles, des prisons. Elle anime quelquefois des ateliers d'écriture avec des adultes ou des enfants. Dans sa vie, enfin, il y a les livres, ceux qu'elle dévore ou déguste lentement selon les jours et ceux que Kanelle, sa fille, lui conseille. Parfois, toutes les deux écrivent à deux mains, lisent à deux voix et rient aux éclats.


  • Les courts extraits de livres : 12/04/2012

 

 

Soleil au zénith, inutile d'insister. J'attendrai que la lumière file douce ; à cette heure, je ne ferai rien de bon. L'heure de midi n'offre aucune ombre, aucune place aux demi-teintes ni aux clairs-obscurs. Rien ne vaut ce moment de fin de journée, entre chien et loup, quand le jour s'estompe peu à peu. Dernier coup d'oeil sur le groupe de danseuses qui tournoient en robes légères, blanches corolles sur l'herbe verte et drue du parc, avant de repartir vers le château. J'ai juste le temps de déposer mon appareil photo et de rejoindre la bande ; il sera bientôt temps de déjeuner de toute façon, et les cours reprennent à deux heures.


Monter quatre à quatre ces fichus escaliers jusqu'au deuxième, pousser la porte de la chambre que je partage avec trois filles, Sarah qui dort dans le lit du dessous, et les deux autres qui ne sont pas toujours drôles ni commodes, des casse-pieds avec qui je n'ai pas grand-chose à partager, si ce n'est cet espace. Ranger avec soin mon Rolleiflex New Standard, cadeau inestimable du mari de la directrice, Pingouin, comme tout le monde l'appelle dans cette pension où j'habite depuis presque neuf mois. Enfin, en réalité, ce n'est pas vraiment un cadeau : c'est un prêt.


Il m'a nommée responsable de l'atelier photo, parce qu'il a remarqué que j'avais un plaisir - il a même dit, «une habileté» - à manier l'appareil photo et il a ajouté en s'adressant à la dirlo : «Celle-là a un regard différent de celui des autres élèves.» C'est bien la première fois que quelqu'un me trouve douée pour quelque chose. Jusqu'à ces derniers mois, j'ai plutôt été une élève assez médiocre qui n'a jamais intéressé les adultes, si ce n'est mon père et ma mère.


Pingouin doit pourtant y croire : il m'a confié son dernier achat, même si c'est en me faisant tout un tas de recommandations, entre autres, celle de toujours le ranger consciencieusement dans un coin abrité de la poussière. C'est un drôle d'homme, ce Pingouin. Il accumule les appareils photo, qu'il dépose avec soin dans une armoire vitrée de la salle commune de l'école. Il ne s'agit pas d'une collection : chacun d'eux a jusqu'alors tenu un rôle et une place dans sa vie, le Leica 3 équipé d'un objectif Summar 2/50 attrape les jeux des plus jeunes à l'autre bout du parc, le Pocket Kodak s'intéresse aux paysages qui dessinent des horizons, le Lumière Nada équipé d'un film de 400 ASA se glisse dans la nuit les soirs de lune pour prendre l'air du temps. Il en a vingt-huit, et les plus anciens ont plus de cinquante ans. Il me les a tous montrés, décrits, en m'expliquant leurs particularités et leur fonctionnement. Il goûte particulièrement le travail à la chambre noire mais la guerre l'a, je l'ai bien compris, coupé de sa passion.

 

La guerre de Catherine

Auteur : Julia Billet 

Date de saisie : 07/06/2012 

Genre : Jeunesse à partir de 9 ans 

Editeur : Ecole des loisirs, Paris, France

Collection : Médium poche


 

Le clip musical de 10 heures


 

Re: Pachelbel Rant. Pagagnini - YouTube

► 9:27► 9:27
www.youtube.com/watch?v=j_dKCrKJR7Y6 août 2008 - 9 min - Ajouté par framonpaul
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Pachelbel PaGAGnini-style - YouTube

► 1:18► 1:18
www.youtube.com/watch?v=hYuSyLJKnNM13 mai 2010 - 1 min - Ajouté par NewVicTheater
Pagagnini en los Premios de la Musicaby ProduccionesYllana62790 views · Johann Pachelbel Canon in D ...

 


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