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La retirada mot traduisant l’exil espagnol d’un demi-million d’espagnols s’étale entre fin janvier et début février 1939 suite à la chute de la deuxième république et à la victoire du Général Franco.


La France et surtout notre région mal préparées à cet exode massif reçoivent dans des camps de fortune les réfugiés mal nourris et séparés de leur famille, victimes dans le même temps de la surveillance et de la répression du pays d’accueil : le pays des Droits de l’homme et du Front Populaire leur a donné le strict minimum.



Devant l’ampleur de ce premier grand exode des temps modernes, la presse de gauche relayée par des personnalités telles que François Mauriac, Henri Bergson, Paul Valéry, Henri Jouhaux demandent à ce que l’on accueille dignement les combattants de la liberté pour que "la France accepte l’honneur de soulager l’épouvantable misère des populations espagnoles refoulées vers la frontière."


en savoir plus sur la guerre civile en Espagne (1936-1939)

www.sauramps.com/spip.php?article4916


Février 1939.


Ma famille marchait sous la pluie pour rejoindre la frontière française. Parfois ils entendaient au loin le bourdonnement de l’aviation franquiste qui mitraillait la colonne des fuyards.

Malheur aux vaincus ! La France, enfin ! Le pays des Droits de l’homme !


C’est là qu’eut lieu la séparation des familles : femmes, enfants, vieillards embarqués dans des trains, hommes poussés par des militaires vers un enclos tout proche.


Al campo ! Georges Andreu



http://www.sauramps.com/imagettes/2000005310782.jpegLa Retirada en quelques mots - Les historiens appellent Retirada, du mot « retraite » en espagnol, l’exil d’un demi-million de Républicains espagnols fin janvier et début février 1939 suite à la chute de la 2ème République espagnole et à la victoire du Général Franco. En France, rien n’est prêt pour les accueillir.


Les femmes et les enfants sont répartis dans des centres d’hébergement. Les hommes sont groupés plusieurs semaines sur les plages du Roussillon à même le sable et doivent affronter le froid, la faim, la maladie avant d’être internés dans différents camps répartis dans le sud de la France. Certains émigrent en Amérique du Sud, d’autres sont renvoyés en Espagne, la plupart sont enrôlés dans des
Groupements de Travailleurs Étrangers. L’entrée en guerre de la France en septembre 1939 accentue la répression envers les exilés dont certains seront déportés vers les camps d’extermination nazis. Le statut de réfugié politique ne leur sera accordé que le 15 mars 1945.


L'étude de
Georges Andreu rapporte les témoignages de ces Espagnols afin que l'on n'oublie pas le proverbe : "Peuple qui oublie son histoire perd sa mémoire".


La Retirada
Andreu, Georges
Editions Don Quijote Associat
Paru le 15/01/2009


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