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http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/6/6/7/9782915879766.jpgLorsqu'en 2007, j'ai publié Beaux Voyous, l'histoire secrète de la French Sicilian Connection, peu de lecteurs ont cru alors à l'hypothèse que je formulais sur le fait que Albert SPAGGIARI n'avait jamais été le "cerveau du casse du siècle" (Nice, 1976). Lorsque le film sur le même héros de pacotille est sorti en France, quelques mois plus tard, j'ai tenté d'alerter des critiques de cinéma et des journalistes sur la façon dont les véritables cerveaux du hold-up s'étaient servis de Spaggiari comme un écran de fumée, ce qui, à mon avis, est un angle dramaturgique beaucoup plus intéressant que "Sans arme, ni haine, ni violence" de Jeau-Paul Rouve. Trois ans plus tard, un certain Amigo sort de la plage des Catalans, l'accent marseillais en prime, pour rétablir une vérité historique qui n'est autre que celle écrite dans Beaux Voyous.


Dans La Vérité sur le casse de Nice (Edition Les Petits matins), Amigo revient sur l’affaire (lire l'interview) et affirme que Spaggiari n’était pas le cerveau, tout juste un informateur, et n’a même pas fait partie de la fameuse "bande des égoutiers" dans laquelle vont se reconnaître le Gros, le Rieur, le Grand, le Fou, Mèche, Tchoutchou, l’Arménien...


"On savait que Spaggiari ne nous dénoncerait pas. Il avait un sentiment exacerbé de l’honneur. Et puis il était évident qu’il ne pouvait pas dire la vérité. Il aurait alors perdu son statut de vedette."

 

Amigo (pseudo), l'un des cerveaux du casse de Nice.


Un autre ouvrage, écrit par quelques égoutiers marseillais, va sortir en automne 2010 pour déboulonner le mythe et expédier le mythomane Spaggiari dans les oubliettes de l'histoire.

Ite Missa Est.Extrait de Beaux Voyous (p. 39) :


"Migozzi, membre imposant du Milieu niçois et fin connaisseur des réseaux de la famille Medecin, insista lourdement toute la soirée sur cette « truffe » de Spaggiari. Celui qui se prenait pour le cerveau du braquage, ne disait-il pas vouloir remplacer Medecin à la Mairie de Nice ? Calife à la place du calife… Spaggiari, disait Migozzi, ne serait pas au bout de ses surprises. Certes, il avait rendu quelques fiers services mais sa naïveté, prédisait-il, l’étranglerait. Un, et première leçon, Spaggiari serait payé avec de la poudre de Perlinpinpin et des poussières de coffres ; deux, il attirerait les policiers comme le miel charme un ours, et deviendrait cet arbre qui cache si souvent la forêt ; trois, Medecin l’enverrait le plus loin possible, et au casse-pipe par-dessus le marché, pour qu’il se souvienne à jamais de son injurieux désir de lui piquer la place...

 

Sans arme, ni haine, ni Spaggiari...
Thierry Colombié - 23 août 2010

http://www.thierry-colombie.fr/news.php?item.30.7

 

 

Liens sur le blog

 

La vérité sur le "Casse de Nice" ...

Spaggiari, gentleman-braqueur

Drôles d'amis : albert spaggiari - marc-edouard nabe …

Les grandes évasions à travers l'histoire

 

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