Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

Une série de photographies réalisées en janvier 2012 par Héloïse et Jean-Claude Vimont. Quelques éléments de référence sur cet établissement qui servit de modèle à de nombreuses constructions à travers le monde et suscita des débats assez vifs sur le bien fondé de l’isolement cellulaire de jour et de nuit.


Notre connaissance de la prison de Cherry-Hill à Philadelphie en Pennsylvanie, également nommée l’Eastern state penitentiary, lieu d’expérimentation de l’enfermement cellulaire de jour et de nuit avec travail obligatoire au sein de la cellule, est liée à la nouvelle publication des écrits pénitentiaires d’Alexis de Tocqueville, chez l’éditeur Gallimard en 1984. Michelle Perrot, en cette occasion, a offert un modèle d’édition critique, avec une introduction fort précieuse pour comprendre les enjeux des débats que suscitaient les modèles américains d’incarcération, le rôle précis et la pensée des deux voyageurs pénitentiaires, Gustave de Beaumont et Alexis de Tocqueville. L’appareil de notes, les recherches menées dans les fonds américains, les index ont fait de ces deux volumes des instruments de travail fort appréciés de tous les chercheurs. Un regret cependant : l’absence de tout plan, gravure, dessin pour illustrer ces écrits, alors que les rapports des deux magistrats et parlementaires en comportaient quelques-uns lors des premières publications sous la Monarchie de Juillet [6].


JPG - 84.5 ko
Les premières années de l’Eastern state penitentiary
Un cadre rural, au sommet d’une colline, à deux miles du centre ville

L’Eastern state penitentiary, au 2027 Fairmount avenue, est depuis 1994 un musée, avec ses visites commentées, sa boutique, des plans et des photographies, , quelques cellules reconstituées (celle d’Al Capone, par exemple, qui y séjourna huit mois en 1929-1930) ou aménagées par des artistes contemporains, beaucoup d’autres laissées à l’abandon, plus ou moins en ruines, depuis la fermeture de l’établissement en 1971 [7]. Lors de sa construction, la prison se trouvait à deux miles du centre ville, aujourd’hui elle est située dans le downtown de Philadelphie.

 

Cette contribution n’a donc pour objectif que d’offrir une première vision de cette prison, telle qu’elle peut être photographiée en 2012 par Heloïse et Jean-Claude Vimont, avant la publication prochaine d’une recherche approfondie de Mathilde Fouché, titulaire d’une master patrimoine de l’Université de Rouen sur le thème du « patrimoine carcéral », et qui réside présentement à Philadelphie. Nous offrirons également quelques repères chronologiques sur l’histoire de cette maison qui fonctionna de 1829 à 1971, soit pendant 142 années [8]...

 

 

Pour lire la suite de cet article

 

La prison cellulaire de Philadelphie

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article